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Jaooe.
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Eibal
Nous ne eooMisaOBs point d'analyses des pfèoea de ealvre de la tfoisiène grandeur {petits kronies). M semit à désirer qae les essartassent vanoarelés et multipliés sous la direetton d'un numisnatlste expérimenté.
MONSàlSa m MK)N££. S6
Les grands bronies ont um couleur jaune et souvent valeur des piëceB brillante comme l'or, et leur analyse donne Vt de cuivre et HéT"^ Tenr environ Vi de xinc ; ce sont donc les $$$lerc0$. Parmi les ,^''^^'^-
pi XXXV n* 3
moyt»s bronies, les uns donnent à l'analyse les mêmes ré*
•ultat»! d'autres ne contiennent ni zinc ni plomb et sont de
cuivre pur, Les premiers sont évidemment des dtiponiitui,
et les derniers des a»* Parmi les petits bronses enfin, les pi. xxxv, n** e
fibis grands sont des êemis et les plus petits probablement *^ ^'
des quëdrum.
L'altération de la monnaie de cuivre semble marcber Altération parallèlement avec celle de la monnaie d'at'geot ; malbeur ^'' ^^''^''' reusement les analyses qui ont été faites jusqu'à ce jour sont peu nombreuses et offrent peu de garanties. Déjà eous Néron et les Flaviens, la quantité de sine diminue dam ies grands bronzes et se trouve remplacée par de l'étain \ sous Vespasien , on trouve déjà 1 Vo t ^us Hadrien 2 ^o» et sous Marc-Aurèle jusqu'à 9 7« de plomb. Cependant cet abaissement du titre est beaucoup plus lent et dans une proportion beaucoup moins g^^aade que pour l'argenti c'est une des suites les plus évidentes de ce que le monnayage du cuivre ne dépendait pas du gouvernement, mms du conseil d'État (le Sénat) et que Je bénéfice qu'on en tirait n'entrait pas dftns la oeisse de l'empereur, mais dans celle du Sénat.
L'Anonyme d'Alexandrie» que nous avons souvent cité, poids du grand fixe le poids du nunrnus valant un 1/A de denier d'argent, ^^'^"°'''^*" à une once romaine, le poids de huit deniers de Méron. Cléopàtre donne au dupondius le poids de quatre deniers, et à l'as eehii de deux deniers (1). Le poids des sesterces
(4) U tMtd «iiAhMiit» UA qu'a Mt ptr «emple d»Mié pw LetriiiMa (A0cAffvAcff ntr Iw fragmintê d'Héron, p. 61), mi fort eorronpa m, «to nwia-
àO CHAPITRE II.
depuis Auguste jusqu'à Élagabale correspond à 27>%29; et ce poids normal est maintenu avec une exactitude remarquable pour de la monnaie de cuivre (1). Mais le pdds du dupondius et celui de Tas présentent une singulière anomalie: le dupondius de Titus analysé par Phillips (supra^ p. 38, note 2), pour citer un dupondius au sujet duquel il ne soit pas possible d'avoir des doutes, est en rapport exact avec le poids du sesterce et pèse environ une demi- once, mais tous les moyens bronzes ont le même poids d'une demi-once et il n'en existe pas qui présentent le p3ids normal de i/à d'once = 6s',82. Suivant toute apparence, le poids normal de l'as est donc le même que celui du dupondius, c'est-à-dire d'une demi-once environ et la différence de ces deux espèces de monnaies n'était ni dans le poids ni dans le module mais uniquement dans la couleur et dans l'alliage (2) . Évidemment pour les pièces
dre valeor que celui qui est cité par Scaliger (de Re ntanm., p. 48, Lugd. Botav., 4616), et Gronovins {de SesL, p. 192 et 193, Lugd. BaUr., 1691). Voici le texte avec les variantea entre crochelB : AuupeiTat ft èx iceptoudo^ xal t6 8T)vdpiov xvtà 'Pci>(Mi(ouc eU [U^ri f pv^' [q»vp'|* fyei 'j^p Tpoicatlxà (dos victoriats) p> l^épTi tp'J voùjjLpuouç y, dwdpia iÇ''ô tt voO(&)uk oûfYtev [oô^yteç] ixet ^ 9TaO|up. Ailleurs ce passage est attribué à Jules 1* Africain. — Cléopâtre, dans Gallen, cap. X : KaXcîtou 8fe oO-]fxCai TtTporaoôpiov 'itaXixdv.
