‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 42 sur 110 · L. SEMP. PITIO, et les pièces de cmvre n" 160 : P. NERVA · texte numérisé non relu

L. SEMP. PITIO, et les pièces de cmvre n" 160 : P. NERVA

Marqntfl parika. Ou voit los marques particulières des ouvriers tantôt

rrttn. ^** *"" ^^^ '® ^^^^* » tantôt sur le revers , souvent sur les deux

côtés à la fois. Ces doubles signes se voient déjà sur une

des plus anciennes pièces (n* 163). Nous renonçons àexa-

miner les détails de ces variations parce qu'elles n'intéressent pas la chronologie (1).

Typei.

Les monnaies d'or des années 537 et suiv. prouven tjp« «• lor. qu'à cette époque la variété des types était encore '*' •^* "'•"^' inconnue. Les types du temps de Sylla, de Pompée et de César sont la reproduction de leurs monnaies d'argent.

a. Le type primitif du denier : tèie de femme avec le T3rp«der*rg«nt.

.«. 9 . • ^ .... -1 D«iiier: droit.

casque atlé^ s est maintenu sans variation jusque vers le milieu du vu* siècle; il n'y a que six ou tout au plus sept deniers avec la marque de leur valeur et le nom de Rome sur le revers, qui s'éloignent de cette règle (n** li6,15iA, 163,164471,179, auxquelson peut ajouter le n* 1 91) ; beaucoup de ces pièces présentent encore d'autres variantes. Ce n'est que plus tard, lorsque le nom de Rome change de place ou qu'il manque entièrement, que l'on voit la tète cas* quée de la déesse Roma remplacée soit par la tète casquée d'une antre divinité, soit par ceHe d'un des ancêtres du monétaire. Toutes ces pièces sont postérieures à l'année 640^ ti^ «t. j..c. mais jusqu'à la dictature de Sylla et même de son temps, à côté des pièces à types nouveaux il s'en trouve qui conservent l'ancien type ( n* 282) ; plus tard on le rencontre pour la dernière fois sur le denier dé L. Rutilius Flaccus,. n* 261. Vers la fin de la République on voit

(1) L'étude des type«, des emblèmes, des divers signes accessoires qui se troaveat sur les deniers et sur les as, sera facililée par le tra?ail de H. le baron d'AUly. B.

182 CHAPITRE THI.

des têtes sur les deux faces (n~ 252, 272, 286,297), ou des types divers (n^ 273,278,297,807), de sorte que toute différence entre le droit et le revers est effac6e»

ïitrerè du dealer. b. Lc rcvers Ic plus aucion de la série d'argent est, comme on le sait, le type des Dioscures* Cependant peu de temps après l'introduction de la monnaie d'argent , avant que l'usage de contre-marquer les pièces de Temblème d'un monétaire ou de son nom eut commencé, avant la suppression du quinaire et la réduction du poids du denier, c'est-à- S17 ar. J..C. dirc avant 537 déjà, nous voyons Diane dans un bige rem* placer quelquefois les Dioscures (n~ 7,22,28, 94) • Ce n'est que vers le milieu de ce que nous nommons la !'• période, et après la réduction du poids du denier, que Ton voit le bige de la Victoire (n* 69), souvent sans emblêmes dans le champ, remplacer celui de Diane* Le remplacement de la Victoire par d'autres divinités, la substi* tution du quadrige au bige et des cerfs aux chevaux (n** 94) semblent devoir être rapportés à la fin du vi' siècle, ou plutôt au commencement du vu*. Nous avons classé ces monnaies dans notre ii* période dont nous fixons le cornue ar. j.c. mencement vers l'an 600.

Dès la fin de cette n* période, on voit des revers tout à fait nouveaux qui ne sont plus ni les Dioscures, ni les biges ou quadriges des divinités (n°» 109, 110, 111), et qui se rapportent plutôt à la famille du monétaire qu'à la République. Les anciens revers se maintiennent en nombre à peu près égal à celui des nou-

18411 iHav.j.^. veaux (1) pendant notre m* période de 620 à 640, mais le nombre de ceux-ci augmente à mesure que la marque indi*

