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Diff<r«Be« entre u Ce tablcau montre quelle fâcheuse influence Taltération cr'dil''?iT'i« des monnaies exerça sur leur circulation ; l'altération conrègnet. sidérable qui eut lie a au commencement du règne de
Septime Sévère changea subitement la valeur métallique, et avec une telle violence qu'aussitôt il s'établit une ligne de démarcation entre les pièces frappées avant et après l'avénement de ce prince, etque, dans les dépôts, on les trouve toujours séparées avec soin des autres pièces. Les deniers émis dans l'intervalle, depuis Néron jusqu'à Commode, étaient eux-mêmes d'une telle inégalité qu'on ne les trouve presque jamais confondus ensemble, du moins dans des proportions égales. Tantôt c'est l'ancien argent qui l'emporte comme dans le remarquable trésor de Neuhaus, enfoui au plus tôt en 168, où les pièces d'Antonin le Pieux et de Marc- Aurèle se trouvaient en très-petit nombre ; tantôt, et c'est ce quiarrive beaucoup plus souvent, lespiècesde Néron à Trajansont peu nombreuses, et la masse appartient aux Antonins. Les trésors d'Udvârhély, d'Osterode et d'Annecy appartiennent à cette catégorie, ainsi que ceux trouvés à Lengerich et à Tournay dans le tombeau de Childéric, dépôts dont nous parlerons plus loin. Cette distinction est encore Tiein'eB pfèoei. plus frappante dans les parties de la Germanie restées indépendantes. Dans les provinces même de l'Empire romain, les deniers du i*' siècle étaient sans doute préférés à ceux du II', comme on peut s'en convaincre par les trésors de Berni]amwell, de Knapwell et de Sceaux ; cependant les deux espèces se trouvent plus mêlées qu'en Germanie. Il résulte de cette prédilection pour les anciennes pièces qu'on les cachsdt de préférence aux autres, et que par conséquent l'époque de ces enfouissements, surtout pour ceux de la Germanie libre, ne peut pas être déterminée comme en Italie par la date des dernières pièces qui s y
Prëférenea «ecordtfe même dans l'Empire aax
trouvent. Cependant il est peu probable que le trésor de Neubaus ait été enfoui beaucoup après Tannée 168, car il n'y a pas eu dans le système monétaire d'altération subite ou très-sensible vers cette époque ; mais les dépôts dont le contenu arrive jusqu'à l'époque de Septime Sévère peuvent tout aussi bien avoir été enfouis à ce moment même que un ou deux siècles plus tard. Au surplus, nous ne cherchons ici qu'à prouver la différence que Ton faisait dans le commerce entre les différentes sortes de deniers suivant leur valeur métallique, et l'époque exacte de l'enfouissement de chaque trésor en particulier n'a qu'une importance secondaire pour le but que nous nous proposons. Si on avait des descriptions plus exactes de toutes ces trouvailles, il est fort probable qu'on reconnaîtrait que les pièces enfouies ensemble ont été frappées toutes à peu près au même titre ; c'est ce qu'il sera facile de constater à Tavenir si l'on veut influence pour le
- - , ., , . , » 11. 1 commerce de ces
se donner la pemed exammer au pomt de vue mélallique les Anctoations motrésors que l'on découvrira par la suite; on pourra alors se n^'*»*'^"faire une idée de la différence du cours et des pertes qu'eut à subir le commerce à l'intérieur et surtout à l'étranger par suite des variations de la valeur monétaire. On raconte que sous l'empereur Claude un roi de Taprobane (1 ) voulut établir des relations commerciales avec les Romains, par suite de l'admiration que lui avaient causée les pièces d argent qu'il avait trouvées sur quelques naufragés romains; quoique de types et de règnes différents, toutes étaient du même poids. Depuis le règne de Néron, les Barbares n'eurent plus lieu d*admirer les Romains sous ce rapport. C'est à peine s'il se trouve des dépôts de monnaies de Dëp^u de pièces
dff enivre.
(1) Plin., Hist. nat., VI, 22, 85.
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cuivre datant de cette époque ; le seul que nous connaissions est celui de FaveroUes (Loir-et-Cber), enfoui sous le règne d'Antonin le Pieux. Il s'y est trouvé des sesterces, des dupondius et des as (1 ) .
(f) Vespasien, IC pièces (grand brome); DomlUen 8 (grand bronze), 2 (moyen bronze) ; Néron 10 (grand bronze), 2 (moyen bronze) ; Traj an, 110 (grand bronze) ; Hadrien^ Sabine^ L. Aelius, 76 (grand bronze], G (m. br.); Antonin le PlcuXj 8 (grand bronze) ; total 222 pièces de grand bronze et 10 de moyen bronze. Rev. numism,, 1837, p. 878. Quanta d'autres trouvailles de pièces de bronze du temps de Commode^ il nous a semblé devoir les placer au m* siècle.