(1) Les soixante sesterces depuis Auguste jusqu'à Élagabale pesés par M. Pinder dotineot : 30«^C7 (Néron sans les lettres S. CO» SOc (cinq), 29*' (troifl),28(''(ciDq),27«' (douze), 26r(oDxe), 2S«'(huit),24r (cinq), 23*' (quatre), 22«' (trois), 21('^ (deui). 20<%06 ^Oommode), 18s%2 (Hadrien). Un sesterce de Tan 218 pèse encore 2C«',8; les autres plus récents sont tuus d'un poids plus faible.
(2) Cest là en général l'opinion de Pinkerton. Borghesi, cité par Cavedoul Num. bibi,^ p. 129 et suiv.), au contraire, est d'avis que toutes les pièces de deuxième grandeur sont des dupondius, à l'exception de celles de Néron avecla marque i, qui (d'après Cavedoni,p. "î 3) pèsent de %*',\ à 8*^,3, et d'une pièce de Trajanavec lea lettres S.C au milieu d'une couronne de laurier et autour la
MONNAIES DE EBONZB.
Al
vieilles et salies par la drculatton, cette seule différence ne pouvait pas suffire^ il devait en résulter des erreurs et c'est probablenaent pour parer à cet inconvénient que Ton adopta plus tard des types différents et qu'on y ajouta quelquefois des signes indiquant la valeur. Les semis pèsent assez généralement de i^ à 3s',8 (1) et les toutes petites pièces de 2«'4 à 2<%A (2).
Il parait donc suflBsamment établi que le poids normal de l'aStfiAé dans les derniers temps de la République h une demi-once, fut conservé par les ordonnances d'Auguste
Poids un peut bronse.
ConcliMlon.
I^gandt DAC.PARTHICO.P.M.TR.P.XX.COS.VI.P.P. qnlpéMim pea moins de 7*'. Mais si ceU6 aster tlon est vraie, que devient alors le raisonnement fourni par Pline, parfaitement confirmé par les analyses chimiques? 11 est donc plus vraisemblable que Néron etTraJan qu'on sait avoir altéré la monnaie, et dont le premier semble même s'être arrogé le droit de monnayer du cuivre {supra, p. 11, note Sj, ont fait également diminuer le poids et la grandeur des pièces de cuivra, que d'admettre que ces pièces-là étaient les seuls as de la monnaie de l'Empire ; car tous ceui de Néron dépassent encore le poids d'un quart d'once et quelques-unes de se^ monnaies de enivre sonrde deuxième grandeur (Cohen, Méd, imp,, 1. 1^ p. 301, n« 309; cf. Vlnirodueiiûn, p. XIll), tandis que li plupart sont entra la deuxième et It troisième grandeur. Au contraire, le plus grand nombre des monnaies de cuivre de la deuxième grandeur, doit représenter sans doute Tas, excepté les pièces plus rares de laiton, depuis Néron avec la tête radiée, par exemple de 14<%g(Domitlen, Plnder, p. 164} et 13>',22 (Vespaslen> Plnder, p. 100), lesquelles sont des dupondius; M. de Raucb {supra, p. 36, note 3) confirme ceci en disant que les pièces*qui portent la tête radiée sont en effet d'un meilleur métal jaune. Une différence de poids n'existe pas, si ce n'e^t que les monnaies de laiton ont été toutes plus régulièrement et plus soigneusement frappées que celles de cuivre ; d'où il résulte que Eisenscbmidt {de Pond, et Mens., p. 39) fixe le dupondius à environ 16*' et l'as à 12 ou \k^.
(1) Les semis de Néron marqués de la lettre S pèsent à peu près 3c%8 (GavedonI, /oc. et/., p. 73). 229 exemplaires du temps d'Auguste donnent un poids moyen de 8>',06 (Borghesi, cité par GavedonI, loc, ei/., p. 134); 70 autres varient entre 3«'y3 à 3*^,5 (GavedonI, /oc. eit,, p. 73).
