CHAPITRE
1er. Son Ivpe est un archer couronné et à genoux. L’unité qui correspond austatère (1) est rare et pèse de 10*', 50 à 16‘%7G. La deini-darique est (2) beaucoup plus connue,
page S, noie 5, que la proporlion de 75 p. 100 d'or fin dans la composition de l 'itectrum est plutôt théorique que pratique, et que l’alliage des pièces fabriquées avec l'or du Pactole présente 1 l'analyse des résultats très-variés et fort incertains? B.
(1) Ou en connaît trois exemplaires tous les trois au Cabinet de France ;• deux qui faisaient partie de l'ancienne collection pèsent IC, 70, et le troisième,qui pèse 1C,50, vient du cabinet de M. le duc de Luynes (Ch. Lenorrnant, Rev. ni un., 1850, p. 16-17, pl. I, n" 3, 4). — Compares Mionnct, t. VIII, Suppl., p. 472.
(2) Dans le canal de Xerxès, au pied du mont Athos, on a trouvé, il y a quelques années, 3,000 doriques d'or (par conséquent un talent euboïque’, avec 100 anciens télradrnrlimes attiques, dont l'un a été gravé dans l'ouvrage de M. Beulé, Monn. d'Athènes, p. 44. Horrell a pesé cent vingt-cinq de ces doriques, et a trouvé qu’elles pesaient en moyenne de 8‘r,385 (=120, 1, Num. Chron., t. VI, p. 153). Les dariques que ce savant avait vues dans l'Asie Mineure étaient plus légères de 0i,,t0 A O1’, 13 [2 1/2—2), et ce poids répond à celui de la plupart des pièces que nous connaissons exactement, savoir : 8‘',40 (Modène, Cavedoni, Num. bitd., p. 87); 8*', 378 ( = 120,3, Thomas, p. 394); 8*', 30 (=129, Thomas, trois exemplaires ; Mus. Hunier, cité par Hussey, p. 103; = 128,9, Peinbroke, Cnt., p. 271 ); 8",35 (= 157,13 grains de Paris, eab. de Vienne, Boekb.p. 130; Pinder, p. 83 ; 8*', 34 (=157, Mionnet, Poids, p. 193) ; 8", 33 (= 128,5, Mus.-c Brit., cité par Hussey); 8", 31 (= 128,2, ibid.); 8", 30 ( = 128,1, Leakc, loc. cil ); 8*', 29 ( = 150, Mionnct); 8*', 20 (=155 1/2, Mionnet ). Cette différence de poids tient probablement à ce que les dariques trouvées au pied du mont Athos avaient toutes été frappées par Darius, Uls d’Hystaspe, ou par Xerxès, tandis que. celles qui ont été trouvées isolément ailleurs, appartiennent pour la plupart aux successeurs de ces deux princes. Le poids normal ne peut donc être fixe an-dessous de 8<r,385, et peut-être de 8<',39 à 8*',!0. La darique du cabinet de M. le duc de Luynes, ayant pour type Marsyas dans un carré creux, et qui pèse 8<', 50 (Ch. Lenarmant, Rec. num., 1856, p. 14', semble avoir été frappée sur le même pied. On peut eu dire autant de cette pièce d’or étrange pesant 8'', 57, attribuée, à Pharnabaze, et sur laqurllo on voit, d’un côte, le type ordinaire et une proue de vaisseau sur le revers ( duc de Luynes, Num. des Satrapies, p. 4) ; mais le type primitif ayant été modifié, le poids de ces deux pièces ne peut plus servir à retrouver le poids normal.
IMKOIïl’CTION llliTORH.H K
et elle pèse de 8*r,26 à 8*', 385, ce qui nous autorise à admettre pour l’unité un poids normal de 16*', 77. L’unité était fort peu connue des Grecs, et ils ont toujours donné le nom de rcari,? Aipsixdc ou simplement A*psucô< à la moitié, qui était beaucoup plus commune et à laquelle on attribuait une valeur de 20 drachmes attiques. siniirtj Le statère de Lampsaque dont il est fait mention dans
ili* Lampsaque. . . . . ... ... . ,
les inscriptions (I) est une autre imitation du stalère primitif. 11 est facilement reconnaissable à son type, le demi-hippocampe ailé, sans légende ; il est toujours frappé des deux côtés. Son poids varie de 8s',3c5 à 8*',4t) et dépasse par conséquent un peu celui de la darique (2); l’or en est généralement pur.
(1) ttieckti, p. 134. — Rhangabé, Ant. ht U., I. I. p. 10G, n* 144. Borreil {Sum. Citron., t. VI, p. 150) remarque que ces monnaies d’or n’ont pas été trouvées près de Lampsaque, mais qu’elles viennent ordinairement de Syrie ou d’Egypte; il ne faudrait cependant pas attacher une trop grande importance à cette observation, puisqu’on peut en dire autant des letradrachmes de Smymc, de Myrhiua, de Cymé, de Lcliedos, de Magnésie sur le Méandre et d’Heracléc d’Ionie.
(2) 8>',488 (= 131, limiter, p. 164); 8>’,46 (= 130.C, Thomas, p. 277); 8,14 (=130 1/4, Hunier, Borcll., Sum. Chron., t. VI, p. 154; = 130, 2, 1.eake, Num. hrllenica, add .); 8>’,42 (= 158 l/l, Mionnet, t. Il, p. 550, n” 284) ; 8*', 41 (= 120, 8, Pembroke, Cal., p. 188, Leakc); 8<’,30 (= 158, Mionnet, I. V, Suppl., p. 371, n* 558; Prokesch, Ined., p. 282); 8*’, 38 ( = 157 3/4, Mionnet. t. Il, p. 550, n* 285); 8<’, 375 ( Munich, Seslini, Sial, ont., p. 03, n* 0, cornp., p. 114); 8“,3G ( = 157 1/2, Mionnet, t. Il, p. 500, n’ 280; = 129, Mus. Brilt., voy. Ilussey, p. 100); 8*',35 (= 128,0, Lente) — Le type de toutes ces monnaies est une tête qui Tarie, et sur le revers le type de Lampsaque, le demi-hippocampe ailé; c'est pourquoi Ikrckh { loc cil, ) remarque avec raison que ce sont les seules que l’on puisse attribuer à celte ville. La pièce d’or de l’ergautc qui est à peu près semblable (tète casquée de Minerve, avec le palladium au revers), pesant 2", 91 (—44,9, Borreil, S'um. Chron., t. VI, p. 158), pourrait bien être un tiers de statère de cette série. — Nous verrons plus loin des monnaies de Lampsaque plus anciennes, dont le poids est le même, mais avec un autre type.