NOIE SUR I.E SYSTÈME MÉTRIQUE
cette donnée, la mine de Rabylonc ne pèserait plus que 510", 8; ce poids, que nous pouvons considérer comme le poids normal , coïncide donc a«sez exactement avec le maximum du poids effectif que nous ont fourni les monuments découverts à Ninive.
Si nous comparons le monnayage asiatique avec les poids de Babylone, nous verrons que la série des poids et celle des monnaies s’adaptent parfaitement l’une à l’autre. Supposons que la mine faible pèse légalement 510*', S (nous venons de voir que ce chiffre est en effet le plus probable), il en résulte que la mine forte devait peser 1021*', O, et que le 1/00 était de 17*' pour la série forte et de 8*', 5 pour la série faible. Or les deux pièces d'or les plus anciennes ( Introduction hist. , p. 2 et $>) du monnayage asiatique sont le statère de Phocée, dont les exemplaires les plus forts pèsent effectivement 10", 57, et la darique, qui arrive à la moitié du même poids (8", 49 effectifs). Il est donc évident que ces deux monnaies devaient peser légalement, l’une 1/00 de mine de la série forte, et l'autre 1/00 de la série faible.
Le plus ancien monnayage d’argent est également basé sur le même principe. 11 correspond au monnayage d'or puisqu'il contient aussi deux unités. La plus forte pèse au moins 11 grammes et est surtout usitée dans le monnayage des villes, et la plus faible qui est la moitié do la première est la prétendue darique d'argent ou plutét, comme nous l’avons démontré (p. 15), la pièce nommée par les Grecs le Sicle midi que («iyXo;) et dont le poids