‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 28 sur 255 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

comme identiques; Pollux et l’Anonyme d'Alexandrie (1) nous apprennent que les tétradrachraes étaient tarifés à 3 deniers et la drachme à 3/4 de denier.

ü IX-

La drachme d’argent de Rhodes et an valeur d'après U* tarif romain.

Nous avons déjà vu quels étaient les caractères du monnayage de Rhodes: on peut dire qu’il se confond avec le système de Tyr, comme celui des villes et des rois de la Carie, et des autres contrées voisines. L’unité n'a été fabriquée qu’en très petite quantité à Rhodes même; son poids varie de 1 4*r,73 à 12", 69 (2). Les pièces de 6", 93, 4st,53 et 3", 37 (S) indiquent assez, par la diminution graduelle de

(1) Le métrologue alexandrin établit que le poids de la drachme d’Antioche équivaut A celui de la drachme qu’il nomme drachme attique, et qui est en effet la drachme de l’époque romaine. Le fait ainsi présenté est inexact, car la drachme d’Antioche n’a jamais été égale nu denier de Néron, de 3«r,41, ce que l'inspection seule des monnaies prouve sufllsamment. Mais cette assertion est basée probablement sur le décret d’Auguste, en vertu duquel les monnaies d’argent d'Antioche dex'nient avoir le poids de quatre deniers romains, et l’Alexandrin n’a pas fait attention A la différence qui existe entre le denier du temps d’Auguste et celui qui est venu plus lard.

(2) De toutes les monnaies de Rhodes citées par Mionnet, dont les pesées sont sufllsamment exactes, il ne s’en trouve que six qui représentent l'unilc entière (Poids, p. IM- 157). Leurs poids se maintiennent dans les mêmes proportions. M. Rerckhen donne d autres (/oc. cit.y p. 101).

(3) 6»',93 (=1301/2, Mionnet, Poids, p. 156, n- 184); 4**, 53 ( = 851 1, Mionnet, ibid , n- IG2); 3«%37 ( = 63 1/2, Mionnet, «Aie/.* p. 157, n" 163 du Suppl.). Mionnet donne cinq exemplaires de celle dernière variété dont le poids varie de 3«T,37 à 3^,25 (=61 1/4); neuf, de 3«r,09 (=58 1/4 ) h 2*' ,91 (=54 3/4); vingt-six, de 2«\89 (=54 f/2) à 2«r,42 (=45 1/2). - La pièce d’or de Rhodes, qui est si rare et pèse 2 grammes ( Berlin, Pinder, h'oniff/. Mus. zu Hcrlin , p. 67; =29.6, LesKe); l*’,97 (Berlin, Pinder,

Monnaie* «la ülimlcv Leur poMs.

Subdivision*.

INTRODUCTION HISTORiyT'Ê.

leur poids, qu'elles doivent être considérées comme des moitiés, des tiers et des quarts de l’unité; les plus petites peuvent, malgré l'irrégularité de leur poids qui rend leur détermination difficile, être considérées comme des sixièmes, des douzièmes et des vingt-quatrièmes.

Le quart est de toutes ces fractions celle qui se rencontre le plus souvent; aussi la considère-t-on quelquefois comme une drachme, et dans ce cas, la pièce que nous avons nommée l'unité devient le tétradraclime. M. Brrckh (t) remarque très- judicieusement que celte dernière pièce, considérée comme unité, pourrait tout aussi bien s’appeler statère, puisqu’elle se divise aussi par tiers. 11 y avait donc à Rhodes

Grand* « p*iii* deux espèces de drachmes : la grande drachme et la petite;

et c'est à cette dernière que peut s'appliquer l’expression que l'on trouve dans les inscriptions de la Carie : « petite drachme d’argent rhodienne (2). »

Turlf romain. Nous avons trois évaluations différentes de ces pièces en monnaies romaines. Festus fixe la drachme de Rhodes à trois quarts de denier, l'inscription de Cibyra (71 ans après J.-C.) à cinq huitièmes de denier, et le métrologue d’Alexandrie à 5 drachmes des Ptolémées, c’est-à-dire à un denier et quart. Ces deux dernières évaluations étant la moitié l’une de l’autre, il nous semble évident que, comme nous le verrons pour la drachme de Rhodes, les habitants de Cibyra

Mil., p. ®7), et l'YJ2 : = 3- 3/4, Mlonnet, Poirh, p. lit), exemplaire troué), nous semble cire un triobole nttique de poids réduit frappe à l’époque où Rhodes émit des statères d’or altlques au nom de Philippe de Macédoine (Muller, Numismatique d Al examine, p. 371),

(1) Loc. cit.y page 101 .

(2) Corpus inter. yr.t n“ 2G93 et suiv. — Comp. Hetychius : Ae-nri; ra/eia; W>.tuxo> èv vdoot; -ri; opar/pû;- XtircA; p*v tàç éçoGoXov; (oboles attiques. sans doute, et non oboles particulières), rx-/t(a; ô) tMov

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