‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 73 sur 255 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

pièces de l’Italie ou de Sjracuse , avec la différence cpie la moitié est indiquée par six globules, et que l'on ne voit jamais le signe S sur aucune d’elles. Les valeurs de 1 et de 3 onces sont indiquées sur les pièces plus récentes par le signe I et par le P grec. Les pièces qui nous ont été conservées indiquent assez les nombreux changements que subit le système monétaire dans ces contrées; ainsi on a des bexan tes du Ilruttium dont la valeur en argent est d’environ O'Vlâô et qui pèsent jusqu’à 18 grammes, ce qui leur donne une valeur réelle à peu près égale à la moitié de leur valeur nominale, tandis que les anciennes pièces de cuivre n’ont matériellement aucune valeur intrinsèque. Ce fait (l’augmentation du poids des pièces de cuivre) se retrouve en Sicile et en Égypte. On ne peut pas l'attribuer à l'influence de la monnaie de cuivre italiote, et on peut facilement l’expliquer autrement. Dans l’origine les pièces de cuivre n’étaient frappées que rarement et dans des cas de grande nécessité; on les considérait plutôt comme des signes représentant une valeur que comme une véritable valeur, on peut les comparer à des monnaies obsidionales ou des assignats. Quand plus tard leur emploi fut tout à fait adopté dans les systèmes monétaires, et quelles commencèrent à être frappées en grande quantité et régulièrement, l’ancienne habitude de ne considérer comme monnaies réelles que celles qui avaient une valeur intrinsèque, fit augmenter leur poids, et elles devinrent ainsi à cette seconde période une espèce de milieu entre la monnaie réelle et la monnaie de confiance. Enfin lorsque , dans la suite , la transformation continuelle des monnaies amena petit à petit la dépréciation matérielle du cuivre, les pièces de cuivre redevinrent un signe représentatif sans aucune valeur intrinsèque. Les monnaies de Rhegium nous font con-

Le* pièce»

de cuivre pins récente» plu»

farte» que les anciennes.

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monnayé.

Variation» de U monnaie de cuivre de Uheglum et «arfrappea.

ISS I.NTROnUCTlOX HISTORIQUE.

naitre la suite de toutes ces variations ; ainsi les dernières pièces de cuivre valant 5 onces, pèsent trois fois moins que celles de 2 onces du Rruttium d'une époque antérieure; les anciennes pièces de Rhegium de 5 onces, sur lesquelles on voit une divinité assise , sont plus grandes et à peu près deux fois plus pesantes que celles qui ont pour type Minerve debout. Les pièces de 4 onces marquées de quatre globules sont plus grandes et trois fois plus lourdes que celles dont la valeur est indiquée par le signe llll. Chacune de ces transformations se retrouve aussi sur les pièces de 3 onces au type d'Hygie. Ces changements expliquent la fréquence des surfrappes que l'on remarque dans la monnaie de Rhegium. Parmi les pièces gravées dans l’ouvrage deCarelli trois au type de la tête d’Apollon avec le trépied au revers et sans marque de leur valeur ont été surfrappées pour devenir de grandes pièces de 3 onces; trois pièces de h onces marquées de quatre globules ont été surfrappées i»our devenir des pièces de 5; enfin huit pièces de h onces au type de la lyre sont devenues des pièces de même valeur avec la divinité debout. Ces variations de la petite monnaie analogues à celles qui eurent lieu en Sicile (1), ne sont, du reste, que des modifications sans importance réelle, et il ne faut pas les confondre avec ces révolutions monétaires qui modifient l’unité de compte, comme la suppression de l’as libral à Rome, comme la réduction de l’argent à Syracuse, sous le règne de Denys, et même comme cette crise monétaire du Bruttium et de la

(I) Ainsi l.eake i IruuJar Grctcc, p. 69), donne encore, outre l'bcuililrlon «mimera «le 111', 08 ( ci-dessus , p. 131), d'autres pièces qui ont aussi la mangue de leur valeur, mais qui, d'après leur lyse, doivent dire plus reventes; elles pèsent 9«',<8 (= 146), S«VÎ3 (= M,S1 et 3*’,C3(=i«).

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