DISPOSITION DES LÉGENDES
Sur le cuivre» ce n'est qu'exceptionDellement et dans des €as tout à fait isolés que Ton voit le nom de Rome transporté au droit (n" 124,136443,161,163).
Les formules senatusconsuUo^ argenio publico^etc. n'ont lm fbraaut
se £t AP
pas de place fixe. On remarque cependant qu'elles sont du côté du revers sur les pièces les plus anciennes, et seulement plas tard au droit. Une fois on les voit sur les deux faces (n* 268).
Anciennement les emblèmei et les noms des ateliers et des Embi^mMetnoms monétaires sont quelquefois marqués sur les deux côtés JH monëuîre!! de la pièce ( ^ de Luceria n* 8, CA. n*» 12, P. n* 17, et parmi les emblèmes , l'ancre et le bâton à mesurer) ; quelquefois ils sont répartis sur les deux faces (P/T, n* 8; C/M, n* 16). On les trouve rarement au droit (comme sur le n" 8), et très-souvent sur le revers. Plus tard l'usage prévalut de ne les mettre que sur le revers. Tant que le nom du magistrat monétaire n'a été exprimé que par un monogramme, on aimait à le mettre sur le revers des pièces d'argent ; depuis que le nom et Femblëme se trouvent ensemble et que les trois noms se lisent tout au long sur les pièces, le praenomen et le nom de famille sont sur le revers, ïembléme et le cognomen au droit. Cet usage est presque constant jusqu'à l'époque de César. On pourra en juger par les exemples suivants :
Revers. Droit.
No 72 M. ATILl SARAN.
« 76 L. CVP Corne d'abondance.
fc 77 CN. LYCR TRIO.
a 78 M. IVNI Tête d'âne.
« 102 M. BAEBl Q. F. . . . TAMPIL
180 CHAPITRE vni.
Les deux légendes sont en général indépendantes Tune de l'autre, et peuvent se lire isolément ; quelquefois même il serait impossible de les lire autrement, p, ex. : n* 101,
d CVR. F Cûius) TRIG; n-l62, Q. LVTATI Q(uae8tor) CERCO.
<jet ordre n'est interverti que sur quelques deniers de la famille Antestia : C. ANTESTI ^. Chien (n* 74) ; plus tard sur les n~ 200 : M. FOVRl L. F. i^. PHILI et SOO : L. ROSGl ^ FABATL Sur les pièces anciennes , il est rare que les trois noms se trouvent réunis sur le même cdté (n- 76,110,127,168,173), mais ils le sont souvent sur les deniers plus récents. L'usage de mettre le nom du monétaire en son entier J^u droit semble correspon* dre à l'époque où la mention du nom de Rome n'est plus une règle fixe; les premiers exemples que nous en trouvîonssont les vT 180.182,146,154,161,168472,192. Cet usage devient par la suite de plus en plus fréquent
Sur ie cuivre la règle a été beaucoup plus scrupuleusement observée. Le nom et l'emblème s'y trouvent presque toujours sur le revers; et pour cette ndson le nom y a souvent une forme plus abrégée que sur l'argent; quant à l'emblème et au cognomen, ils n'y figurent même pas toujours, tandis qu'on les voit sur l'argent. Les exceptions sont trop rares et trop peu importantes pour être mentionnées. Nous ne citerons que l'as n** 73 :