CHAPITRE
Sicile, qui a laissé sur les monnaies de cuivre de Rhegium et des Mamertins des traces si profondes.
Parmi les pièces qui portent l’indication de leur valeur, il en est une qui, par son poids et sa dimension, devrait valoir moins de 3 onces, et sur laquelle on voit cependant le nombre XII en chiffres romains (1). D’après la méthode italosicilienne, les chiffres n’indiquent pas le nombre des divisions de l’unité supérieure, mais le nombre des unités inférieures; le chiffre XII doit donc indiquer douze unités. Or il est clair que cette unité ne peut être que la lilra de eompte, comme nous l’avons vu pour la pièce marquée .’.XIII , c’està-dire la plus petite unité possible; ainsi cette pièce vaudrait le cinquième de la litra d’argent ou 12 litrae de compte. Dans la division originaire de la litra par onces l’existence de pièces d’un cinquième est difficile à justifier, et cependant quand on voit des pièces de 30, 25, 20 et 15 litrae de compte, pourquoi ne pas en admettre aussi de 12?
On peut considérer ce système comme particulier au pays des Bruttiens et à Messine, où il se maintint jusque vers l’époque de la Guerre Sociale; il ne s’appliquait plus, dans les derniers temps, qu’aux monnaies de cuivre. Dans tout ce pays les monnaies des colonies latines de Copia et de Valentia appartiennent seules au système des as ; toutes les autres peuvent se rattacher à la monnaie de Rhegium. Nous pouvons citer celles de Pétélia qui, d’après leurs marques, valent 1 , 2 et 3 onces, celles de la
(I) Rhegium. Télé d'Apollon, ïj tes Dioscuies 1 cheval (Carelll, /oc. ci/., il” 219-222); le poids Tarie de 2*' à I*',7. — Messine. Tète d’Hercule jeune, n Diane marchaut (Minime!, I, p. 259, n* 424 ; I, Suppl., p. 405, n- 305).
Limites
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INTRODUCTION HISTORIQUE
Lucanie qui n’ont pas de marques indiquant leur valeur (1), les nombreuses monnaies de Locres , celles de Vibo . de Medtna, de Nucéria (dans le llruttium). 11 est clair que ces ateliers restèrent encore en activité après que Rome eut centralisé à son profit la fabrication de la monnaie d’argent. Les nombreuses pièces des Mamertins en particulier doivent toutes être postérieures à cette époque, car on y voit leur valeur indiquée en chiffres romains comme sur celles de Rliegiuin.