‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 53 sur 110 · EMBLÈMES OU SYMBOLES (1) QUI SE TROUVENT SUR LES PIÈCES · texte numérisé non relu

EMBLÈMES OU SYMBOLES (1) QUI SE TROUVENT SUR LES PIÈCES

Abeiileiyoy. Mouche).

Ancre. — Aureus de 60 sesterces.

— Denier v^ Dio8cures4«%35(Borghe8i, belle conservation). — As, bemis, trlens, quadrans, sextans, once. L'as varie de 41»' à 12^; il y a probablennent deux séries. — Pour le Iriens, voy. Rircio, Cûf., p. 8.

Ane. — As du pied oncial (un as de 22«^ dans Rlccio, Cat., p. 7).

Autel allumé, — Viclorial (Riccio, Cal., p. 24).

Bâton ou plutôt toise à mesurer {verga o piuttoslo decempeda, Borghesl). — Denier 4«%40 (belle conservation ; la toise à mesurer est sur le revers, Borghesi); 3«%60 (belle pièce, Temblème sur le côté droit, Borghesi) ; 3«%68 (très- belle pièce, l'emblème sur les deux faces, Borghesl}. — Vicloi iat 2»%85 (très-beau, Borghesl).

Le même emblème nu droit et une

palme sur le recers. — Denier i( Dioacures 3»',56 (belle pièce, communiquée par Borghesl).

Le même emblème au droit, sym* bole inconnu sur le revers. — Denier î^ Dioscures 3«',05 (endommagé, communiqué par Borghesi).

Bdton noueux, tantôt au droit, tantôt sur le revers ou sur les deux faces.— Denier fDioscurcs). — Victoriat. — Quadrans et sextans (Pied oncial.»). Pour le sextans, voir Riccio, Cat., p. 9.

Bâton augurai (Lltuus; badone Qugurale ricurvo in piedi). — Denier ij) Dioscures. Voyez Riccio, primo suppl. p. 3.

Les deux bonnets des Dioscures.

As, semis (Pied oncial; as = 29«')- — Sur le semis, voy. Riccio. Cat., p. 207.

Bonnet de flamine. — Denier i^

(4) Le type des victoriati» et des pièces de cuivre est le type ordinaire. Quand la source n'est pas indiquée, le renseignement a été pris dans Riccio [Monete di fam.y p. 255-26i).

I" Période. — N» 8.

Dioflcnrea Sf'.Ob (Pièce endommagée, BorgtkeÊl,)Hiec\Ofprimosupplemento, p.».

Bonnet lauré. — Denier, victoriat»

as, semis, triens, qnadrans (Pied oneial très-fort t). Pour le semis et le triens, voy. Rlceio^ Cat, p. 7 et 8.

Boisseau à mesurer le 6/^.— Victorlat2c,88 (bel exemplaire, Borghesi).

Bouclier et /tYtiti«(trompette)en sautoir t emblème de la famille Decid^ le nom de DECIVS MVS (au droit) se trouvant sur la restitution de cette pièeeparTnJan. Il n'estplnsfait mention de cette famille après le V« siècle ; Cicëron {Philip, XI, 6, 13; XIII, 13, 27} dit, conmie par ironie, de P. Decius, qu'il prétendait descendre des Decii Mures, — Denier fll Dioscures ^t\X (assez beau, Borghesi).

Bouclier rond ou carré (Ricclo, Monet. difam., p. 260).— Denier i^ Dioscures.

Bouquetin (cflprone), voy. Chamois.

— As, semis (Pied onclal? RIccio, Cat., p. 9.)

Branche de laurier, — Denier jf Dioscures if,Gi (magnifique conser- Tation, Borghesi), As sextantalre, à ce qu'il parait. — [Le denier nous a été communiqué par Borghesi; sur Pas,yoy.RIcclo, Cat. p. 5.]

Caducée, — Denier ^ Dioscures h^fSl (Borghesi, magnifique conseryation);4<%20 (t6t<f.,beau); as,triens, quadrans, sextans.— Pied sextantaire.