(2) GavedonI (/• cit., p. 78) a trouvé ce poids pour ks pièces de Néron.
Al UHAPITAB IL
moia que In pièeea inférmirw à Va» reatèrent fonataiu» mabt au^daaaoua de leur poida nopmal, ce qui avait d^à eu lieu auparavant (t» II» p. i63 et auivO. liBsemiaet le qua» dmua se nq)prochent eneflbt plus du i/t et du i/16de rooee que du ifh et du 1/8 1 quant aux deux principalea pièeea Beuveliemeot ajoutées à la aérie de cuivre, eilea furent fabriquées avec un alliage plus précieux et leur poMa fût réglé atar le pied de ttx>ia oaeea. Les noms de dtniér et de nN^areâ étateut eôuvent emptoyés par lea médecina pour indiquer un poida effectif ( DéceeaatfemeAt alors oo ne tenait plus compte de la valeur supérieure du métal qui compensait le poids dans les monnaies, et l'as signifiait tout simplMIekil te ^lièTt du jpélds d'une pièce di quatre as.
8 IV
Profpoitio» dM méUMiK dant \m moBMilM dM prewlani cMip»vMn.
D'après k proportion iétaMte migioaliteoMOt m^jt% les
trois métaux pour les mot^naies de f Empire, une pièce d'or
valait 25 deniers d'argent, 100 sesterces de laiton et iOO
Valeur des mon. do Cttîvre (1) . Par eoBséquoDi 7^0 de livre d'or avait une
d'tgent!**' ** valeur égalé à "/b^J^v* d'a!^ent=J8 7s lîv. de laiton =
4 6 V| liv. de cuivre ou bien :
Or. Argent.
Laitoa.
Gaim.
(1) Le ducd6Blaai8i6ai^l0yépftrtii«t4aMMtrad«etiontenot/tffitoiipo«
PBOPOBTIOll MB MÉTAUX. ftS
Pltm Urd les proportions changèrent^ mais rammti ces changements sont dûs moins à une modification réelle apportas dans les poids proportionnels qu'à une série de fluetuations arbitraires, il est difBcile de les réduire à une fdr* itittle générale. Admettons » par exemple, et eaite évaluation parait être exacte, que depuis M^n Jusqu'à Trajan (1) la pièce d'or était 7^^ de livre a 7i',&A sans alliage; la pièce d'argent 7«. de liv. « 3«%*1 avee 7^^ d'alliage, ou bien Vtio ^^ U^* ^ S"',07 de métal fini el nous aurons la proportion :
Or.
Ai««t.
Uitoâ.
CiHm.
Admettons :4e plus que depuis Trajan jusqu'à Septime Sévère, la pièce d'or était 7» de liv. = 7>',28 sans alliage; la pièce d'argent 7fi ^^ ^^* = ^''^àl avec 7t <^'^liage, ou bien '/»« ^^ ^^^* = 2«',73 de métal fin, et nous aurons les pn^rtions suivantes en négligeant la diffé-*rence que peut produire l'alUage du laiton, difficile à déternuner :
Or.
Argent. Laiton.
GnÎTre
(1) Les éTaloatlons de Letronne (C<mndéraiion9f p. S8) poar les dôme pritiiafi wfiieart dtifcm iaino <em»wia,fwÎBè ^ UMMM doa*e à PMrfM^V^MM fMMiteirè capelliM^MMè «I ^« aê iNnl fH
compte deralliagedMilliyiMbriniQlit.
hh GHANTIE II.
