‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 254 sur 255 · I0 NOTE SL' R LE SYSTEME MÉTRIQUE · texte numérisé non relu

I0 NOTE SL' R LE SYSTEME MÉTRIQUE

considérée comme le 1/3000 du talent; on arriva à un talent de 3A,050 grammes auquel Hérodote donne le nom de talent babylonien et qui a servi plus" tard de base au talent d’Kgine. Ainsi la petite unité qui sert de point de départ aux deux systèmes n’est pas seulement un dérivé des anciens poids babyloniens, mais el|p a été empruntée directement au monnayage de l’Asie Mineure et par conséquent le système d’Égine est évidemment postérieur à la première émission des monnaies d’argent. * Th. M.

Pour compléter la noie qui précédé, el mellre, autant que possible, les lecteurs au courant des dernièrrs découvertes de la science sur un sujet aussi neuf el aussi intéressant, je crois utile d’inscrer ici les observaUous suivantes que M. Jules Oppert a bien voulu me communiquer :

• Le poids du Louvre (ci-dessus p. 402, note, n* b, pesant porte la legendo 20 doubles barsa. Bar sa, qui a son correspondant en hébreu, signifie genièvre ( Juniperus er-elsa); comme expression de mesure de longueur, ce mot répond aussi à 3 kani (= 3 perlicae) ; mais ici 11 indique la graine du genévrier, également usitée de nos jours comme unité de poids.

- Or si le n* 0 = 40 barsa, le n" 4 = environ 200 (T), le n* 3 = 360, le n* 2 — le double — 720, le n* I = 3,600 barsa ou graines de genévrier.

.. Le n* 3 = la drachme = 360 graines = 6 oboles {aplus) à 60 graines par obole. Ce mot {aplus) se trouve également dans les inscriptions.

« Nous avons donc pour la série forte comme pour la série faible à laquelle appartient le n* 0 :

Le talent (bilat) = 3,000 drachmes :

- La mine (mono) = 60 drachmes;

- Le tétradrachme;

« Le didrachme ;

•• La drachme = 6 oboles — 360 graines.

« On connaît les idéogrammes cunéiformes espi imunt la drachme, son iloiible et son quadruple, mais on n'a pas jusqu'ici trouve la prononciation en caiactèros phonétiques.

L’obole [a pi us) ;= 60 graines ;

La graine {bars).

DES ASSY BIENS.

•• Le n" 6 9e rail donc les 2.3 de l’obole ; le 1/3 de l'obole = 20 graines, se rencontre ailleurs comme unité.

« Les tares, neret et sottes répondent aux mois, jour* et heure* eormiques.

•• En paitant de la donnée que la minute cosmique égale un mois solaire, on aura :

1 an (sâvYj I mois (sapoç)

1 jour ( vr.po;)

1 heure

1 minute (cumo;/

— 43,200 ans.

= 3,600 ans.

= 120 ou 60 ans.

= 5 ans.

= 1 mois.

« Le jour ( nahar , vr,po<) peut être pris pour GO ans au lieu de 120 ans, attendu que ce mot, à proprement parler, Indique le demi-jour, les douze heures de la journée.

« Le mot aûwso; ( scitsu eu babylonien) signifie soixantième, tant comme multiple que comme partie ; de sorte que dans le langage des inscriptions surtout les plus antiques on trouve quelquefois l’expression une soixantaine tt' années ( sus samlni ) pour indiquer l’espace de temps qui, d’après les auteurs grecs, était exprimée par le motaumo;. Le mot babylonien rendant heure était probablement sa ’at; Il a pu se transcrire en grec awno;, et être confondu, à cause des lois euphoniques qui régissent la langue grecque, avec le mot •tôwso;. Cette confusion était d’autant plus possible que l’heure cosmique se composait en effet d’un sotte de mois solaires ( sus saharâni ). Pour rendre plus plausible cette manière de compter, on peut citer le* textes de Teglathphalasar 1 (xiii* siècle av. J.-C.),où il est question d’un sosse de chevaux et d’autres objets. »

Comme on le voit, le résultat auquej arrive M. Oppert dilfére pour le poids de la mine de celui obtenu par les calculs de M. Mommsen. L’écart serait de 30 grammes environ; mais les deux savants sont parfaitement d'accord sur le principe de la division par GO qui domine tout le système pondéral des Assyriens et même sur la réalité de ce système; c’est là le point important. En effet, avec l’écart que présentent entre eux la plupart des poids anciens , une fois que le principe est admis, c'est par la comparaison d’un certain nombre de ces poids portant la même légende ou des légendes analogues que l’on pourra obtenir une moyenne qui lhera assez exactement la valeur normale de la mine. U.

IlliCTIFICATIONS.

Page 25», ligne 13 de l'introduclion histori(}iic nu lieu île 14,320, lisez 14,220, et au lieu de MÂTK, lise: MAZK.

Page 35), ligne 13, au lieu de 00 livres 1/2, lisez 02 livres 1/2.

Page 53, note 2, ajoutez : c’est à tort que nous avions pensé que M. F. Lenormant (Monn. des l.agides, p. 149) s’était trompé en assignant le poids de 21(r,47 à une pièce d’or de llérénice. Cette donnée est exacte, et nous avons trouvé, au cabinet d'Osnabrück, une pièce semblable pesant 21*r,33, Nous considérons ces pièces comme étant plutôt des pentadraclimes attiques, que des hexadrachmes du système des Ptolémées

Page 67, supprimez l'alinéa commençant par les mots : » Cette dernière hypothèse, » et finissant par « pour faire un compte rond.» Nous avons commis une faute de calcul ; le texte de Pollux contient une erreur, il est vrai, mais l’explication que nous avohs donnée n’est pas satisfaisante.

Page 72, note 2, ajoutez: il est probable que cette prétendue obole d’Égine est plutôt une monnaie d'Ërythrée.

Page 215, note 4, ligne 2. Après la parenthèse, ajoutez : et par une pièce de la collection de Luynes au Cabinet de France, voyez pl. XVIII, n* 9.

FIN nu PREMIER VOLUME.

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