Casque avec un cimier en forme de faucille. — Denier q) Dioscures 3" (osé, Borghesi); yictorlat 2^,72 (beau, Borghesi). As probablement du pied onclal fort.

Casque surmonté d'un croissant, — Denier ^ Dioscures. -> Quadrans (Rlcclo, Ca^, p. 8 et 22). .

Cep de vigne chargé de raisins. — As, suivant toute apparence, du pied oncial (2 as de 27^ chacun).

Cercle coupé de deux lignes qui forment un triangle dans le bas. — Denier ^ Dioscures (RIccIo, ITone^ di fam., pi. LXVIÏ, n* 1).

Chamois [Camoscio o capra selvaggia, RIccIo). — As^ semis, quadrans, du pied oncial fort (RIccIo, Cat,, p. 7, 9, 10). C'est probablement le même symbole que Ton a indiqué quelquefois sous le nom de Bouquetin^ quoique dans l'ouvrage deRIccio les deux symboles se suivent.

Cheml debout, ^As^ probablement du pied onclal (Ricdo, Cat,, p. 7).

Chien debout. Emblème de la fa* mille Antestia. — Denier jf Dioscures 3^,80 (beau, Borghesi); victorlat, 2(^,15 (beau, Borghesi) ; as, semis.

Pied oncial fort {Semis dans Ricdo, Cat., p. 7. — Ollvieri).

Chouette. — Denier ij) Dioscures 3>',76 (bel exemplaire, Borghesi).

Comecfa^omftmce.— Denier ijf Dioscures A*' (beau, Borghesi).— Victorlat 3*%07 (très-beau, Borghesi), as, semis, quadrans; probablement du pied sextantaire. (Semis dans RIccIo, Cat,, p. 207 ; quadrans, ibid., p. 8).

Couronne, — Pièce d'or de 60 sesterces. — Denier ^ Dioscures A^, (bel exemplaire, Borghesi). — As, semis.

Pied sextantaire (moyenne de 4 as

Croissant. — Denier ^ 1« les Dioscures 4>',65 (très-belle conservation :

mezza luna fra le teste dei Dioscuri,

Borghe6i);4c')23 (très^Ile conservation iC fraie teste dei Dioscuri, Borghesl ; Riccio , Mon. di fam. p. 2C0.) 2* Diane dans un char attelé de cerfs (n« 94). Victoriat 2«%50 (belle pièce, Borghesi). as, semis, sextans: suivant toute apparence du pied sextantaire et deml-oncial (un as 41 <% d'autres à ce qu'on dit de 50^ et de Uf^). Il y a aussi des trions et des sextans avec la lettre C, qu'on doit peut-être rattacher à cette 8érie(Riccio, Cat,<i p. 19).

Croix oblique X' — Trions (Riccio, Cû^,p. 207).

Dauphin, — Denier ^ Dioscures 3«',22(Borghe8i, ex. usé). As, semis, quadrans. — Pied onclal (un as de SO»»).

Tête d'éléphant. Emblème des Metellus. (Voyez ci-après n« 136.)

Épée gauloise. — Denier^ Dioscures. — Victoriat 3«',33 (très -bel exemplaire, Borghesi). — As, peutêtre du pied oncial fort.

Épée recourbée, — Denier i^l Dioscures 4»* 45; 4«', 37 (tous les deux très-bien conservés, Borghesi). Victoriat, as. trions. —Riccio, p. 260 cite le denier; Capranesi a publié les autres dans les Ann, de Vlnst, arch, 1842, p. 129.

tpieu de chasse. — Denier (Borghesi, Dec. , XVII, p. 22; CEuvr. compl., t.lï, p. 299).— Victoriat 3^,30 (bel exemplaire, Borghesi).

Épis. — Denier t} 1" Dioscures 3»',60 (Borghesi, Dec., XVII p. 18).

2» Victoire dans un bigc. — Victoriat 3«',04 (Borghesi). — Quinaire f) Dioscures 1*%85 (Borghesi).— As, semis, trions, sextans, once. Pied oncial fort (un as = 39»).