YAiewderarcMt. Ges résultats sont très-remarquables eu ce qu'ils montrent combien l'argent qui avait été dans toute l'antiquité le métal dominant, se trouve discrédité et pour ainsi dire abandonné sous l'Empire, tandis que l'or prend la première place. D'après ce que nous connaissons de l'ancien monnayage en or, même dans les pays qui en ont le plus fabriqué, ce métal a toujours été évalué et émis au-dessus de sa valeur intrinsèque, ce qui ne se voit nulle part pour les pièces d'argent (1). Rome seule fit exception à cette règle, probablement générale, et commença sous l' Empire i faire pour l'argent ce que les autres États avaient fait pour l'or. C'est en effet un des caractères particuliers de la série impériale, que l'or n'y a que sa valeur métallique et pur conséquent cette monnaie loin d'ëti*e, comme partout aUleurs, une monnaie de convention et de jouer un rôle secondaire, se trouve de prime abord égale à l'argent comme importance et finit par monter au premier rang.
Toutefois, pendant les deux premiers siècles, on s'efforce évidemment à maintenir un système monétaire basé sur les deux métaux & la fois, et par conséquent on s'attache à ne pas introduire un changement dans les pièces d'or sans en faire autant pour l'argent. Ainsi nous voyons Néron diminuer en même temps le poids de Yaureus et celui du denier. A cette époque, l'or et l'argent avaient cours indistinctement dans les pays étrangers, tandis que le bronze frappé par les Romains ne s'y trouve pas du tout : ce qui prouverait que l'or et l'argent continuaient tous deux à conserver leur valeur métallique, tandis que le bronze n'était
(1) Il est possible qu'Alexaodre ait déjà ftU quelque cliose de semlilable. Gif si SCO slatère valait légalemeot 20 drachmes d'argent. Il faut que l'argent ait été considéré an-dessus de sa valeur intrinsèque.
PR0^0RT10N DES MÉTAUX. hi
qu'une monnaie de convention affectée seulement à l'usage de TEmpire romain. On trouve dans la Germanie beaucoup de deniers d'argent et peu d'or appartenant aux deux premiers siècles (1) ; dans l'Inde, on rencontre les deux métaux, mais probablement plus d'or que d'argent (2) . Plus tard, par suite surtout de l'altération progressive de l'argent, nous verrons que ce métal prend de plus en plus le caractère de monnaie fiduciaire. Nous avons vu quelque chose de semblable se produire en Angleterre au xvii* ^ècle : le gouvernement avait commencé à émettre de la monnaie d'or avec l'intention de garder en même temps à l'or et à Targent leur valeur métallique entière ; l'expérience ayant démontré que ce projet était inexécutable, les pièces d'argent devinrent peu à peu des monnaies fiduciaires, de sorte que tandis que le lingot d'or était au lingot d'argent comme 1:15,75, la monnaie d'or était à la monnaie d'argent comme 1:1 A, 29 (3). De même César, en fsdsant frapper des pièces d'or, avait l'intention de ne donner à ce métal qu'une importance égale à celle de l'argent, mais déjà sous Néron et Vespasien, l'or était devenu le métal principal, et l'argent n'était considéré que comme une monnaie d'appoint. On comptait encore régulièrement en deniers et en sesterces, comme on compte encore à présent en Angleterre en livres et en shillings d'argent ; mais cette valeur nominale n'était pas représentée par une certaine quantité d'ar-
(1) AfUiquarisk Tidskrift^ Copenhague, 1846, p. 49. Deux pièces d'Auguste ont été trouvées dans le marais de Veot^ baillicige d'Hunteburg (Habn, fund von Lengerich, p. 5, note 57). Tacite (Germ. Y) dit: (Germani) argentum magis qtsam auruni aequimiur,
(2) Comme on le verra dans la quatrième partie de cet oaTrage.
(3) Hoirmanni Uhre vomôtldet pi lOi etsuiv.
44 P<f AfITRy llf
gwt, mw par U qiwitl^ d'or £orrespoii(}an^ : ainai le dwi^r 0igQi6îM( mnn» m d^pier d'argent que ^/^ d'aureus, T(tkfHM>uveo(i PII «amp^t iU^k k cette époque tout 3Împlpr Wftfft w pîëçea d'or» nurtpnt Ipi^squ'il a'agiasait de (a sold^ dMtrpiip(99(i).