[Un dépôt qui semble avoir été enfoui sous le règne de Claude a été trouvé le 1 5 octobre 1860 près Frome dans le Someraetshire. Il contenait 10 monnaies bretonnes d*or, 292 d'argent, 3 monnaies d'argent de la République, ] denier de Caligula et 4 pièces de moyen bronze aux effigies de Claude et d*Antonia. Numism. Chronicle, 1861, p. 1 etsuiv.; p. 133].
MONNAltS d'or nu III* SIÈCI.Ë.
MONNAIES IMPÉRIALES DEPUIS LG III* SIÈCLE. Monnaies d'or.
Au m* siècle il y a beaucoup plus d'espèces différen- or du m. «lècie. tes de pièces d'or qu'au premier et au second : on ren- pi^cm muitipiM. contre beaucoup plus de multiples del'aureus qu'aupaiavant {supray p. 19), surtout depuis le règne de Gallien. Ëlagabaie fit frapper des pièces valant 2, 3, â, 10, iOO aureus (1), Gallien des pièces de 2 et de 3 (2) ; les premières
(1) Lampride (Sev, Alex., XXXIX) dit : Formai (c*e6t-à-dlre monnaies frappées) binarias temarias et quaternnrias et denarias etiam usque ad bilibres quoque et centenarias, quas Heîiogabalus invenerat, resolvi praecepti neque in usu cujusquam versari; aique ex eo his materiae nomên mditum est. Aucune de ces monnaies, autant que nous sachions, n'est parvenue Jusqu'à nous.
(2) Chronique de Rome Ams \e mémoire : Uef/er den Chronographenvom Jahre 354, dans les Abhandlungen derphil. kist. Classe der K, Sâchs. Gesellsrhafi der Wissenschafïen, t. I, p. 648, Leipzig 1850: Gallienus congiarium dédit ^OOCCL et binionem aureum. De tels binions et même ternions de Gallien se volent dans le tableau synoptique des poids de ses monnaies d'or {Annexe V). C'est peut-être à cela que se rapporte la glose de Philoxène (p. 30, éd. Sleph,) i biniones, Svivdpia; le monnayage romain ne connaît pas de binio, qui serait en même temps un denier, soit dans le sens antérieur, soit dans le sens postérieur du mot, ce qui rend fort probable la correction binio^ v' ST^vdpia.
pourtant furent démonétisées par Sévère Alexandre et assimilées à des lingots, sawivisioim Lcs changements introduits dans les petites divisions
de ror. ^Q Y or sont plus importants à constater. Sous Valérien, on commence à voir des tiers d'aureus {trientes ou tremisses) PI. XXXV, n««, et peut-être même des 2/3 d'aureus; le /i/3 date probablement du règne d'Anrélien, comme on le verra un peu plus loin, tandis que le quinaire d'or disparaît. Cette innovation est due à ce que l'impôt commença alors à être perçu en or et que, par conséquent, il fallait bien donner aux contribuables les moyens de payer en or, même les plus petites sommes (1).
(I) Lampride (/. cil,) dit: (AUxandcr) vectigalia publica in id contraxit, ut qui X aureos sub Heliogabalo praestiterant, iertiam partem aurei praestarentfhoc est tricesimam partem, Tuncque primum $emisses aureorum formati sunt ; tune etiam^ cum adtertiam partem aurei \iectigal desidisset, tremisses; dicenie Alexandro etiam quariarios futuros, quod minus non posset, Quos quidem jam formatas in moneta detinuit, expectans ut si vectigal contrahere potuisset et eosdem ederet; sed cum non potuisset per puhlicas nécessitâtes , conflari eos jussit et tremisses tantum solidosque formari. Mais les monnaies ne s'accordent nullement avec ce texte; car il n XXXV, n* 5 n'existe de Sévère Alexandre que des aureus et des deml-aureas (p. ex. à Londres un du poids de Z^,%h, d'après M. Vazquez Queipo, t. lil, p. 444) et les demi-aureuB ne sont pas moins rares que ceux des empereurs prtfcédents. On trouve les premiers vrais tiers de l'aureus sous le règne de Valérien ; il s'en est conservé un assez grand nombre portant, comme le tableau des poids l'indique^ ou le nom de Salonin et celui de Salonine, ou ceux de Valérien et de Galiien. Les rescrits du même empereur (Trebeli. Poil. Claud,, XIV etXVU) font mention de triens d'or ou trientes Saloniniani, et cette expression comparée avec d'autres expressions semblables (infra, p. 68, note 4) prouve d'une manière certaine que le triens fut d'abord frappé à reffigie de Salonin ou à celle de Salonine. — Enfin ce qui s'accorde encore avec ces données, c'est qu'en l'an 560 de l'ère du Bosphore, 264 ap. J. C, on avait recommence dans le Bosphore, où depuis longtemps l'apcieniie monnaie d'or avait été altérée, à frapper une mon-