‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 126 sur 255 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

des (races de ce rapprochement dans le monnayage' des deux contrées, et ces traces nous serviront à expliquer certaines particularités du monnayage en argent et en cuivre de l’Italie centrale. Nous prendrons pour point de départ ce que nous avons dit plus haut du double principe sur lequel est basé le système des as de cette contrée, savoir : 1° la division purement duodécimale adoptée par certaines villes et suffisamment indiquée par la fréquence des as et Rareté on la présence du semis; 2° une sorte de division décimale en. r j.., ,'mxn d.n> usa„e dans d'autres villes où l’on ne rencontre l’as que de i naiie. rarement et jamais le semis qui se trouve alors remplacé par le quincunx. Cette particularité (l’absence du semis) caractérise spécialement le système libral tel qu’il avait été adopté par les villes de l’est et du midi de l’Italie; deux séries cependant qui portent le nom de Rome quoique émises à Luceria et dans une autre ville de l’Apulie désignée par l’initiale P.... font exception, et probablement à cause de leur double domicile, ont à la fois le semis et le quinninx.

Le semis n’a commencé à être usité dans les villes de l’Italie méridionale ou orientale, telles que Paestum, Copia (?), Valcntia, Brundusium, Uxentum et Venusia, que lorsque l’as ne pesait plus qu’une demi-once; A cette époque le quincunx avait déjà disparu de cette contrée, et la petite ville d’Orra, située en Messapie, dans le coin le plus reculé de l’Italie, est la seule qui en possède d’un pied monétaire aussi faible.

La même remarque s’applique à l’as qui est très-rare, quand il ne manque pas complètement, dans la plupart des séries de cette contrée. Ainsi l’a* libral est très-rare à llatria et à Luceria, il l’est encore plus à Venusia et à Ariminum, l’as (riental (de quatre onces) ne se trouve qu’à Luceria. Nous remarquons aussi que daus le royaume de

LE NLMMCS.

Naples on rencontre assez souvent les petites divisions des séries latines à partir du triens et au-dessous, et jamais, ou presque jamais, ni lésas, ni les semis de ces mêmes séries qui ne sont cependant pas rares dans leurs pays d’origine. On dirait que les as et les semis n’ont jamais pu s'introduire dans les contrées habituées à la monnaie d’argent.

Par contre, nous trouvons le quincunx du système libral à Ariminum et à ilatria; ceux des séries librale, trientalc et onciale à Luceria et à Venus» ; à Téaté d’Apulie, celui de la série sextantaire (correspondant à l’as de 2 onces) ; à Larinum, celui de la série onciale; à Orra, ceux des séries onciale et demi-onciale; et enfin celui de la série trientale à Capoue.

Nous avons déjà vu que le semis sextantaire et le quincunx oncial se trouvent dans les séries romaines frappées à Luceria et à P.... d’Apulie. Ces deux ateliers ont aussi émis des doubles quincunx ou dexlans marqués S.,., qui appartiennent à la série onciale. Nous rangerons dans la même catégorie deux pièces de cuivre frappées à Venusia, dont l’une marquée N.ll pèse 41*', 85, et l’autre marquée N.l pèse de 33*r,<> à 2(5*', 2, ainsi que des quincunx sortis du même atelier pesant de 17p,2 à ll‘r,9; nous y rangerons également des pièces de cuivre marquées N dont le poids varie de 32 grammes à 25*r,9 frappées à Téaté ainsi que desquincunx variant de 20*r,l à 9 grammes; enfin de fortes pièces de cuivre ne portant aucune marque qui indique leur valeur, pesant de 57‘r,4 à 47 grammes et frappées à Capoue avec des quincunx de 27 grammes. Le poids considérable de ces pièces et l’absence complète de l’as dans les séries de Venusia, de Téaté et de Capoue suffisent pour nous faire reconnaître dans les pièces marquées N le double quincunx, et enfin comme supplément de preuve

Quincunx.

Dextnns.

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