‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 44 sur 110 · POEME DES LETTRES · texte numérisé non relu

POEME DES LETTRES

pièces plus récentes pour la plupart de celles qui ont au revers le type des Dioscures (n** 49,^50, 61, 72, 78, 74), même sur deux pièces qui ont la lettre L carrée (n- 41 , 71), unsi que surquelques-uns des plus anciens ft^o^î (n** 60,62, 63). Plus tard la forme A ne se voit plus du tout (1), excepté sur un denier de la Guerre Sociale (n* 222) ; elle disparaît donc de l'alphabet monétaire dans le courant du vi* siècle. On sait qu'elle a été conservée plus longtemps dans l'alphabet des inscriptions ordinaires.

Les autres formes de l'A (n* 2) et l'A grec, usité surtout dans les monogrammes (n*«26, 48, 61, 68, 120,178,283), n'offrent pas d'intérêt pour la chronologie.

La lettre Kne se voit que devant l'A. Ainsi, nous lisons jra(n* 13) , alternativement avec Ca (n*12) ,— excepté quand le mot est dérivé du grec comme dans le n^ 9, — et dans le moiMaïeni (n* 258). Le nom de Palikanus est écrit par un K sur tous les deniers de ce monétaire du temps de César.

La forme P est plus fréquente que L dans les premiers temps. On la voit sur les pièces de Luceria (n* 8) , dans les monogrammes V (n* 29) , C/Ç (n-87) , W (n* 84) , BAf (n* 58) , W à cdté de K (n« 27) ; de plus dans C.Àl (n' 33), L. Antes. Grog, (n* 129) , M. Atili Saran. (n» 72) , etc. Nous pourrions pousser cette énumération beaucoup plus loin, mais nous ferons remarquer que la lettre L se trouve sur des pièces anciennes en même temps que P; puis plus tard on trouve V sur des pièces relativement récentes, de sorte que la forme

(1) Nous doutons fort que la forme A se trouye rëellement sur le d* 98. U est en effet très-difficile de constater la forme véritable de cette lettre sur les exemplaires en mauvais état. Quant aux as, nous aimons mieux ne pas «0 parler à ce point de vue, parce que nous n'avons pas assez de documents sous les yeux pour nous renseigner exactement.

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pointue de cette lettre n'est pas un critérium infaillible d'an* cienneté (1), quoique en général ^ soit plus fréquent dans le Yi* et L dans le yu* siècle.

0 est souvent plus petit que les autres lettres sur les pièces anciennes, ainsi que dans l'anden alpbabet grec; mais cette remarque est sans utilité pour la chronologie, car on rencontre aussi de petits 0 dans le tu* siècle, par exemple sur le denier n* 165.

P carré appartient surtout aux pièces anciennes, mais on le retrouve encore isolément sur quelques deniers de Lentulus (n'' 207). et de Metellus Plus (n« 2&8). Le P fermé, de l'alphabet plus moderne, ne se rencontre jamais sur les monnaies» si ce n'est sur quelques pièces d'un travail négligé.

Y ne se voit que dans Ypsœ (n"" 27 h) , et il est très^souvent remplacé par V, comme dans les formes Hupsaeus (n* 27}), Eruc (n« 287) et SibuUa (n* 294). Ensuite Y figure dans quelques séries de lettres, comme nous l'avons vu p. 177. Lettret numérales. Lo sîgDQ 4, veut dire cinquonlô (n'* 19, 212, 262). 1 qui a la même signification (n^"' 227, 230, 231, 232, 23A, 2il, 2A9, 253, 263, 265, 270) est employé sur les pièces 84 «T. j.^. frappées après l'année 670, mais depuis lors beaucoup plus souvent que le premier. On le voit en particulier sur les deniers de Jules César. La forme L ne se rencontre jamais sur les pièces de la République comme signe numéral ; le quinaire de M. Antoine frappé à Lyon est probablement le premier exemple que nous en ayons.

Les chiffres sont rarement placés de manière à avoir une valeur soustractive ; cependant on peut en citer quelques

(1) Annalex de V Institut arch., 1863.

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