‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 78 sur 255 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

l'époque la plus récente, qui reproduisent l'ancien type, Taras sur le dauphin, et dont le poids varie de 6*',G à O*',!. Sur ces dernières monnaies on voit ordinairement des noms de magistrats et le sigma des légendes est souvent lunaire.

Les nomes d’Héraclée, qui appartiennent tons à l’époque postérieure à Euclide, suivent les nomes de Tarénte dans les variations de leurs poids; les demi-nomes sont rares, ils ont le même type que le nome entier, et appartiennent à la période des nomes les plus forts; leur poids va jusqu’à 3,r,9. Les nombreuses pièces de Tarente et les rares pièces d’HéracIée sur lesquelles on voit la tète casquée de Minerve et la chouette au revers, sont toutes, ou du moins pour le plus grand nombre, de la dernière époque et ne dépassent pas 3*r,2.

Nous ne connaissons pas de tiers ni de quarts de nomes frappés à Iléraclée, mais seulement des sixièmes , avec la légende archaïque HE; comme il n’existe pas de nomes correspondants à ces sixièmes, il paraît assez vraisemblable qu’Héraclée a été à une certaine époque, sinon tout à fait soumise à Tarente, du moins dans sa dépendance, et que pendant cette période elle n’a frappé que de la petite monnaie. On peut ranger dans la même catégorie les sixièmes qui portent la légende TTEPlnOAON niTANATAN, et qui, comme nous le verrons plus tard , appartiennent à une colonie fondée par les Tarentins dans le Samnium. A la dernière époque, Tarente frappa aussi beaucoup de sixièmes. 11 est probable qu’ils y étaient regardés comme des dioboles et nous pourrions en conclure que dans le même temps, ou peut-être plus tôt, le nome de Tarente était considéré dans cette ville comme un didrachme. Ce qui nous fait faire cette supposition, c’est que le type particulier à ces sixièmes ( Hercule étouffant le lion) est égale-

Kometd'IIcraclc*.

L<*s »lxl>me» d’ IJ raclée et le» dlobolc»

de larentc.

INTRODUCTION HISTORIQUE

Leur poids

Titres de Tnrcnfe ayant pnnr type l« choral on

)n t£te de cliera).

î.n IHra continua h étie frappée.

Explication

de

celte multiplicité de monnaies.

lie

ment celui des dioboles d’or, du système attique, frappés à Tarente. Les dioboles ne dépassent pas en général le poids de l‘r,3, qui est le poids normal de ces didrachmes, et descendent rarement au-dessous de O4', 9.

Nous arrivons maintenant aux pièces de Tarente sur lesquelles on voit un cheval ou une tête de cheval; on y reconnaît l’unité ou diobole, et la moitié de l’unité ou obole. Le type des premières est le cheval ou la double tête de cheval, le type des secondes est une seule tète de cheval. Les premières sont plus rares que les secondes. Nous regarderons également comme des oboles les pièces au type de la diota qui pèsent autant que cellps au type de la tête • de cheval ; mais celles sur lesquelles on voit un vase avec une seule anse seront des demi-oboles, ainsi que celles du même poids qui ont pour type deux croissants.

L’émission des oboles ne suspendit pas celle des anciennes litrae. Celles-ci sont toujours reconnaissables à leur type particulier (la coquille et le dauphin, et plus rarement Taras sur le dauphin) ainsi qu’à leur poids. On connaît aussi, mais isolément, quelques ?pt« d’argent de style récent; quant aux hexautes d’argent on n’en frappait plus, du moins à celle époque.

Ainsi Tarente, à l’époque la plus ancienne et probablement tant que son commerce fut subordonné à celui de Corinthe et de Syracuse, n’a frappé que des litrae d’argent. Plus tard et peut-être par suite de ses relations avec Athènes cette ville émit en même temps des oboles d’or et d’argent. Grâce à la différence minime qui séparait ces deux espèces, on pouvait dans le commerce de détail échanger indifféremment la litra et l’obole. On peut donner une raison analogue à la grande quantité de dioboles qui furent frappés à Tarente; en effet, le diobole de Tarente pesant l*r,3 est,

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