(1) Voir les Annal€9 de Vlnstiiut arch,, 1863. B*

quant la valeur et le nom de ROMA tendent à disparaître. Enfin à la v* période et môme dès le milieu de la iv« (depuis 6h5y mais surtout depuis 650) , il n'y a plus de lo». 104 »? . j. c. règle fixe, et les types sont livrés au caprice des mo« nétaires. Les plus anciens types de ce genre semblent être lacolonne surmontée d'une divinité sur le denierde C. Augurinus(n*10P) , reproduit un peu plus tard par son fils Tiberius (n* 137) ,1a louve sur le denier de SextusPompeius Faustulus (n* 110), le serment des alliés sur celui de Ti. Veturius (n* 111), le portrait de Philippe de Macédoine sur celui de Q. Philippus (n* 142), les types rappelant la Macédoine et l'Espagne siu* les deniers de M. Metellus (n*" 14A) et de Q. Maximus (o'^lAS) , les scènes de combat sur les deniers de C. Servilius (n* 146), de T. Didius (n» 158) et de M. Sergins Silus (n"" 168), les statues équestres et monuments honorifiques sur les deniers de Manius iEmilius Lepidus (no 155) etdeL. Philippus (n» 166), le vote sur celui de P. Nerva (n* 160) , la galère sur celui de Q. Lutatius (n* 162) , la provocation sur celui de P. Lseca (n* 172).

Les types fsdsant allusion à des faits contemporains sont plus rares ; on peut citer dans ce genre celui qui représente les deux questeurs Piso et Gsepio achetant du blé, sur le denier n* 192 (651 à 654 de Rome) ; le denier de la Guerre los 100 et. j. c. Sociale avec la louve et le taureau, n"" 222.

Cependant, malgré ces innovations, les anciens types se conservent longtemps encore; ainsi on voit les Dioscures sur on denierde la Guerre Sociale (n*221 a), et on retrouve même, quoique rarement, durant notre v« période, c'est-à-dire après le milieu du vir siècle, sinon les Dioscures, du moins lesbiges et les quadriges avecDiane, la Victoire et d'autres divinités, mais ils disparaissent vers 690. $i it. j-c

U Vlctorlftt.

•etCercQ.

IH m. J.-C.

18A CHAPITRE TUl.

Les dernières pièces au type du bige sont, si on en ex- Ai Vf. j.c. cepte celles dé L. Flaminius Ghilo, frappées, e& 710, à Trmitationdes antiennes, lesdeniers de FaustusSylla (n"* 269), deL. Axius Naso (n' 283) et de T. Yettius Sabinus (n* S03) ; les plus récents au type du quadrige sont ceux de M. Seau* rus et de P. Hypsaeus (n^*27S, 274), encore qu'ils ne soient pas de l'ancien type, le sujet représenté est le même, mais arrangé autrement et un peu modernisé.

r. Le Victariat. — Son type est tout à fait spécial et diffère entièrement des autres pièces d'argent; il n'a ja* mais varié.

d. Le quinaire et le sesterce ardent dans l'origine le même type que le denier; on rencontre quelquefois le quinaire avec un bige au revers, mus jamais le sesterce. Lors de la nouvelle émission de quinaires, qui eut lieu en 650, on leur donna d'abord le nom et le type des victoriats; de là vient le caractère particulier de cette espèce, caractère qu'elle conserva pendant toute la durée de l'Empire, mid- ^ gré les changements des types.

Enfin, il ne faut pas oublier que l'on rencontre assez souvent des types héréditaires (n** 91 et 101, 60 et 70, 175, 20S; voir n* 48). Ce^ types reproduits par le fils ou le petit-fils du mônét^dre qui les a employés le premier, peuvent souvent par leur aspect et leur ressemblance avec le prototype donner le change sur leur ancienneté. Type, do ertfrt. Sur Ic cuivrc, les anciens types ont été conservés beau^ coup plus fidèlement que sur l'argent , ce que l'on doit attribuer à diverses causes. D'abord la fixité des types était plus nécessaire pour ces pièces que pour celles d'argent parce qu'il fallait qu'on pût les distinguer facilement des autres monnaies italiques du même métal ; ensuite l'é^ m uv. J..C. mission de l'as cessa vers l'an 600 pour ne reparaître

qu'exceptionDellement de 650 à 670 et disparaître encore ^4 k64 ar. j..c. une fois vers 680, époque à laquelle cette grande variété ^* "^ ''•■^' de revers se montre sur la monnaie d'argent. La monnaie de cuivre étant fort ancienne, le type en était pour ainsi dire consacré par le temps et difiScile à changer. Cependant les monnaies divisionnaires présentent souvent des types plus variés» ce qui se voit déjà sur les sextans et les onces de la série de Luceria, malgré son ancienneté (n"" 8). On rencontre parfois sur le revers de l'once, au lieu de la proue, la légende au milieu d'une couronne (n""* 82, 11&, pi. xxvi. n* la. 162), ou bien une corne d'abondance (n"" 1, d'après Riccio, Cat p. 15), puis deux cornes d'abondance (n"" 197), un quadrige (n** 233), un éléphant (r 63), uq chien (n"" 156)« La tôte de Saturne figure également sur l'once, à la place de la tète ordinaire du droit. Enfin sur le revers du quadrans de L. Opimius, le type usuel est remplacé par une massue dans une couronne de laurier (n* 140), et sur celui deTi. Veturius (n^ IH) par un vase à parfum avec le strigile. Ce dernier type avait probablement été choisi parce que le quadrans était le prix ordinaire d'un bain.

