‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 55 sur 255 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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didrachmes ; celte ville ne frappa des tétradrachmes qu'un peu plus tard. A Ségeste les didrachmes sont anciens et nombreux, les tétradrachmes comparativement récents et rares (1). Par contre, à Syracuse, chez les Léontins et à Catane les didrachmes anciens sont très-rares, et un peu plus tard on n’en trouve même plus du tout. Les principales villes de l’intérieur, telles que Camarina, Géla et Agrigente. sont les seules qui émirent en même temps le didrachme et le tétradrachme pendant assez longtemps. Les drachmes sont généralement rares ainsi que les trioboles, il en existe cependant et en particulier d’ Agrigente.

Le monnayage sicilien des v* et vt* siècles de Rome est aussi confus que celui de l’époque précédente est simple et facile à comprendre. Heureusement Aristote nous a conservé dans sa Politique des détails curieux sur les monnaies siciliennes de son temps (2) ; on y trouve en particulier des renseignements précieux sur l’unité de compte et sur

' (I) Elle» ont pour type un chasseur (Mionnet, 1, p. 283, n* 618. — Leake, Num. hellentcn, Insular Gretct , p. 68 ).

(2) Pollui, IV, 174. ApmotiXr,; 51 iv piv Àxp*y*vr(vwv toX ivtl« npotiiriiv il* tÇ-riplouv wivréxovrx Xtvpac, èniyti : 1 A 8, X'.Tpx Svvani 56oX5v Alyivaïov,* iv 51 ipcpaiuv coXiTiix <pvptv ili; ot £txcXuô*at tout piv 6ùo ^aXxoÿ; £;x/r ï xxXoüîi, tùv Sk tva oùyxlxv, toj; Si vpeï; T puivr*, toü; 5i I; VjjilXrcpov, t6v Si 56oX5v Xivpxv, tSv 5i Koptv6iov arjTT.px StxiXiTpov, Sri Six* 56oXov< Sôvcrrat. Il dit U mémo chose ( IX, 80], où du reste on retrouve les formes &5«vr* et Tpiîivrx, qui y ont été introduite* par une fausse correction, au lieu des expressions iiàm et rptâvt* , clairement Indiquées par les mois IJ tiXivt* et Tpta TdXavT* du texte. — (IX, 87). T6 aivTOi EixfXutbv t*X*vtov iXégiorov T *Xuev> *é piv épxxîov, Ap.TTori at,; Xéyti, TtTrxpx; xxt (ÏX07L too; voùppoj; t6 ôi unepov ôuoxxifoxx- éuvavSsi 5i vbv vujppov TpCa épuudéXia. M. Bœckh ( Métro! . Uniers., p. *94), a démontré parles inscriptions siciliennes que 120 litrae font un talent; aux pages 292 et suiv., 303 et suiv., 310 et suiv., 349 et suiv., il examine d’autres documents qui sont décisifs i es sujet. Nous y renvoyons nos lecteurs.

Ce qne nout dit Aristote de le monnaie sicilienne et de fa litre es particulier.

INTRODUCTION HISTORIQUE

la valeur de celte multitude de petites monnaies qui furent alors frappées en Sicile.

Ce philosophe évalue, dans un passage, la titra sicilienne d'argent (autrement dit le nummus), à une obole d'Lgine, et dans un autre il l'assimile au trihimiobolion. La titra sc divise en douze onces; 10 litrae font ensemble un statère corinthien, qu’on appelle aussi, à cause de cela, décalitron; 120 litrae ou 12 statures font un talent. Dans l’origine il n’y avait naturellement qu’une seule titra, c’està-dire la livre de cuivre dont la valeur en argent était le nummus ; mais dès le temps d’Aristote plusieurs réductions avaient déjà eu lieu , et outre la titra forte il existait deux autres litrae d’un poids plus faible, une ancienne valant le cinquième et une plus nouvelle valant le dixième de la titra forte. Ainsi un talent, ou 120 litrae de l’ancienne réduction, valait 24 litrae fortes de cuivre (ou vûppoc ) et un talent ou 120 litrae, de la nouvelle réduction, en valait 12. Dans le langage ordinaire, outre l’expression de nummus qui ne s’appliquait qu’à la titra forte, les deux litrae se distinguaient encore l’une de l’autre par les épithètes d’argent ou de cuivre. Ainsi le ravruVpuov dpyupfou dont parle Épicharme vaut 5/12 de nummus ou 1/120 de statère, tandis que le rcvwp«ov y«>xoü ne vaut que le 1/12 ou le 1/24 du nummus. Les pièces désignées par le mot dp-pp!ou pris dans ce sens peuvent très-bien être des fractions en cuivre de la pièce d’argent (1).

M. Bœckh (2) pense que le statère corinthien dont parle

(1) C'est lopinion de M. Bœckh ( Métro/ . l'nlers., p. 302 ).

(2) Lac. rit., p. 95. — O. Muller (die Etruskrr, 1, p. 324 et suie. ) ne s'était pas trompé, seulement 11 arait le tort d’admettre a cité de cette

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