‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 134 sur 255 · GA · texte numérisé non relu

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CHAPITIU IV.

Pi. XVII. n*

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seconde, Aç,,52; la troisième, de 3*l,4 1 à 3'',3n; ces poids représentent 0, A et 3 scrupules romains, dont la valeur exacte serait 6‘r,82, A‘r,65 et 3«r,A1. A ces trois pièces (dont le type est la tète de Janus imberbe et au revers les deux guerriers prêtant serinent) vient s’en joindre une quatrième, sans légende, qui a j>our type du revers la Victoire dans un quadrige comme les pièces d’argent romanocampaniennes les moins anciennes et les plus communes. Cette dernière pièce, d’un or très pâle, fortement allié d’argent, pèse de 2S',82 à 2f,,77 ou 2 scrupules 1/2, ce qui, en retranchant les 20 pour 100 d’alliage (vov. notre Introduction historique, p. 5, note 5), donne deux scrupules ou 2«',27 d’or pur.

On peut, d’après cela, admettre que les pièces d’argent correspondantes à ces pièces d’or sont également taillées sur le pied de A et de 2 scrupules .romains (0'\82 et 3*', Al). Car tandis que les pièces campaniennes, i. avec la légende ROMANO, et qui ont pour type la tète de cheval , le cheval , ou la louve, pèsent rarement moins de 7 grammes, il est très-rare d’en trouver d’aussi fortes au type de la Victoire ou avec la légende ROMA. Le plus grand nombre de ces dernières pèse de tV",85 à 5*', 8 et quelquefois moins : ainsi on pourrait croire qu’à l’époque de la dernière émission , le gouvernement romain avait exigé que tout en conservant le plus de ressemblance possible avec les anciennes monnaies du pays on adoptât les poids et les légendes en usage à Rome.

t Les monnaies de cuivre avec la légende ROMA ou Dnfltl (cajiu), qui correspondent à ces pièces d’argent sont en général semblables à celles sur lesquelles on lit le génitif ROMANO. mais elles sont d’un poids plus faible et moins régulier.

MOXNAIKS CAMI'AMENXKS. 265

Ce qui est singulier à constater, c’est qu’à Vicarello on n’a trouvé que 63 pièces avec la légende ROMA, vc'està-dire à peu près autant que de bronzes napolitains, et cependant les monnaies de cuivre avec ROMA sont bien plus nombreuses et se payent moins cher dans le commerce actuel que celles sur lesquelles on lit ROMANO- On pourrait en conclure que le gouvernement romain, après avoir toléré pendant quelque temps sur son territoire la circulation des monnaies de cuivre de Capoue, s’était soustrait, plus tard, à cette conséquence incommode du traité, et avait réduit leur circulation à cette ville et à sa banlieue. Cette supposition devient à peu près une certitude lorsque nous voyons le nom de Home disparaître des monnaies de cuivre, pour faire place au nom même de Capoue, ce qui ne se voit pas pour les autres métaux. La numismatique vient ainsi confirmer ce que l’histoire nous avait appris, que les Romains, une fois maîtres de Capoue, ne tardèrent pas à faire peser sur cette ville leur joug d’une manière plus sensible, en y envoyant, dès l'année A30, un commissaire spécial pour la gouverner.

Examinons maintenant quel devait être le rapport légal entre les monnaies de Rome en cuivre et l’argent romanocampanicn. Il est clair que la proportion 1 : 250 a dû lui servir de base, et que si l’une des deux monnaies a été favorisée de préférence à l’autre, c'est indubitablement le cuivre romain. La pièce d’argent de six scrupules a dû être par conséquent tarifée tout au plus à la valeur de six as du système libral, et peut-être même un peu au-dessous. Nous serions obligés de nous contenter de cette conjecture , si nous n’étions pas assez heureux pour avoir sur ce sujet des données certaines. La pièce d’or romano-campanienne de quatre scrupules porte en chiffres romains l'indication de sa

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K apport des monnaie* de Home en cuUre et de l'arient campanlcn.

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