Tout eeci p'eipliqiie parfaitenentr l'atmuce diei» })iUet§ de bauque et dea lettrée de chaogp repdait Tor epporp plw9 iudi«pwa»t»le daps Tanriqwtf que d^ ooa jourSt et l^tifOr pire d« CéwF n« ppuvait pas plua a'ep pjtaser que pelw d'hhu^dft^. lU d*ail)eurs ce métal avait d^ fait ef depuis» b>9gtfrmpff 4(^j^ la p^'ééaûœnw d^o» 1» qr^uJa^o^ pom^ (Mire en Jla|ie« et il n^ M oMiiqoait plue que la saoçtipn légpl^ du Séuat^ f^, fidèle 4 aea babitudea» évft» ici ewniBe UWJMW» 4f mmm^ )^a c^œes p;^ leur U^m- Ce derum* fait a ewl reculé l'ad^^n légale de la oono^je d'er Pmm bm du aretéiu^. Pour paasef o^ktflleiueut d'iw ar^b^ t^iMÊ MIT rw0Wt k uu «yatèsie 1^ aur l'ort U éMlt »9aei^ Q»(Mr#l d'esiay^r d'w ayatèm($ l)aaé eprjea deux méiam i ^ £9Jaf Mm tf ^ auaei uaiwrel quis Teaaa^ leuté par liaïf teemoMetw» rouialoa u'ait pas pu 3(» aouteuirr Car» qmkm t^ proportlou fûteutre /ea deux aiétau:^^ «u/iua aujette a«f yarJAtwu« dam l'a^tiqu^^ que de nos joure^ aiUeé|aUloi»iCW«pwiaut(t, {Ji, p, lli) 4'^ aM^ble et ue pWMWt ^^eif^ 4i p^'pétuité la iu#n^ OOMC i Ml vmpti^ flUfliialîop du ciiaiige, l'un ou l'autre des deux métaux devait nécessairement être réduit à l'état de monnaie fiduciaire. On n'eut pas le temps d'en arriver là. Les altérations arbitraires qui firent de f argent une monnaie pare-
(1) SuelMy A»^. l'U. PMnc (i(u/. nai., IXXUl, 3, 5i), 8*étoooe de ce qae laAépnbUque romaine n'a fait payer les contributions de guerre qu'en argent.
PROPORTiOM 9W Mj&TAUX. 47
ment AomimUe et stni vuleur iptrineèiiue trâncbànsnt 1a difficulté et rendireat illusoire U sage précaution qu'avait priae Auguste de ne pas fi'attrlbuer le droit de mettre eu cU* ciilation la monnaie fiduciaire» en confiant Témiasion de la monnaie de cuivre au Sénat de Rome et fr Tautorité mu*^ nieipale dei prinoipalesvilleBderEmpii'e.
Pour apprécier la monnaie de cuivre comme noua venons de juger celle d'argentt il faudrait avant tout, fiier quelles sont les proportioos entre la valeur du cuivre el du laîtao et celle des métaux précieux» mais ici les documents noos font défaut» A Tépoque républicaine nous avons vu q^ le cuivre était à l'argent comme 1 1 2&0 (t. I, p, &B6atsuiv.)4 au quatrième sièclei la proportion du euivra et de Targent non monnayés éUMt de i 1 120. Poor Tépeque interoié» diaire, il faut probablement admettrs cette deroière pro» portion et attribuer au laiton une valeur double de celle du cuivre ; et dans ce cas le laiton et le cuivre auraient été monnayés à une valeur double de leur valeur intrinsèque, ce qui est à peu près le taux de la monnaie de bronze égyptienne sous les Ptolémées. Le laiton n'était pas sans avoir une valeur métallique assez considérable; les textes le disent et l'existence de pièces de' laiton fourrées le prouve également (1) . La monnaie de cuivre
(I) BckM, Dod. mm. ma^ U i, p. Ct^t' iMiuimmi, Hmmmimi., Ll, pw 3iH^ Vàmê €8t 4ia fer, ^»l^wflfpi8 4» ffio»^, 11 s*Mt «amiI U-ttuir^ Aê^ monnaies de cette espèce frappées à Nimes (Nemausas). L. de la Saussaye^ Numismatique de la Gaule narbonnaise, p. 156, note 11. —Selon Procope((ftf Aeéif,, %, t) le o«4vi« jaunie ou MlM ii'<MI |ias keiabMip MftlMr li i l*«r pour to «tHlear ai à i'aiige«A p^m «a wêHmi. Setam fédU 4a MocMU«a (VU, 24 et 25} l'ouvrier $t^gut sur la livre de laiton {orickalcum) un quart de paje de plus que sur ta livre de cuivre. En Atiysslnle. du laiton en liarres tf8iJ]p4i^K ta fBonttaie. Voy. sur t iM^ga w$ Hhmé^MiSmi
AS GBAPITRB II.
