‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 35 sur 255 · I XII · texte numérisé non relu

I XII

Le» cisîophores , monnaie de la province d*A*ie. — Leur origine. — Leur valeur d’après le tarif romain.

On sait que les auteurs latins ont donné le nom de cistophore à des pièces d’argent (2) dont le type est au “ droit la corbeille mystique de Bacchus entourée de lierre, et au revers l’arc et le carquois entre deux serpents. Elles furent frappées par les Romains pour les besoins de leur province d’Asie, vers l'an de Rome (521. Le nom de ces monnaies, quoique dérivé du grec, ne se trouve cependant dans aucun des auteurs qui ont écrit dans cette langue, et ils les désignent toujours autrement.

(1) IX, CO. M. Pinder ( Cistoph ., p. 551) se trompe en attribuant ce passage aux cistopliores. — r.omp. Muller, Sum. d’Alex p. 258 et 400.

(2) Pinder, Cittopfwren, Abhandlungcn der Ber/, Aknd,9 1865.

Origine et type de* ci*toplion-«.

Ltur pvi>]n.

Ce qn’en disent l’Alcxandi >n et Festu».

04 INTRODUCTION HISTORIQUE

Le poids de ces pièces varie de 12 *',«4 à 12*', 40 (1). Les denii-cistopliores et les quarts sont fort rares (2).

Cette monnaie, créée par un gouvernement étranger et conquérant eût fort bien pu être d’un système tout à fait différent et ne point se rattacher aux pièces qui avaient circulé jusque-là dans l’Asie. Mineure ; cependant elle se rapproche tellement du didrachme d’Égine (3) , qu’il est impossible de 11e pas être frappé de cette ressemblance. Nous savons qu’à l’époque des changements de monnaieson remarque souvent une légère élévation dans le poids des nouvelles pièces, et nous l’avons déjà fait observer lorsque nous avons vu la darique succéder au statèrc de l’hocée, le statère d’Athènes succéder à la darique, et le statère d’tfgine au statère de Perse.

L’Anonyme d’Alexandrie parle d’une drachme d’Éginc qui circulait encore sous les empereurs. Cette drachme est évidemment le cistophore, qui était trop répandu à cette époque pour qu’il n’en parlât pas. D’ailleurs il est probable que la monnaie d’hgine proprement dite avait déjà disparu avant la conquête romaine, et l’on ne voit pas alors quelle autre espèce de monnaie cet auteur aurait pu avoir en vue. Enfin, et ceci nous semble concluant, il donne à cette prétendue drachme d’Égine, vis-à-vis la drachme de Rhodes, la proportion que Festus attribue au cistophore. Remarquons en passant que dans le royaume de Pergame on n’avait pas encore taillé de monnaies d’après le poids d’Kgine, et que par conséquent le cistophore était, pour ce pays, une valeur toute nouvelle.

(1) Plndcr, /oc. rit., p. MO. — M ionnrt, Poids, p. 139, MO, 147, 166, 167. (î) Le* fractions ont rtf- publiées pour la première fois par llorrell, .Vira. Chro»., VI, p. 139; VII, p. «3; VIII, p. 13. — Plndcr, Cir/opA., p 331. (3) l.c didrarlime d’Egine pèse 13**, 40.

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