‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 51 sur 255 · XVI · texte numérisé non relu

XVI

Monnaies at tiques sons les Romains.

La litra de Syracuse vaut le cinquième de la drachme attique. Nous verrons au chapitre suivant quelle valeur lui

(I) l-entie, Transact. of Iht R 'Society, î* sérié, lit, p. JSi.

Monnaie* de Tarcntc.

Valeur

de la drachme en Macédoine d'en Grtco.

SMi INTRODUCTION UiSTÜKIv>lE.

fut attribuée en argent romain, et de celte manière nous connaîtrons celle de la monnaie attique. 11 est cependant positif que cette valeur est tout à fait différente de celle qui fut assignée par le gouvernement romain à cette même drachme en Orient et en Grèce. Celle-ci ne fut pas la même partout et elle a varié suivant les époques et les provinces. Il ne faut pas croire que toutes les monnaies frappées sur l’étalon d’Athènes, dans diverses contrées, se sont confondues dans la circulation: au contraire, les tétradrachmes macédoniens ne se trouvent pas en Syrie (1) , et réciproquement, ceux de Syrie ne se voient pas en Macédoine; ainsi, suivant toute apparence, la circulation de ces pièces était en droit comme de fait presque toujours concentrée dans les limites du pays où elles avaient été émises. Les tétradrachmes frappés par Alexandre le Grand, et leurs copies sur lesquelles on voit le nom et la tête de ce prince devaient, il est vrai, avoir un cours légal danstousles Etats partagés entre ses successeurs; il est même probable qu’ils avaient été frappés à cette intention ; mais on peut les regarder comme une exception qui ne prouve rien pour les autres tétradrachmes. Nous possédons trois documents qui peuvent nous fournir des renseignements sur le taux auquel les Romains avaient tarifé la drachme attique ou, pour parler plus exactement, la drachme d’ Alexandre. Le premier est le décret en vertu duquel le denier romain devait prendre en Grèce le nom de drachme. Cette assimilation de nom qui entraînait évidemment celle de la valeur, était arbitraire sous tous les rapports, car les poids étaient tout à fait différents. Il est probable que ce

(I) Un dépôt d’environ 200 monnaie», enfoui vers l'an 04 2 de Rome sou» Antiochus VIII entre Tarse cl Adana, ne contenait que des tôlradrachmes des rois de Syrie (Rorell, Num. Chrnn., XV, p, TO).

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