resta jusqu'à un certain point étrangère aux crises de l'argent, parce que la fabrication s'en trouvait confiée à d'autres mains; mais l'altération continue de l'argent finit pai* donner au laiton et au cuivre un prix qui leur faisait presque jouer le rôle d'une monnaie émise à sa valeur métallique : au moins elle n'était pas livrée à une dépréciation qui allait toujours croissant; c'est ce que confirment encore les dépôts de pièces de cuivre qui remontent jusqu'au rè^e d'Antonin le Pieux {voy. plus bas, p. 58, note). Ils sont cependant très-rares avant Commode-, et nous pouvons établir que jusqu'à la fin du second siècle de l'ère chrétienne, la monnaie d'argent maintenait sa supériorité sur la monnaie de cuivre, comme ayant encore une valeur métallique plus considérable, malgré toutes les altérations qu elle avait subies.
Proportion dei divenes monnaies tronvéM dans les trésors enfouis sous les premiers empereurs.
11 nous reste à examiner maintenant si dans la circulation on acceptait à titre égal les pièces altérées et non altérées ou si celles qui étaient de qualité supérieure étaient classées à part et considérées comme des espèces d'une autre valeur ou enfin si elles étaient retirées pour être fondues, soit par l'administration soit par les particuliers. Or. Pour l'or, il n'y a pas de doute que la fonte eut lieu, car
il est tout naturel que pour ce métal la moindre différence dans le poids ût son importance, et les trésors prouvent
assez que les pièces d'or frappées de 708 à 720 éuûent déjà rares en 744 {supra , p. 26, note 3) ; celles d'Auguste étaient rares sous Tibère et celles de Tibère le devinrent sous Domitien {supra^ p. 2S, note 1 et p. 24, note d); dans les enfouissements du second siècle on ne trouve guère du premier siècle que les pièces de Néron ainsi que celles qui, sous d'autres empereurs, avaient été émises à un poids tout aussi faible {supra^ p. 26, note 3).
Rien ne prouve que les anciennes pièces d'or soient restées dans la circulation et que, vu l'altération des monnaies contemporaines, elles aient été acceptées à un taux plus élevé que celui qui leur était assigné à l'époque de leur émission (1).
La question est plus difiicile à décider et plus importante pour les deniers. Ceux de la République et des premiers empereurs circulèrentensemble jusqu'à la réduction opérée par Néron, ceci est hors de doute-, il est vrai qu'alors les plus anciennes pièces de la République avaient déjà àpeu près disparu. Dans le trésor du Mans, enfoui sous Tibère, sur quatorze mille deniers il ne s'en est pas trouvé un seul au type des Dioscures et sans nom de monétaire ; en général on y a rencontré un fort petit nombre de pièces du sixième siècle de Rome. Cependant il devait en rester une certaine quantité dans la circulation ; les restitutions de Trajan et deMarc- Aurèle {supra^ p. 31) en sont la preuve. Pour le commerce la valeur de ces pièces devait être à peu près la même, puisque dans un trésor enfoui aux environs de Rome, vers
(1) Le temps pendant lequel circulaient, généralement parlant, les pièces d'or romaines, est court en comparaison avec celui des monnaies d'argent qui était trèd>Iong : différence dont il faut tenir compte quand il s'agit de tirer des conclusions de la masse des pièces des deux métaux encore existantes sur la masse de celles qui en avalent été mises en circulation. m. 4
Deniers.
Trésors dn Mtns et des enrlrons de Rome.
Trésors un nord des Alpes.