Étendard (bandiera svolazzante).

— As du pied oncial (?).

J^/ot/tf.— Aureus de 60 sesterces.— Denier ^ Dioscures 3s',90 (bel exempl.

Borghesi). As, semis, quadrans.

Pied oncial (moyenne de 3as,=24>').

Fer de lance (posé horixontalement) — Denier^ Dioscures 3«',S5 (très-usé, Borghesi).— Victoriat 2«',90 (Borghesi, Dec., XVH, p. 8). — Quinaire 1«',92 (Boigheii, loe. ci/.)— As, Bêmls, quadrans, seitans. Pied ondal (as deSli*).

Fer de lante (?) (posé perpendiealairement) —Denier vj) Dioscures (Riccio, Ca/., p. 22; pi. III, n« 1).

Fleur. — Denier fll Dioscures.

Feuille de vigne. — Trions î (Riccio, Cat., p. 10).

Foudre. — Denier ^ Dioscures. — Victoriat 2«',33 (beau, Borghesi). — Quadrans. — (Denier dans Riccio, Cat., p. 22, pi. III, n*" 2; le quadrans ibid. p. 10).

Gouvernail. — Denier 1^^ Dioscures 3<',75 (belle pièce, Borghesi). Riccio, Cat., p. 22, pi. m, n» 8.

Gouvernail et oiseau. — As du pied onclal (un as = 26^).

Grappe de raisins. — As du pied sextantaire d'après Riccio, Cat., p. 5.

Griffon. — Décrit quelquefois sous le nom de Pégase ou de Sphinx. Denier ^ Dioscures 3«',8S (très-beau, Borghesi). — As, semis. Pied oncial (moyenne de 5 as = 23<').

Insecte. — Trions (Riccio, Cat., p. 8, 10).

Lion. — As, semis. Pied oncial.

Louve allaitant les jumeaux. — As, trions, sextans. Pied oncial fort

I" Période. — N* 3.

(moyenoe de 3 as =30c).— Trleos et sextuiB (RIoeto, Cat., p. 8, 10).

Marteau, ^ As, aemis, triens. Pied oDcial à ce que l'on prétend (Riccfo, Ca/.,p.l6a,D-7,8,9.— Cohen,p.â42).

Marieau et bormet de Fiamine. Où fattriboe ordinairemeot au Pootife €• SemproDlos Taditanasi Prétear en 6&7 (Tlt Uv. XXXIII, i2. Voy.

Cavedonjf Bullet, de VItut, arch, 1844^ p. Xî); cependant cette série parait être plus ancienne et remonter au delà de 537.— Denier (Dioscnres, Coben, pL XLIU, n* 3) : if A (Gab.

de Berlin) et Ss'^M (fruste, Borgbesi).

— As (Cohen, pi. LXX, n* 3), semis, triens, quadrans. Pied sextantaire (moyenne de 5 as = 48>')* — Qqa* drans, Gapranesi, Ann, de Flnst.

arch. 1842, p. 130.

Massue. — Denier jf Dioscures 4^,30 (Borgbesi, très-belle pièce). — Yictoriat 2(%24 (belle pièce, Borgbesi).

— As, sextans. Pied sextantaire (moyenne de 4 as = 53*^.

Mouche. —Denier 1^1 Bige de Diane.

— Victoriat 1»',83 (très-usé, Borgbesi).

— As, triens (l'as de 19^). Olivicri appelle le symbole de cet as une abeille.

Navire. — Denier ^ Dioscures.

(Riccio, Cat., p. 21).

Orei7/e.— Denier^ Dioscures Sk'J?

(bel exempL communiqué par Borgbesi).

Po/mtf.— Denier ^ Dioscures 3«',S1 (conservation passable, Borgbesi).

Papillon. — Victoriat, as, triens.

Pied oncial, à ce que l'on prétend.

Ledenier que donne Riccio, MoneL di fatn,, p. 263, nous parait incertain.

