I.'pne inon«,(»ir«' éiruMiut
Omtiric.
Séries d'Ifnfium et de Tuder.
J' indication de la valeur. On pourrait y voir une sorte de ressemblance a\ec les pièces frappées à Populonia.
Les types sont très-simples. Tandis que dans l'Italio centrale ils varient pour chacune des pièces, en Étrurie un seul et même type est répété sur toutes les pièces de la série quelle que soit leur valeur (1). En effet, excepté sur la monnaie de Volterra, au type de la double tète imberbe» et celles au type de la- tète de face, avec des instruments de sacrifice au revers, on voit sur toutes ces pièces la roue, le plus simple des emblèmes monétaires, comme nous l’avons déjà remarqué; elle se trouve sur les deux faces des plus anciennes pièces; et sur les plus récentes elle est remplacée au revers par une hache, un vase, une amphore, ou un autre objet. Tout spmble indiquer que ce groupe de monnaies a dû appartenir à des villes liées entre elles par un traité d’alliance; nous n’essayerons pas de les faire remonter jusqu’à l’ancienne ligue des douze États de l’Étrurie, mais nous pourrons cependant, sans témérité, les attribuer à l’alliance de i2i Pérouse, de Cortoiie et d’Arezzo, qui succéda à celte puissante confédération, et qui réunit plusieurs fois contre Rome les armes de ces villes pendant les guerres du v siècle.
En Ombrie, la série d’iguvium et une des séries de Tuder ressemblent beaucoup, par la simplicité de leurs types.
(1) Quoique nous ne puissions pas admettre que toutes res sériés soient en réalité aussi complètes que nous les montrent les planches du P. Marrhi (et nous prétendons le prouver aux annexes), il n’en est pas moins certain que son système de classification en gcuéral est irréprochable.
(2) Tit.-LlV. . IX, 37 : « A Perusia et Coriona et Arretio, quae ferme capita Elrurine populorum ca ’tempesfate evant. » Cf. Diodor. Sicul., XX» 35. — Tit.-ÏJv», Xf 37 : « Très vutittisumae urOes Etruriue capita Vottinii, Perusia , Arretium . *•
U'S UUt felHl’SQUE.
aux monnaies de l’Étrurie, et en particulier à celle de Cortone (la ville étrusque la plus rapprochée de l’Oinbrie). La principale différence est, que dans cette ville, le même .type se trouve sur toutes les monnaies de la série, tandis qu'en Ombrie les pièces qui la composent sont groupées deux par deux et ont un type particulier pour chaque groupe.
Sur les pièces de la seconde série de Tuder les types sont aussi variés que dans l’Italie centrale; elles présentent même quelque analogie avec celles d'Hatria. Ainsi, le chien couché et la tête de Silène des as d’IIatria, se retrouvent, l’un sur le revers du semis, et l’autre sur les pièces frappées de Tuder (1). On peut dire cependant, malgré ces rapprochements, que le style, et la fabrique des monnaies de cette ville sont fort inférieurs à ceux des monnaies de l’Italie centrale, et qu'en général on n’y voit pas de tête.
Presque toutes les pièces de cuivre des séries librales de l’Étrurie et de l’Ombrie sont coulées; cependant nous trouvons exceptionnellement quelques onces (2) qui sont frappées : par exemple dans les séries de la roue avec la bipenne ou l'ancre au revers. On peut y joindre les monnaies de Vetulonia et celles qu’on attribue à Telamon, qui sont toutes frappées et fort rares.
Nous avons déjà vu que sur les principales pièces de chaque série, il y a presque toujours une légende ou au moins une lettre : -il arrive quelquefois que cette lettre ou ces lettres ont été ajoutées après coup au moyen d’un
Seconde série de Tuder.
PI. XVI et XX.
Fabrique
des
pièces de culrre de l'Éirurie et de l’Ombnc.
(1) Lies grave, p. 1 11.— /Ah/., alla?, cl. IV, pl. III A, I ; cl. II. pi. I, n* 2, pl. de suppl., cl. II, n* I.
