‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 84 sur 255 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

encore quelque temps à frapper de grosses pièces d’argent.

Il existe très-peu de douzièmes avec des légendes en caractères récents; les tiers disparaissent même bientôt, et les sixièmes sont les seules petites pièces qui subsistent encore quelque temps, comme le montre le tableau suivant :

POIDS NORMAL. CHOTOSE. LOCHES. MÉTAPtJNTE.

«r. fr gr. et. ET- %r gr

Le tiers.. . . (2,73) 2,18; 1,90 » 2, 77 (emM 1 ,94 k 1,85

(2 pièces isolées) (avec deux épis)

Lesixième. . (1,36) 1,13 a 0,82 0,69 1,28 à 0,77 j»»* ■■

Le douzième. (0,68) » » » » »

POIDS NORMAL. PANDOSIA. POSIDONIA. SYIWRIS. THCRItM.

ET. sr EP- gr. gr. gr. gr. fr. gr.

Le tiers.. . . (2.73) 2,18; 2,15 » 2,39k2,28 »

(rare)

Lesixième. . (1,36) 1,08 l,14al, 13 1,21a0,97 l,31a0,74

Le douzième. (0,68) » 0,36 » »

A cette époque les dénominations grecques de drachme et d’obole, furent appliquées à ces monnaies comme le prouvent les pièces de cuivre de Métaponte sur lesquelles on lit: OBOAOZ (1). On peut se demander si la principale pièce de cette série doit être considérée comme une drachme ou comme un didrachme, et par conséquent si le sixième est un hémiobolion ou une obole , car il est évident que le tiers a disparu trop tôt pour devenir la drachme comme à Corinthe. La glose d’Hésychius semble donner raison à la seconde hypothèse; elle nous apprend que les Achéens considéraient le didrachme

(1) Eckhcl (Docl. num. tel., I, p. ISO). Le poids est de 8<',67 (=9 trappes!, S acinl, Minervini, Osservazioni numismatiehe, p. 128, exemplaire de la collection Santangelo); 8<’,42 (=164, Carelll, Ikscr., n* 170, pl. CLVI1I, n- 162); T*',9ô ( = ISA, CSrelli, ibid., n” 171). ’

Noms prot'* applicables a res monnaies.

INTRODUCTION HISTORIQUE

(c’esl-à-dire la pièce qui , d'après les poids attiques, pouvait paraître un didrachme) comme une drachme forte (I). Cette donnée est encore confirmée par le type des tiers de Métaponte d’une époque récente, et qui nous sont parvenus en petit nombre, sur lesquels on voit deux épis, ce qui les caractérise assez comme diobole3, tandis que le sixième n'a qu’un seul épi et représente l’obole (2).

Dans aucune des colonies acliéennes nous ne trouvons de traces du système de la litra ; les pièces de cuivre, dont nous avons parlé plus haut et qui portent la légende OBOAOJ, prouvent d'ailleurs surabondamment que l’unité de compte était la drachme et non la litra; les monnaies de cuivre dans les colonies acliéennes comme à Athènes n’ont jamais été que des monnaies de convention, elles n’v ont jamais été fort nombreuses, et n’ont probablement été frappées que vers le commencement du v* siècle de Rome (3). Aucun auteur ne parle du talent de cuivre des

(1) Hesvchius. V. Ila/ï.g êpx/pü xi StSpayyuv À/iiot. — Dœckh ( Met. Vnters., p. 81 ) applique ce texte à la drachme d’fcgine; nous croyons qu’il se trompe, car celle-ci pouvait hieu être appelée une drachme furie, maison ne pouvait pas en faire un didrachme.

(2) Minervlni (Oss. num., toc. cit.) conjecture que le «igné O qui se voit sur quelques fractions de la monnaie d’argent de Métaponte (cf. aussi Csrelll, toc. cil., n" 27, 28, 29) slgnlfle également obole 6’1I en était ainsi , il n’y aurait plus do doute 4 conserver. Malheureusement 11 doit nous en resler, parce que nous voyons le même signe sur plusieurs nomes de Métaponte (Cnrelli, ib\d., n" 53), et que d’ailleurs l’indication de la valeur se voit rarement sur les monnaies d’argent et n’y était pas indispensable. Nous ne connaissons pas le poids des petites pièces d’argent dont le ty pe est un trépied au droit avec l’indication do la valeur H au revers, et du reste sans légende; si, comme nous le supposons, ce poids permettait de les classer parmi les douzièmes et les dixièmes, nous aurions la preuve que ce sont véritablement des hémloholes on des hémilitrae, et que la pièce principale de la série est le didrachme.

(3) Nous avons vu ci-dessus (fl et S 8 ) que quelques villes de la Grande

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