Papillon sur un cep de vigne, chargé de grappes de raisins^ ou bien sur une

grappe. —Ai, semis.— Piedondal d'après Riccio, Cat., p. 7.

Pelle. — Denier i^ Dioscures.

Pentagone. — Aurons de 60 sesterces. — Denier j), Dioscures, d>',71 (beau, Borgbesi). — Victoriat, 2>',64 (beau, Borgbesi).

Porc. — Denier j} Dioscnres. — Victoriat 3»',06 (Pinder, p. 98) et 21^,60 (Borgbesi). As, semis, triens, quadrans. Pied ondal à ce que Ton prétend. — (Triens, Gapranesi, Ann.

de rinst.arch. 1842, p. 130).

Proue de navire. — Denier tf Dioscures 3*',70 (bel exemplaire, Borgbesi). — As, semis, quadrans»

sextans. Pied oncial fort (2 as, en moyenne =:3ls').— Quadrans, Riccio, Cat., p. 8.

Roue à 6 rayons. — Denier ij) Dioscures, bord dentelé, sur le pied de 72 à la livre. Coben, p. 339. — Cayedoni, Saggio,p,2Z; Appendice il, p.

286.— Riccio, Monet. difam., p. 260; Cat., p. 22. — Friediaender dans Koehne's Zeitschrift^ II, p. 186. — Ann. de rinst. arch. 1863, p. 25. — Cavedoni, Nuovi studii, p. 6.

Scorpion. Denier et quinaire (avec le bige de Diane). Quadrans (dans Riccio, Cat., p. 10).

Serpent enroulé. — Denier q! Dioscures.

Taureau debout. — Denier ^ Dioscures. As. Pied oncial probablement (Riccio, Cat., p. 5 et 7, décrit deux as, l'un avec le symbole du taureau debout, comme appartenant au système sextantaire , et Tantre avec le taureau comupète comme oncial.)

Tête de femme. Emblème des Bora' tu Coelites. Un denier de cette ea.

pèce, rostitoé par Trojan, porte sur le droit la légende COCLES; cependant cette famille n'est pas citée parmi les familles sénatoriales après le lY* siècle de Rome^ déserte qu'on est étonné d'en rencontrer l'emblème sur des pièces d'argent. — Denier ^ Dioscures^ troayé à SA. et à SP; 3«',72 (beUe pièce, Borghesi).

Quatre torches (on quatre que»

nouillei, d'après Cayedoni). — Victoriat(comp. Borghesi, i)ec.9 XVII, p. 18; (Euw\ compl,, t. Il, p. 296).^Demiylctoriat avec tète d'Apollon. ^ Victoire cooronnant un troptiée (Moreili. Incertaines^ pi. IV, C— Cavedoni, Ripostigtif p. 156> n* 140).

Tourterelle ou un oiseau à peu près

semblable. — Denier ^ Dioscures. ~ As. — Pied ondal (aif).

Trident, — Denier q^ INosciires.

31^,55 (beau, Borghesi).— Victoriat

Tronçon de colonne, — As. —Pied demi-oncial? (Riocio, Caial,, p. 9).

Victoire couronnant les Dioscures sur le denier, on une pointe de lance snrlecnlTre. — Denier ^ Dioscures ld^,lSf asseibienconserré, Boighesi).

— As/semis, triens, qaadrans, sextans, once.— Pied ondal fort (moyenne de 5as=a32»'.)

Victoire tenant une couronne, de* bout sur une proue ou bien planant au-dessus. — As, semis, triens, qnadrans, sextans, once. Piedseztantaire (1 as ss K^).

917 AT. J..C. h [5] (vers Fan 5S7 de R.)

Légende : ^ ROMA.

Fi.xxii,n«*7,i. Espèces : As, semis, iriens, quadrans, sextans, once avec la marque de leur valeur (1).

Pied monétaire : Triental réduit L'as varie de 2 onces à 1 once et au-dessous (2).

Type : Ordinaire. Les emblèmes sont plus fréquents sur Tas que sur ses divisons.

