V. — S. Niccoio di ViUola
Enfin nous avons mentionné les restitutions de l'époque impériale et indiqué les pièces contremarquées par les empereurs.
Il*' [Pour rendre Tétude et la comparaison plus faciles, j'ai eu soinr de mettre en marge les numéros des planches sur lesquelles j'ai réuni des exemples du monnayage républicain à ses différentes époques. A la fin de chaque article je renvoie aux planches de M. Cohen, souvent aussi à celles de M. Riccio, lorsque les pièces citées ne se trouvent pas dans l'ouvrage du premier.] B.
12° Les notes contiennent des renseignements sur les magistrats monétaires et sur leurs familles. Il est certain que l'identité du monétaire avec tel ou tel personnage historique ne peut être mathématiquement prouvée, surtout pour les pièces anciennes où la qualification ne suit pas le nom des magistrats, même quand on connaît parfaitement leur filiation. Par exemple, nous connaissons très-bien la généalogie de la famille DomUia^ mais il n'est pas facile de déterminer auquel des Cn. Domitius^ très-nombreux à chaque génération, peut appartenir telle pièce en particulier. L'hérédité des mêmes noms dans les familles et la rareté des noms propres sur les monnaies rend la détermination de l'individualité très-difficile. Lorsque l'âge d'une monnaie est suffisamment déterminé par des considérations probantes,
on peut, par induction, trouver l'individu auquel elle doit être attribuée; mais nous nous sommes eflbrcé de nous abstenir de ces inductions incertaines et trompeuses. Les recherches antérieures ont été utilisées, cependant nous ne les mentionnons que dans le cas où elles contiennent quelques renseignements de plus qu une simple nomenclature de noms semblables à ceux qui se trouvent sur les monnaies.
Rësnméâoaiytiqae Nous dounous ici, pour plus do clarté, le résumé de notre tableau chronologique.
du tableaa cliro nologiqae.
2«8.iM. ar j .c. I" PERIODE, QU de Rome 486 à 600? (n«» 1-90).
Séries. Les monétaires de cette période frappent indistinctement des pièces d'argent et de cuivre, les autres des pièces de l'un de ces métaux seulement.
Pied monétaire. Tous les deniers taillés sur le pied de 72 à la livre sont groupés sous les n*»* 1 à 6. Les deniers de 80 à la livre commencent avec le n* 6, ainsi que le premier changement du revers. Du n* 20 au n<» 28, les as pèsent sensiblement plus d'une once.
Indicaiion de la valeur) sans changement pendant toute
et nom de Rome. ) la durée de la période.
Types du denier : Tète de Rome avec le casque ailé. ^ Les Dioscures à cheval. Ces divinités sont d'abord l'unique type du revers ; depuis le n* 6 elles sont quelquefois remplacées par Diane dans un bige et, à partir du n<» 59, par le bige de la Victoire. Le type de la monnaie de cuivre reste invariable. ^
Forme des Lettres : A se voit dans le nom de Rome jusqu'au n* 58, et alternativement avec A depuis le n« 59, surtout pour les noms des monétaires. La lettre L carrée se trouve à côté de Ir pointue.
Fabrique. Le denier avec remblème de la roue est le seul qui ait le bord dentelé. Proportionnellenïent les victoriats sont plus épais que les deniers.
Classification et dates. II est difficile de fixer au juste la fin de cette période.- Nouai savons qu'en 537 le poids du 2i7âv.j..c. denier fut affaibli, et le monnayage espagnol prouve que jusqu'en 548 on n'avait apporté que peu de cbangements 20e av. j..c. au monnayage primitif.
Nous réunirons donc :
Dans une 1" partie toutes les pièces de fabrique ancienne dont on peut fixer la date de 486 à 560 (du n* 1 au 2G8îi204av. j.c. n** 58).
Dans une 2' partie celles qui, sans présenter de modifications importantes, sont cependant plus récentes et ont dû être frappées de 550 à 600 (dun* 59 au n" 90). 204k 154 ar.j.c.
IP Période, de 660? a 620? (n" 91-118). U4.i54 ar. j. c.
Séries. L'émission de l'as est suspendue, on ignore si ce fut par une décision légale ou simplement par la désuétude. Nous sommes arrivé à constater ce fait curieux sans l'avoi/ soupçonné d'avance , sans même avoir eu l'idée qu'il en fût ainsi, uniquement par la constatation de l'état matériel des deniers contenus dans le dépôt d'Oliva et de leur classement suivant le degré de leur conservalion.
La marque de la valeur se maintient sans changement; seulement sur les deniers n** 95 à 99 le chiffre XVI remplace le chiffre X.
Le nom de Rome occupe en général le revers (excepté sur le n*96, qui présente une anomalie). Sur la fin de cette période, les monétaires M. Fannius et C. Augurinus (n** 108 et 109) sont les premiers à le mettre au droit.
Types : Celui du droit ne change pas encore; sur le revers les trois anciens types (les Dioscures, le bîge de Diane et celui de la Victoire) alternent, dès le commencement de la période, avec les quadriges d'autres divinités. On voit sur trois deniers (n°' 109, 110 et 111) des revers entièrement nouveaux et dont le sujet semble tiré de Thistoire particulière de la famille du monétaire.
Forme des lettres : On se sert, pour indiquer la valeur, de rx ancien, et non encore de l'X barré.
Date et classification : Nous ne pourrions que répéter ici ce que nous avons dit plus haut et anticiper sur ce que nous dirons bientôt, de la difficulté d'attribuer à des personnages connus dans l'histoire les noms des monétaires. On verra cependant que ce groupe peu nombreux ne peut If^ être placé que dans les premières années du vu' siècle.
M. Zobel ne trouve pas une grande différence entre l'état de conservation de ces pièces et celui des dernières pièces de la T" période ; nous les plaçons en tête de la seconde. Ensuite viennent celles qui portent le chiffre XVI. Depuis le n** 103 la différence avec les pièces de la première période devient sensible»