‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 41 sur 255 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

mes, des trioboles, des dioboles, des oboles, des trois quarts, moitiés, quarts et huitièmes d’obole; en ne voit sur les quatre petites divisions en or ni légende ni la tête dp Minerve; elles sont marquées seulement d’une chouette et ce sont des bractéates frappées d’un seul côté (1). On voit que dans cette nouvelle réforme la monnaie d’or n'est pas tout à fait soumise aux mêmes lois que celle d'argent; ainsi le didrachme et le huitième d'obole existent en or, et on les chercherait vainement dans la série d’argent.

On estime qu’en général l’or vaut dix fois l’argent, et s» nua. cette proportion peut être exacte au point de vue du commerce international, car l’ Athénien ne pouvait certainement pas faire accepter en Perse son statère d’or au-dessus du prix auquel la darique était cotée à Athènes. Mais il est impossible d’admettre que les Athéniens aient basé sur ce rapport la valeur de leurs diverses monnaies. L’échafaudage ingénieux construit sur cette supposition s’écroule devant les faits et devant l’impossibilité qui en résulterait de faire concorder les monnaies d'or avec celles d’argent.

Comment admettre, par exemple, que le huitième d'obole en or valait une obole un quart d’argent plutôt qu’un nombre rond? A quoi bon d’ailleurs essayer de deviner quelle pouvait être cette valeur purement de convention ? Ne voyonsnous pas que le comique athénien Cratès (Olymp. ucxxu-3.

(I) M. Beulé (Mon. <f Ath., p. 62 et 86) en donne le* ligure* et le» poids. I.e quart de statère (Cab, de France) pèse, d’après lui, 2‘',I2 ; le sixième de statère (Cab. de Turin), I",a4 ; le dousième de statère (Cab. de France, = 14 1/4, Mlonnet, 111, Suppl., p. 536, n* 2). O1', 76, et trois quarts de ce douzième, O*’, 55 (Cab. de France); la moitié (Cab. de France) pèse 0*’,35; le quart (Cab. de France), 0",17 ; le huitième,!)", 10 (Cab. de France), 0<',08. Outre ces pièces, il parait qu'il a existé encore une autre pièce beaucoup plus petite (Beulé, p. 62).

INTRODUCTION HISTORIQUE

Conclusion probable k tirer •le cette valear.

Preuve*

h l'appui de cette hypothèse.

30â de Home) dit positivement que I’/.^Iextov yjiuac,;» (1) valait hnit oboles? C’est bien de l’or attique que Cratès parlait, et il ne faut pas oublier qu’à cette époque l’unité de compte n’était plus le statère de Solon, mais la drachme. Si nous appliquions au statère la division par six, I'IijiUxtov deviendrait l'obole d’or et tomberait au-dessous de sa valeur métallique, en le calculant à huit oboles d’argent, ce qui est impossible. Au contraire si nous considérons rft(iuxTov comme un *,ijuo65Xiov, nous obtenons pour les pièces d’or les valeurs suivantes qui sont dans des proportions tout à fait admissibles.

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