Fabrique : Les pièces sur lesquelles on voit un emblème sont presque toutes frappées. Ces emblèmes ne se trouvent,

(1) Nous ne connaissons pas de décnssis, de tressls on de dupondlns du pied sextantaire ou d'un pied monétaire inférieur. Le dupondius frappé répond seul à un as d'un poids sensiblement au-4es80us de l'once. Jusqu'id nous n'avons yn d'emblèmes que sur des as qui ne dépassent pas deux onces. Nous ne parlons pas du fer de lance qui se trouTe sur le décnssis d'Arigooi.

(2) Nous ne sommes pas bien convaincu qu'il existe des as semi-ondanx avec un emblème seulement, sans légendCé

!'• Période. — N- â, 5J 228

dans rorigine, que sur Tas, et l'on pourrait en inférer que les petites fractions ont été coulées à l'époque où Ton frappait déjà la pièce principale (1). Toujours est-il que les as coulés les plus faibles sont d'une once 7,» et qu'il se trouve des semis, des triens, des quadrans et des sextans coulés sur le pied oncial. Nous répétons ici ce que nous avons dit au n"" 1, que les petites fracUons ne sont pas taillées assez régulièrement pom- que leur poids ait de l'importance. (Cohen, pi. LXX, n" 2, 3, 12).

5 [4] (vers 626? peut-être plus tôt ). in •▼. j..c.

Légende : ^ ROMA*

Espèces : Double victoriat, victoriat et demi- Victoria t sans pi.xxm, n- i,a la marque de leur valeur (2).

(1) Noos n'ayons pas grande conâance dans les as semionciaux coulés da Cat, (TEnnery. Ollvieri et Gennarelli n'en donnent pas même du poids d'une once.

(2) Le seul exemplaire connu du double Tictortat a été trouvé en Espagne près de Tortose; il a fait partie de la collection de M* A. Heiss à Madrid. La gravure que J'en donne est faite d'après une empreinte envoyée à M. Mommsen. €e savant a bien voulu me la communiquer en me donnant les renseignements nécessaires pour modifier ce qu'il avait dit sur le victoriat dans l'ouvrage que Je traduis. M. Mommsen remarque avec raison que la présence en Espagne du double victoriat et des victoriats à caractères incus, prouve que dans la première moitié du vi* siècle, et avant la conquête romaine, les négociants italiens se servaient du victoriat plutôt que du denier dans leurs relations avec la péninsule Ibérique. Ce foit n'a rien qui doive nous surprendre^ puisque le victoriat par son poids et sa valeur intrinsèque est identique à la drachme marseillaise. Ce ne

ftat qu'après leurs victoires en Espagne, en 548, que les Romains firent frap- soe «▼. J.-C. per des deniers à légendes celtibériennes dans les ateliers monétaires qu'ils avaient établis dans la Tarraconnaise> à Osca.

Dans son ouvrage (p. 481, note 43)> M. Mommsen avait admis, sous tontes réserves, l'existence d'un demi-victoriat au même type que le victoriat et

Pied monHaire : Poids primitif i^.àl ; poids réduit 2«%93. Le double victoriat qui pèse 0»%37 est troué.

Type : Le même pour les trois espèces. Tête laurée et barbue de Jupiter à droite, if Victoire à droite couronnant un trophée.

Forme des lettres : Presque toujours A.

Fabrique : La légende est quelquefois en caractères ineus (1). Les plus anciennes pièces sont sans emblème, les autres avec emblèmes.

