NOMS ET EMBLÈMES DES MONÉTAIRES
Les signes varient suivant les époques. Ainsi, les symboles sont fréquents à dater de laGuerre Sociale {n^* 163,189,192, 208,212,213,215,216,221-228); quant aux lettres, elles appaitiennent d'abord àFalphabet latin (n"" lik6), quelquefois à l'alphabet grec (n"»* 168,202,203,207,208,230,267,270). Puisviennentlesmon(^ammes(n"163,212,227,270),etsur les pièces groupées sous le n"" 23i on trouve une série de syllabes latines, BA.BE.BI.BO.BY, etc., jusqu'à VA. EnCn, depuis la Guerre Sociale, on rencontre des chiffres romains (n- 208, 212, 213, 215, 216, 218, 221 etc.), et parfois des chiffres grecs (n- 215,257). Souvent lorsqu'on faisait des émissions considérables, le même monétaire employait différentes sortes de signes. La raison pour laquelle on évitait dans Forigine d'employer les chiffres romains comme signes distinctifs était sans doute la crainte qu'on ne les confondit avec les chiffres indiquant la valeur, qui n'étaient pas encore tout à fait tombés en désuétude. Poiu: des raisons analogues les lettres de l'alphabet latin étaient souvent accompagnées d'un ou de plusieurs points groupés dans diverses positions. Ces points ne servaient pas précisément à multiplier le nombre des coins ; ils étaient destinés plutôt à établir une distinction entre les signes et les lettres initiales de la légende. En général l'ancien alphabet latin de A jusqu'à X est employé de préférence. On voit aussi les lettres Y et Z sur quelques deniers quine sontcependantpaslesmoinsanciens(n'''186,216,255) .
Borghesl pour les lettres D. et M. qui se trouvent dans le champ d'un denier de César ayant pour légende COS.TKHT.DItT.ITER.AVGVR.POM.MAX. Cependant on trouve les mêmes lettres D. ou M. tantôt seules, tantôt accompagnées de chiffres inférieurs, sur les pièces de L. Titurius Sabinus, sur lesquelles on voit également la série des chiffres romains depuis J jusqu'à CV (ooy, le o* 215). Il n'est donc pas douteux qu'elles n'aient une signification numérale.