‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 27 sur 255 · CHAPITRE I. A · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. A

nétaires , le vainqueur accorda aux monnaies alors en circulation un cours avantageux, tant en considération du poids considérable de celles d’Aradus qu’à cause des pièces royales du système attiquequi s’y trouvaient mêlées. Nous reviendrons plus tard sur cette mesure.

En accordant aux anciens tétradrachmes le cours de faveur de quatre deniers. Pompée dut naturellementordonner l’émission de pièces plus en rapport avec la monnaie romaine. Cette hypothèse est confirmée par le poids élevé des pièces frappées en Syrie après l’année 691 de Rome. La ville de Tripolis, par exemple, qui n’avait jamais fabriqué de tétradrachmes en émit, aussitôt après la mort de Pompée et sous les premiers gouverneurs romains, un certain nombre qui dépassent tous le poids de 16 grammes (1) ; la drachme, qui dépasse le poids du denier, semble appartenir au système attique. On a d’Aradus, outre les tétradrachmes ordinaires, des petites pièces au type du cerf et de l’abeille ; on ne sait trop comment expliquer la présence de ce type éphésien

pour les (laies postérieures à 94, mais celles qui «ont antérieures peuTent aussi se rapporter <1 l’ère des Séleucides. La ville de Tyr passa sous la domination des rois de Syrie, l’an de Rome 533, et la 94’ année des Scleucldes, mais elle ne commença que l'an de Rome 028 et la 187* année des Séleucides à avoir son ère particulière; Il est donc possible et même probable que les monnaies d’argent assez nombreuses qui portent la date d'une année entre 107 et 182 ( Eckhel , D. N., 1. 111, p. 380) appartiennent A cette période. On ne voit d'ailleurs sur aucune do ces pièces un nom d’empereur ou une allusion A la domination romaine, ce qui suflirait déjà pour trancher la question.

(1) 10<',0t (=301 1/2, Mionnet, VIII, Suppl., p. 280, n* 193), do l'an 18 de I'èro de Pompéoou 708 de Rome; 15‘r,80 (=297 1/2, Mionnet, t. V, p. 392, n’ 374) La pièce de la collection Pembroke, pesant 12“', 47 ( = l9î,t, Cal., p. 217), et qui est évidemment celle dont parle Leake, est couleo, d’après Io témoignage de Burgon. Quant aux deux pièces citées par Mionnet, t. V, p. 392, n" 376 et 377, la première est frnsto et percée, et la seconde n’est évidemment pas de Tripolis.

Monnaies frappées après la

conquête romaine.

A TripoH*.

A A radin

AS

INTRODUCTION ÏIISTÜRIOL'E.

sur (1rs monnaies syriennes, ni à quelle époque le rapporter; mais le poids (Asr,17) (1), qui est trop considérable pour être une fraction de l’ancien tétradrachnie , se rapproche beaucoup (tout en restant au-dessous) de la drachme attique, et rien ne nous empêche de fixer leur émission aux premières années de la conquête romaine.

A Antioche. L’importance monétaire d’Antioche grandit sous les empereurs; cette ville qui, avant Auguste, n’avait frappé que de la monnaie de cuivre, émit depuis son règne des pièces d'argent et de cuivre en plus grande abondance qu’aucune autre ville de l’empire. Nous y reviendrons au chapitre de la monnaie provinciale, et nous n’en disons ici un mot que pour déterminer la valeur de ses monnaies d’après le tarif romain. Le tétradrachnie d’Antioche pèse de 15*r,28 à IA‘%23 (2), ce qui donne à la drachme, qui esi fort rare, un maximum de 3*', 82, c’est-à-dire à peu près le poids du denier républicain . Les métrologues de l’empire regardaient ces deux pièces

(1) 4«',I7 (=64,4, Leakc , Addenda}-, 41', 15 (=64 , Mus. Bril.); 4«r,l2 ( = 77 1/2, Mionnet); 4*', U (=63,4, Mus. Brit.); 4<’,09 (=77, Mlonnet); Is'.M (=63, Thomas, p. 393);4'r,05(=62 1/2, Hunier); 4", 01 (= 75 1/2, Mionnet); 3'', 98 ( = 75, Mlonnet); 3^,96 ( = 74 1/2, Mionnet); 3", 95 (=61, Thomas); 3*',93(=74, Mionnet, deux exemplaires); 3,T,8(Î (= 72 3/4, Mlonnet); 3>’,82 (=72, Mionnet); 3«',78 ( = 58,3, Leakc); 3", 77 (=71, Mionnet); 3e, 72 ( = 57 1/2, Hunier); 3", 69 (=57, Hunter); 3«',61 (=68, Mionnet, deux exemplaires); 3^,30 ( = 51, Hunter).

Les pièces, assex rares, du reste, qui ont pour type une tète de femme tourrelée et la trirème, si elles appartiennent 5 cette série, ne peuvent être que des moitiés; elles pèsent 2'',07 ( = 39, Mionnet); l'\99 (=37 1/2, Mionnet); 1", 93 ( = 29 3/4, Hunter).

(2) La plus forte des pièces de cette espèce qui ont précédé l'époque d’Adrien est, d’après Mionnet {Pouls, p. 186 et 187), une monnaie de Trajan qui pèse 15#,,28 (= 287 3/4 ). Il s’on trouve en tout trente-cinq au-dessus et neuf au-dessous de !4",23 (=268). Leakc (p. 15 et sulv.iet tkrckli (p. 72), indiquent d'autres poids.

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