Degré de rareté : Le double victoriat est unique jusqu'à ce jour, le victoriat peu commun, le demi-victoriat trèsrare.

a?ec la marque de sa valeur S« tout en prérenant qa'U ne le connaluait que par le témoignage de Ricclo dans ses Mon. di fam.^ p. 262, pi. LXXI^ et que cette pièce ne se trouvait pas dans le Catalogue du même auteur. U soupçonnait que le numismatiste napolitain s'était trompé dans son premier odvrage en donnant comme un demi-victoriat la pièce d'un sesterce et demi marquée du chifflre IS (n* 218). H résulte des recherches que J'ai Ciites tant au Cabinet de France que dans d'autres collections que les conjectures de M. Monmisen étaient parfaitement fondées, et que le victoriat en question avec la marque de sa valeur n'existe pas. Grâce à l'obligeance de M. le baron d'ÂJlly, qui a bien voulu me communiquer le résultat de ses études, j'ai pu compléter cet article en donnant un véritable demi-victoriat, d'après deux pièces de sa riche collection. L'une de ces pièces a 15 miliimètrea de diamètre et pèse 1(%85, la seconde pèse 1(',48 et a 13 mlllImètreB de dla* mètre. On voit que les poids correspondent asses exactement aux deux poids du victoriat. C'est d'après la première de ces pièces que J'ai fait graver lenMdek pLXXIU. B.

(1) Cette particularité qui ne s'est encore rencontrée sur aucun des victorlats trouvés en Italie, se voit sur quatre victoriats découverts en Espagne. L'un appartient à M. Mascarell à Jaliva et pèse 3(%47; deux autres se trouvent au musée naUonal de Madrid et pèsent 3^%1 1 (usé)^ et 3 grammes. Le quatrième est au musée Delgado et pèse 2«%09. M. Zobel, à qui je dois ces renseignements, ajoute qu'un défaut du flan a fait disparaître la légende, mais que tout l'ettsemble de la pièce présente tant de similitude de style^et de

Dépôts. RF.LIR (1 ex.).

(Cohen, pi. XUll, n** 16 et 16).

PI. 2UUU,n*i.

6 [10] (vers 626 de Rome). I, 2. ««t *t. j.^.

Légende : ^ ROMA. — Nom d'atelier : Sj ROMA en monogramme X& (1)*

Espèces : Denier, victoriat, quinaire, sesterce, as, semis, quadrans, sextans f B^" d'Ailly], toutes, excepté le victoriat, avec la marque de leur valeur (2).

Pied monétaire du cuivre : Oncial fort et souvent sextantaire.

—de Vargent: Le denier pèse, d'après Borghesi, â^,36; le sesterce de la collection Pembroke pèse l^'^l^ (= 17,7 , un peu usé. Cat. Pembroke^ p. 122). Types : Ordinaires.

Forme des lettres : A partout.

fabrique avec les trois autres^ qu'il ne doute pas que sa légende n'ait été également incuse. Toujours est-il que nous en connaissons trois exemplaires Lien autlientiques. Le fait est intéressant à constater parce qu'ii reporte la fabrication des victoriats à une époque assez reculée. La gravure que j'en donne pi. XXllI, n* 3, est faite sur les empreintes qui m'ont été communiquées par M. Zobel. B.

(1) Le monogramme ne doit pas se lire A/\ (voyez le Catalogue de la collection Pembroke, p. 121). Riccio a voulu y découvrir les éléments du mot ROMIL et Ta attribué à la famiile Romilia, mais cette explication est aujourd'hui abandonnée. On ne peut pas non plus admettre la leçon ROMA {nius) que donne M. Cohen (Rev, num, 1858, p. 53), et celle de Charles Lenormant Q.MARI (Ibid.) ne nous parait pas meilleure.

(2)Comp. pour le denier ce qu'en ditBI. Cohen [loc. cit, el Monnaies de la République romaine, p. 343 et 344). Pour le victoriat, le quinaire, le sesterce et Tas, voir Riccio, Cat. p. US, pi. 1V| n** 22 et 24; pi. VI ii* 3. U. 15

2î26 ^ CHAPITRE IX.

Rareté: R* (1).

(Cohen, pi. XLIII, n" 5 et 7; pi. LXX, n^ 6).

117 âr. J.-C.

PU XXUI tt* 6.

7 (Vers Fan 537 de Rome) (2). I, 8.

Légende : ^ ROMA.

Espèces : Denier et quinaire avec la marque de leur va* leur.

Pied monétaire : Vgo de la livre.

