‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 56 sur 255 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Aristote doit être une très-ancienne pièce d'argent qui aurait été frappée à Corinthe (1) , mais qu’on ne fabriquait certainement plus depuis longtemps à l’époque où il écrivait. 11 est certain cependant que le philosophe ne parle pas de cette monnaie pour en donner la valeur, mais qu’il la cite comme point de comparaison pour expliquer ce que valait la monnaie sicilienne; il faut donc de toute nécessité qu’elle ait été généralement connue et en usage de son temps; nous pensons quelle ne peut être que la principale unité corinthienne d’argent très-répandue alors en Sicile, le nummus, et qui dans cette île comme à Corinthe se divisait en dix litrae. On ne peut pas nous opposer que si Aristote avait eu l’intention de parler de ces pièces, il les aurait désignées par le nom de didrachmes atliques ; cette dénomination n’aurait pas éclairé ses lecteurs puisque les didrachmes d’Athènes étaient aussi rares en Sicile que les pièces de Corinthe étaient communes. 11 est donc bien établi que le décalitron sicilien valait un didrachme du système attique. Diodore de Sicile (2) confirme cette donnée en disant que le dèmartlion était une grande pièce d’argent valant 10 drachmes attiques, et qu’elle était connue en Sicile sous le nom de pièce de 50 litrae: nous aurons donc pour la monnaie sicilienne les valeurs suivantes :

litra, vnlnnt l/j de drachme, l'eiiiteace d’une autre litra plut ancienne et plus forte.

(1) Nous avons émis des doutes sur le lieu où ont été frappées ce s an eiennes monnaies. ( Voy. ci-dessus, p. 7 'J , note 2.)

(2) XI, 2C. ’ — U. Dicckb (/oc. ci/., p. 30i est d'une autre opinion.

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