(2; On peut même ajouter les seilans; j'en possède un dans ma collection, pl. XIX, n* 2. B.
CIUI'ITRE III.
CMffre» au signe* Indiquant la râleur.
l'oîdides pièce*.
poinçon. Nous le remarquons en particulier dans la série ayant la roue pour type des deux côtés (1).
Les six pièces que l'on rencontre le plus souvent en Étrurie et en Ombrie sont comme dans le Latium : l’as, le. semis, le Iriens, le quadrant, le se.rtan< , et l’unria. Le dttpondius n'est pas rare, quoiqu'il manque dans la plus ancienne des séries au type de la roue. Le quincussis se trouve au type de la roue et de l'ancre. On ne rencontre jamais ni le quincunx ni la demi-once. Excepté pour l’once, qui n'est marquée que fort rarement, la valeur des pièces est indiquée, en Étrurie et en Ombrie, comme sur les pièces du Latium, sauf les^ exceptions suivantes : sur l’as ayant la roue pour type des deux côtés et sur l’as de Tuder qui lui ressemble , le signe I est remplace par douze globules espacés sur le cercle de la roue ; le signe S du semis est remplacé par six globules dans quatre séries : celle de la roue des deux côtés, — celle de la roue et de la bipenne, — celle de la roue et de l'ancre, — celle de la rouo et du vase k deux anses ; il en est de même sur les semis de la première série de Tuder. Le môme signe est remplacé par n (2) sur les semis de la série au type de la tête de face à bonnet pointu avec des instruments de sacrifice au revers, sur ceux de la seconde série de Tuder, enfin sur ceux d’iguvium et de Volterra.
Les monnais coulées de l’Etrurie et de l’Ombrie sont en
(1) L'Aes grave , p. 93.
(2) Nous ne mentionnons ici ni le semis rte la série rie Ut roue (d’une forme singulière), marqué d’un U ( L'Ae * grave, atlas, cl. III, pi. X, n’ 3), ni le semis avec la légende Al*, marqué de six globules (ibid. , pi. IX, n* 3 % non plus que celui rtc la série «le in roue avec l amphorc au revers, marqué egalement «le six globules ( ibid., pi. VI, n* 2), parce que leur existence no nous semble pas sutlisamuieut prouvée.
AES CRAVE f.TRÜSQL’E.
général plus faibles de poids que celles du Latium. La série de la roue (sur les deux faces) , qui est probablement la plus ancienne des séries de l’Etrurie, est aussi la plus forte; lepoids de l’as arrive à 201 grammes (+7 onces romaines). La série de Yolterra (sans la massue) (1), celle de la roue avec le vase à deux anses (2), celle de la roue avec la bipenne (3) et celle de la tète de face avec les instruments de sacrifice (â) , ne sont pas beaucoup plus faibles ; tandis que la seconde série de Cortone (au type de la roue d’une forme singulière), la série de la roue avec l’ancre, celles de Volterra aux types de la massue ou du dauphin sont plus faibles; leurs as ne dépassent pas 5 onces.
Quant aux séries attribuées à Vetulonia et à Telamon, nous ne pouvons pas en fixer le pied monétaire môme approximativement d’après les fractions que nous possédons, à cause de leur rareté; mais on peut en général les assimiler aux pièces analogues des autres séries étrusques, et comme elles sont frappées, leur mode de fabrication explique la faiblesse de leur poids.
En Ombrie, la série d'Iguvium se rapproche pour le pied monétaire des pièces étrusques les plus fortes, tandis que la série de Tuder au type de la roue (d’une forme singulière) se rapproche des plus faibles.
La série de Tuder avec l'aigle s’éloigne des autres autant par le type que par le poids. L’as pèse jusqu’à 9 onces, les semis sont coulés sur le pied de 8 onces 1/2, dû 7 onces 1/2, et môme, d’aprè3 quelques données, de
(1) L'as pèjo jusqu'au drtà ilf 7 once» ; le duponilius est plua faible
(2) L’as pèse jusqu’à 7 onces.
(4) L’as pèse jusqu’à Coures 1/2.
G Le ternis dépasse J onces.