‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 89 sur 255 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

«aie de cuivre de la Campanie; quelques-uns des plus anciens ateliers, et en particulier celui de Cumes (supprimé lors du sac de cette ville par les Campaniens, l’an 331 de Rome), ceux de Phistélia, d'Allifa, de Nucéria, n’ont jamais émis que delà monnaie d'argent (1); à Nola les pièces de cuivre sont plus rares que celles d'argent (21. Plus tard, au contraire, vers le commencement du v* siècle de Rome, on fabriqua dans la Campanie, beaucoup de monnaies de cuivre , et il y a même des ateliers qui n’ont jamais employé un autre métal. On est étonné de voir un si grand nombre de pièces de cuivre dans la Campanie et du long espace de temps qu'a duré leur émission, tandis qu’elles sont si rares dans les pays voisins, comme à Tarente et dans les colonies achéennes. L’adoption du système de la litra par les Campaniens, à l’exemple du Bruttium et de la Sicile, nous semble être la seule explication possible de cette espèce d’anomalie. Naples est la ville qui fournit le plus de pièces de cuivre ; après Naples nous trouvons Calés (depuis A2 0). Suessa (depuis AA1), Bénévent (depuis A86), Aesernia (depuis AQI), Téanum, Compultéria, Nucéria, Calatia, Aquinum et Aquilonia. Beaucoup de ces pièces, en particulier celles de Naples, Suessa, Calés, Aesernia, Compultéria, Teanum (avec la légende osque), ont toutes le même type (Tète d’Apollon, k taureau à face humaine) . et très souvent avec la légende 12 qui n’a pas encore été expliquée. Ces pièces datent probablement, pour la plupart, de la seconde moitié du v* siècle de Rome, $

(1) Les seules monnaies qui aient été trouvées dans la nécropole de Lûmes, que tout prouve d’ailleurs appartenir à l’époque osque, sont des pièces napolitaines de cuivre (Fiorelll, Mon. Cumani parte IV, p. 13).

(2) Avelllno, Optucoli , IF, p. 53. Sur les drachmes et sur les pièces de cuivre, ou voit les lettres Ml entre 1rs jambes du taureau.

Monnaie* d« cuivre <1ana U Campanie.

1<ÎC5 INTRODUCTION HISTORIQUE,

car il en existe quelques-unes d’Aesernia, mais en petite quantité. Les pièces au type de la tète de Minerve avec le coq au revers, frappées à Teanurn, à Calés, à Suessa. à Calatia, ii Aquinum et à Télésia, doivent être encore plus récentes; celles de Teanum ont même une légende latine. Nous ne savons pas au juste combien de temps a duré cette émission de pièces de cuivre, mais nous ne doutons pas quelle ne se soit prolongée longtemps encore après l’an A85 de Rome ; cependant la forme ancienne des lettres dans les légendes latines ne permet pas de les faire descendre tout à fait jusqu'à l'époque de la Guerre Sociale (i).

(I) Dans le pays des Marses, non loin d'Anlinum, auprès du village neluel de Morino, entre Sora et Avenano, on a découvert, il n’y a pas longtemps, un dépôt contenant environ 300 pièces de cuivre, la plupart de fabrique campanienne. Le P. Garrucci {Bullet. de l'Iml. arch„ tSGO, p. 132 et suiv.)

en a donné la description.

Ce dépôt contenait des monnaies

D’Arpt, Cheval, Taureau Très-usées.

De Naples, Taureau A face humaine Usées.

De Compultéria, Taureau. » — »

De Calés. » h . ,.

De Suessa. " » » — »

Campaniennes.avecla légende ROMANO, Tète de cheval. Usées.

Id. — — Lion »

Id. — ROMA. Tête de cheval. »

Id. — — Cheval »

Id. — — Pégase »

Id. — — Chien »

D’Aesernia. Tête de Vulcain. ij Ilige En bon état.

De Suessa. Tête de Minerve. 15Î Coq »

De Teanum. Id. id. — »

De Calés. Id. id. — •

Des sextans romains de la série onciale (forte) sans indication de. la valeur, mais du reste semblables aux sextans

ordinaires Très-bien conservés.

Celte trouvaille confirme parfaitement les données chronologiques que

Page 1