En Salsse.
l'an 101 ou 102 de notre ère, sur environ trois cents deniers, on en a trouvé une vingtaine de la République forl usés, un plus grand nombre des premiers empereurs et relativement beaucoup de deniers légionnaires de Marc- Antoine, beaucoup des Flaviens, et une centaine de Nerva et de Trajan (1).
Les enfouissements découverts au nord des Alpes donnent des résultats tout difTérents. Trois de ces dépôts méritent une mention particulière : à Dombresson (canton de Neuchâtel), il s'est trouvé une pièce d'or de Tibère avec environ A20 deniers, la plupart de la République, 38 d'Auguste, 80 de Tibère, 2 de Galigula, 7 de Claude ou de son temps, enfin 2 de la première année du règne de Néron (55 de notre ère) (•^-) ; ainsi cette trouvaille nous conduit jusqu'à la première réduction des deniers. Bia an Honpria. Nous auFons occasiou do parler plus tard de la découverte faite à Bia, près de Bude, d'environ 600 deniers, les uns indigènes (aravisques), les autres romains, presque tous de la République avec quelques pièces d'Auguste et de Tibère et une seule de Galigula.
A Székely-Udvârhély, en Transylvanie, deux urnes brisées contenaient 826 deniers, dont 16 de la République. 186 du triumvirat, parmi lesquels se trouvaient un grand nombre de deniers légionnaires de Marc-Antoine (toutes
Transylranle.
(1) Borghesi, Dec, HI, 8; Œuvres compl,,U I, p. 214. Uq autre petit trésor de Moy.zatella, près de Reggio dans la Lombardie (Cavedoni, Bull, de ritut. arch,^ 1842, p. 15] a fourni^ au contraire, 1 denier de Néron, 7 de Vespasien, 2 de Titus, 12 de Domitien, 1 de Nervi et 29 de Trajan, parmi lesquels il n'y a aucun denier qui ait été frappé après l'année 112.
(2) Catalogue des médailles trouvées dans le mois de sept. 1824 à Dombresson, Neuchâtel, 1825, 24 pages in-S*". Le denier de Néron est celui qui a été décrit par Erkiiel, T)oct. num, vet., t. VI, p. 2C2, sous l'année 55.
ces pièces élaient extrêmement usées), et enfin 2 deniers de Vespasien ; l'autre partie se composait de deniers impériaux, depuis Vespasien jusqu'à Tannée 167, et ceux-ci étaient tous parfaitement conservés (1). On ne peut guère douter que le propriétaire n'ait, avec intention, enfoui dans deux vases différents les pièces républicaines et les deniers postérieurs à Néron ; les vases ayant été trouvés brisés, il n'est pas étonnant que deux pièces de Vespasien se soient rencontrées mêlées aux premières.
Ainsi se trouve confirmé ce que Tacite remarque dans son livre sur les mœurs des Germains, écrit l'an 98 de Jésus-Christ, que ces peuples préféraient les deniers républicains à ceux de Néron (2) ; ces découvertes prouvent bien clairement qu'au nord des Alpes les pièces républicaines, même usées, étaient préférées aux pièces, également bonnes, des premiers empereurs, parce qu'on les distinguait plus facilement des deniers de Néron.
Ainsi, chez les Germains libres, le cours n'était pas le Résolut eertetn même pour les pièces des différentes époques, tandis qu'en Italie cette différence, si elle a existé, ne pouvait être que clandestine. Il est fort probable qu'une grande partie des anciennes pièces d'argent qui sont parvenues jusqu'à nous passa la frontière et y resta en circulation pendant plusieurs siècles. On frappa dans ces pays des monnaies d'argent qui, s'il est permis d'en juger d'après des pièces analogues dont nous parlerons plus tard , ne doivent pas remonter au
(1) Seidl, Beitrâge tu einer Chronik der arck, Funie in der ôstetr, Mwarchie, IV, p. 64.
(2) C'est ce que veut dire le passage bien eonnu de Tacite {Germ. V): Proximi ob usum commerciorum aurum et argentum in pretio ftabent formasque quasdam nostrae pecuniae agnoscunt atque eliguni pecuniam
probant veterem et diu notam, serratos bigatosque.
pour la Oermanfe.
