‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 40 sur 255 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

tuer un statère de 8e', 50 à celui d’Iigine qui pesait 12e', 40.

Tous ces faits sont si clairs et s’enchaînent si naturelle- Authenticité

ment, que cette réforme de l’or et de l’argent par Solon, et a”!” dite,

l’an de Rome 160 (Olymp. xcvi-S), peut être considérée comme un événement parfaitement constaté et il n’est pas sans importance pour la chronologie italique.

Une nouvelle réforme vint plus tard changer encore l’as- nouv.ho r*r*mc. psct de la monnaie attique. Les pièces furent alors frappées des deux côtés; le carré creux du revers subsista longtemps encore et servit comme d’encadrement à la chouette, le seul de tous les emblèmes de l’ancienne monnaie qui ait été conservé sur la nouvelle ; on y joignit le nom de la ville et la tête de la déesse occupa le côté principal.

Le didraclime si fréquent jusqu’alors disparut et le tétradrachme qui avait été plus rare le remplaça, sans cependant prendre le nom de statère. Le nom de statère n’est même plus usité du tout dans le beau temps d’Athènes. Le décadrachme n’a jamais été frappé qu’exceptionnellement. Les trois anciennes fractions, le triobole, l’obole, la demi-obole, continuèrent à être émises en grand nombre, et on y ajouta le diobole, reconnaissable à deux chouettes juxtaposées , n’ayant qu’une seule tête, le tétrobole, plus rare, avec deux chouettes, le trihémiobolion, le tritémorion et le tétartémorion, pièces également rares d’une obole et demie, de trois quarts et d'un quart d’obole (1). Le pentobole parait n'avoir jamais été frappé qu’exceptionnellement.

(I) Les historiens anciens, nolarnment Pollux (IX, G3),parlenldc ces monnaies comme de monnaies réelles. Quant au pentobole, dont ils ne parlent pas, son existence ne peut être révoquée en doute, puisque Husscy (p. 48), et le baron de Prokesrh 'Münzrn Alhi- ot. p. If) en donnent le poids. Nous

l’oid» «lu nouveau t*ir*dn*chme.

Reforme de l'or.

Se noinencUture.

76 INTRODUCTION HISTORIQUE

Lors de l'émission de ces nouvelles pièces le poids du tétradrachme fut porté de 17 grammes à 17«r,àô (1). Ce dernier chiffre est le poids effectif des plus anciens tétradrachmes à double type ; les historiens nous le donnent comme celui de l’étalon d’Athènes, c’est donc celui d’une nouvelle monnaie et non celui de la pièce de Solon.

L’or suivit l’argent dans cette nouvelle réforme pour le poids et même pour le mode de fractionnement; on ajouta seulementau nom des pièces la désignation d’or (2) , ainsi on disait un ^(sUxtov ypouoû.

Il existe dans les collections des didrachmes, des drach-

■ie parlerons ici ni des cinq huitièmes d'obole ou pentécalques (coinp. Poilu», IX, 70), ni des trois huitièmes d'obole pour lesquels on a inventé le nom de Irihémitarlémorion.

(1) Le baron de Prokesch {Mùnten Alh., p.fija trouvé pour le tétradrachme. de cette classe, qui était bien conservé, le poids de 17*', 47 (=329 grains). Les statères d’or attiques les plus forts pèsent S>',64 (= 162 2/3 au cabinet d’Athènes; Prokesch, ibid., p. 18) et 8<’,60 eollect. de M. le duc de Luynes, Beulé, toc. cil., p. 62;= 132,8, Thomas, Cal.,p. 202; eomp. Hussey, p. #1). —La drachme d’or la plus forte pèse 4«',3S (Cab. de France, Beulé, loc. cil., p. 62). On voit que ces monnaies nous ramènent au tétradrachme un peu plus léger, pesant 17>',28, et c’est aussi le poids ordinaire de la monnaie altique de fabrique plus récente. En effet le décadrachme de la eoliecUon Thomas pèse 43,r,02 ( = 064, Cal. p. 203), ce qui donne un tétradrachme de 17»', 21. Ceci prouve seulement qu’à l’époque où l’on frappa la plupart des pièces d’or d’Athènes, le poids du tétradrachme avait baissé d'environ 0‘r,2.

(2) Sur une inscription de la 3* année de la scv* olympiade, publiée

dans le Corpus inscr. pr., n* liO, on lit : Avipoiv EXitooito» àirr!px«vo Xpuoiî hb (c’est-à-dire deux drachmes/; OpasuXXo;; Eùwjvupei»; yjiusOv C (c’est-à-dire ApwodoXiov ) Il Arytyaiw. Hussey (/oc. cil.,

p. 96) a rétabli le véritable texte de l’inscription d'après l'original ; XPYlONsCtîTATHPE, mais II n'en a pas saisi le sens. C’est II. Bteckh ( Staatshaushalt ., seconde édition, t. Il, p. 261) qui en a donné le véritable sens. La nature du document et l'antithèse qui s’y trouve, prouvent suffisamment qu’il s’agit bien ici d’argent monnayé attique, et non d’une autre valeur quelconque.

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