A l'époque de la Guerre Sociale, les trois ofiiciers monétaires contemporains, L. Piso Frugi (n* 212), C. Vibius Pansa (n* 216) et Q. Titius (n* 214) adoptèrent chacun des types différents, le premier pour le quadrans, le second pour le quadrans et le sextans, le troisième pour le semis, le trions et le quadrans ; mais ils conservèrent àl'as son ancien type. Cn. Bla^o, au contr2dre,par une exception unique, mit sur le revers de ses as un trophée et une Victoire (n* 163), et modifia seulement le droit du quadrans en re- pi. xxvm, n«9. présentant Hercule avec une tète barbue. Les variations de type que Ton remarque sur les as des dernières émissions,

186 GHAFlTBfi VIU.

telles que deux ou trois proues de nayire au lieu d'une seule PI. XXX. B« 7. (n** 212,216,230) et le remplacement de la tète de Jauua par deux têtes (n^* 214, 228, 230), n'ont pas d'importance pour le sujet que nous traitons. Nous verrons au chapitre des monnaies provinciales quel était le rapport existant entre le denier romain et les pièces de cuivre étrangles au système romain (comme celles des n*»* 167, 189)-

En terminant ce paragraphe, nous émettons le vœu de voir un jour quelque archéologue, riche de science et d'expérience, approfondir l'étude des monnaies de la République. Évidemment on tirerait de Texamen de la coiffure, du vêtement, du style des diverses tètes de divinités quelques données chronologiques qui fixeraient d'une n^nière plus absolue et plus tranchée celles que nous ne faisons qu'indiquer.

Légendes explicatives du type.

On voit sur les HK)numents de style archaïque des inscriptions qui en expliquent le sujet; il en est de même sur les monnaies. Nous rangeons dans cette catégorie le mot Volcanom qu'on lit sur les pièces de cuivre de la ville d' Aesemia. L'immuabilité des types rendait toute explication inutile pour les pièces à légendes latines. Le mot ROMA des monnaies romaines ne peut évidemment pas être pris dans ce sens, ne f&t-ce qu'à cause de la place qu'il occupe sur les plus anciens deniers, où il se trouve toujours sur le revers et à l'exergue, audessous des Dioscures. L'usage d'employer des types variés et arbitrairement choisis par les monétaires, aurait pu amener ce genre de légendes. Cependant il n'en fut pas ainsi dans les premiers moments. Parmi les deniers antérieurs

LÉGENDES BXPLICATITES. 187

à rannée 670, on ne peut en citer que six qui aient de sem* u ar. ^..c. blaUes l^endes en monogrammes ou en initiales : n* 166 ♦=*aMn«K;j n* 177 ?{enates) P(u6Kct); n» 178 P = Apollo eti3t=Lare{i); n* 188 1(tino) S{ispe$) JA{ater) ^egina) ; n* 206 D(«) V{eMtes) P(ti6Kct); n* 216 A=Ta{liu$); sept autres ont les mots écrits en toutes lettres : n"" 172 PRO- VOCO; n*180 QVIRIN ; n* 191 ROMA; n*197 PIETAS ; n* 201 NVMA POMPIL; n* 208 ROMA VICTRIX; n* 213 SALVS (voyez aussi le n* 110). Toutes ces pièces ne remontent pas au delà du vu* siède. Plus tard les légendes de cette espèce deviennent de plus en plus communes et de plus en plus complètes; elles finissent par se rapporter à des événements presque contemporains, comme sur le denier de M. Scaurus (n*273).

Les légendes sont généralement au nominatif; on peut cit^ comme étant exceptionnellement au génitif les n*' 230 NVMAE POMPILI, ANGI MARCI; n*279 SALVTIS, n* 304 GONCORDUE ou GONGORDIAI-, enfin les pièces frappées à Fépoque de la mortdeGésarou immédiatement après par Palikanus, sur lesquelles on lit HONORIS, LIBERTATIS, FEU- CITATIS, ou ceUes de Pansa avec LIRERTATIS, lOVIS AXVR.

Les légendes qui font partie du sujet même sont à peu près du même genre, mais ne peuvent se classer dans la même catégorie. Ainsi A^.AEMILIO.LEP surlen^'lôS, M. sur le bouclier du n* 146, L.SVLL. FELl. DIG sur le n* 232.

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