62 GflAPITRE II.
delà du troisième siècle ; leur revers est le même que celui des pièces de bronze d'Alexandre-le-Grand, dont elles reproduisent la légende; le type du droit est emprunté aux deniers de Pison, et leur bord est dentelé (1).
Le tableau synoptique suivant, dressé d'après les différentes trouvailles iur lesquelles nous avons des rapports suffisamment exacts, peut nous donner une idée de la cir« culation de l'argent monnayé entre les règnes de Néron et de Septime Sévère (2).
(1) Neomann, Ntrm. veL, t. 1, p. 1&7.
[Neamann Indique des pièces d'argent et M. Mommsen dit dans le texte allemand (p. 772), Goldmûnzen. N'ayant jamais vu ces sortes de monnaies J'ignore si elles existent réellement]. J. W.
(2) Un n'a mentionné que les trouTailles desquelles le nombre des pièces ou des variétés est connu. On peut encore citer la trouvaille de Hexham, contenant trois monnaies d'or de Claude, Néron et Vespasien, 60 deniers depuis Galtm Jusqu'à Hadrien (Akerman, Num. Joum., t. II, p. 160); la trou vaille de Seeland avec 800 deniers depuis Tibère Jusqu'à Commode (Welcker, ZoégasUben, t.l, p. 393); une autre^ sinon laméme^ de Slagelse, contenant 428 monnaies d'argeut depuis Tibèrejusqu'à Marc-Aurèle {Antiquarisk Tidskrift, 1843-45, p. 38); la trouvaille de Krasiéjow (en Galicie) avec 2281 deniers depuis Vespasien Jusqu'à Commode (Seidl, Chronik, I, p. 22]; celle de Bertesxow (en Galicie), contenant 249 deniers depuis Néron Jusqu'à Caracalia (Seidl, ioc. cit., p. 23); une autre faite à Nimei en 1851 avec plus de 1 ,000 monnaies depuis Néron Jusqu'à Garacalla et Géta, laquelle conteuait entre autres celles de Septime Sévère avec Ae^/tïu/or or&ù et vota suseepia XX, de Julia Domna avec Pietas pubiica, de Garacalla avec Vota suscepta X et avec Pontif. tr. p. Xll Cos. 111 (de l'an 209), de Piautille a vecFeiitw victrix, de Géta (à fleur de coiu) avec Securit.Amperii. — (Communicaiion de Madame Mertens-Schaafhausen à Bonn).
Depuis l'impression de l^ouvrage de M. Mommsen, on a signalé fort peu de dépôts de monnaies dont Fenfouissement peut remonter aux années qui se sont écoulées du règne de Néron h. celui de Septime Sévère.
J'ai parcouru les principaux recueils de numismatique publiés en France, en Angleterre, en Allemagne, en Italie depuis dix ans (i ), et je n*ai rencontré qu*un seul trésor dont Fenfouissement peut être fixé au règne de Marc-Âurèle ou de Commode, c*est la trouvaille faite entre Doncaster et Thorne pendant les travaux occasionnés par la construction d'un chemin de fer (2). On a découvert dans ce dépôt des deniers légionnaires de Marc-Ântoine et d'autres aux effigies d'Auguste, Néron, Galba, Vitellius, Vrspasien, Titus, Domitien, Nerva, Trajan, Hadrien, Antonin le Pieux, Faustine mère, Marc-Aurèle, Faustine jeune, L. Vérus, Lucille (3). J. W.
(I) La Revue nurmsmatiqnf^ la Revue archéologique^ le Numismatic Chronicie, VArchaeologia Britannica, la Revue numismatique belge, les Wiener Sitzungsberichte, le Bulletin de l'Inst, arch,y etc.
(9) Numismatic Chronicle, 1865, p. 271.
(3) La trouvaille deLIghtcllffe près Halifax {Numismatic Chronicle, 1861, p. 79), faite en 1827, ne contenait que 30 deniers de la fin de la République, 2 d'Auguste, 1 de Caligula; ce dépôt peut avoir été enfoui dès le temps de Claude.
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