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Système monétniro des Grecs do la Carapnnio. — Litra campaniennc.
Les monnaies de la Campanie diffèrent radicalement de celles de Tarcntc et des colonies aebéennes. Les plus anciennes ont pour type un lion dévorant une proie et un carré creux au revers; elles ont été avec raison attribuées à la colonie phocéenne de Vélia, elles pèsent de 3*T,93 îi 3'r,<56, et valent évidemment le tiers de l’ancien statère perse d’argeot ou tridrachmon ; ce tridrachme lui-même ne se retrouve ni dans la série qui nous occupe, ni dans les autres séries grecques. 11 est difficile de déterminer la valeur des petites monnaies de fabrique ancienne qui s’y rattachent, et qui d’après leurs types ont dû être frappées
Grèce et de la Sicile peuvent bien avoir exceptionnellement frappé des monnaie* de cuivre avant la réforme de l'alphabet par Euclide , mais l’introduction régulière de ce métal dan* le système monétaire de ce* contrée* n'eut probablement lieu que longtemps après. En effet, non-seulement nous n'avons pas de monnaies de cuivre de Sybaris et de Zauclc, mais nous n'en avons même pas de bien incontestables de Séllnunte, détruite en ]'nn 345 de Rome (Olymp. xcu 4) de Navos, détruite l'an 351 (Olvmp. xciv-2) de Caulonla, détruite en 3G5 (Olymp. xcvit-4). Les noms de magistrats en caractères osques qui se voient sur les monnaies de cuivre de Lads prouvent que les monnaies de cuivre de Posidonia et de Lads sont postérieures 5 l’invasion des Lucanleus, qui prirent cette dernière ville l'an de Rome 3G4 (Olymp. xcvii-3), et la première quelques années plus toi. — Cump. S. Giorgio et Cavedonl ( Bullet. de l'lmt. orc/i., 1847, p. 141) sur l'introduction de la monnaie de cuivre dans la Grande Grèce.
Monnalr»
caoipaaicnci).
Vélia.
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ro»tc!on».
à Phocée, à Vélia et à Marseille. La plupart sont probablement des oboles correspondant à cette drachme; elles pèsent 0*',G5 et au-dessous. Il s’en trouve dans le nombre quelques exemplaires un peu plus forts et qu’on pourrait regarder comme des dioboles (1).
Plus tard nous voyons le didrachtne paiaître en tête de cette série, mais à Posidonia et non à Vélia. Cette série de monnaies se compose alors des trois pièces suivantes :
Le didrachme de /''.GO à 7«r,2G;
La drachme de 3sr,95 à 2*',95 ;
Et l’obole de. . 0*',60 à O(I) * * * 5', 45.
11 est certain qu’il existe plusieurs points de ressemblance entre ces pièces et celles des colonies achécnnes; ainsi, le didrachme se rapproche beaucoup du nome, l’un et l’autre ont le type du revers en creux, et cependant ces monnaies de Posidonia, tant par leur poids que par leur système de fractionnement, appartiennent comme celles de Vélia au système du statère perse d’argent. Ce système fut remplacé plus tard dans ces deux villes par le système achéen, et nous avons déjà vu que les pièces sur lesquelles l’ancien type de Posidonia se trouve réuni à celui de Sybaris sont taillées d’après l’ancien système aebéen. On peut en dire autant des monnaies de Vélia qui ont une légende et qui sont d’une époque plus récente (2).
(I) Otte observation s'applique surtout aux monnaies de Marseille ayant
pour type la tête d'Apollon et la roue (L. de la Sauseave, Sum. de la Gaule
S'orb., n** 11-16) On peu! les diviser en deux séries distinctes, l'une pesant
0*', 90 (quatre exemplaires} et C^O, l'autre deO'r,47 et 0‘r,37. Il en résulte que les petites monnaies qui ont le même type que les grandes et qui pèsent de 0»',804 O^.W-SO sont des oboles et des dioboles. On les trouvera 4 l'annexe E.
(î; On doit évidemment regarder comme un statère du -ystème phocéen