Type : Tête de femme avec le casque ailé. rI Diane dans un bige galopant adroite, le croissant au-dessus de la tête. Sans emblème, ou avec un scorpion, une mouche ou une abeille, un épi (Riccio, p. 261).

Forme des lettres :

X ( sur les pièces marquées du scor- J a\ pion ou de l'épi fCavedoni, Ripostigli^

A (sur les pièces marquées de la/ p. 2A1, n. 210. Al mouche )

(1) Le dénier est fort rare; 11 ne s'est reocontré dans aucun des dépôts espagnols^ ni, que nous sachions, dans ceux d'Italie. Sa place chronologique est indubitable^ car de tous les deniers sur lesquels, outre le nom de ROMA ^° ^^^^ encore un monogranune^ c'est le seul dont le poids soit de Vti d® Uvre* Tous les deniers de l'ancien poids se trouvent en tête de notre série {Riposligli di denari romani scoperii nella Spagna, dans les Armai, de Vlnst. arch., 1863). B.

(2) M. Zobel regarde ces Bigati avec Diane comme beaucoup plus anciens que ceux avec le bige de la Victoire et sur lesquels ou ne voit ni emblème ni nom de famille. Les Bigati avec le bige de Diane trouvés à Cliva étaient fort usés ; la forme archaïque A ou A est constamment employée dans la légende, tandis que sur les autres on voit toujours VA de forme plus récente. On a des quinaires avec le bige de Diane^ on n'en connaît pas avec celui de la Victoire; enûn comme nous verrons ci-après, c'est sur les deniers avec le bige de Diane que se trouvent les plus anciens noms de famille, (inn. de lUnsi.arch., 1863. )

1'*^ PÉRIODE. — r 8. 227

Rareté : Denier peu commun ; quinaire R\

Dépôts du denier :GAZLOL (2 avec la mouche, usés). F

(1 avec l'abeille, 2 avec deux rats?). MG(6).RF.FR.C.SC.

GOLL.SA (1).

(Cohen, pi. XLIIl, n"8, 13).

Légende : S) ROMA se voit sur toutes les pièces frappées, excepté sur la demi-once 6, mais cette légende ne se trouve ni sur les as, ni sur les semis coulés. — Nom de l'atelier ; V{uceria) sur toutes les pièces, ordinairement sur le revers, rarement au droit, quelquefois sur les deux faces. Par exemple, au droit ^, au revers T sur le victoriat, le sesterce, le sextans, l'once ; ou bien au droit T, au revers P sur la demi-once, ou bien encore au revers T en monogranmie sur le victoriat et le sextans. Dans ce dernier cas le T, qui n'est pas encore expliqué, semblerait devoir faire partie du nom de l'atelier (?\

Espèces : Victoriat, quinaire, sesterce, as, dextans pi. xxm,n«8. (S....) (1), semis, quincunx ( ), triens, quadrans, sextans, once, demi-once (2), toutes avec la marque de leur valeur, à l'exception du victoriat, du sesterce, de la demionce 6, et quelquefois de la demi-once a.

Pied monétaire du cuivre: Il varie du triental à l'oncial, mais il ne descend guère jusqu'au semi-oncial (2). Il est probable que ces espèces n'existent pas toutes avec toutes les variétés de poids ; celles surtout qui n'appartiennent

(1) C'est probablement par erreur que Riccio donne an dodrans (S**) {Mon. di 1am.y p. 264).

(2) Suprà, p. 170.

pas à la série romaiûe (dextans, quincunx> demi-once) ne se frappaient peut-être plus à la dernière époque de ce monnayage.

Lorsque les monnaies étaient taillées sur le pied sextantaire, le dèxtans n'existait certainement pas encore dans cette série, et lorsque le pied oncial fut introduit, le quincunx fut supprimé et remplacé par le dextans afin qu'il restât dans la série onciale une pièce matériellement semblable au quincunx de la série sextantaire, mais avec une valeur nominale double.

Pied monétaire de Vargent : Poids du victoriat 3«%27 (avec V au droit et T au revers, belle conservation, Borghesi) ; 3^,26 (avec l^ au droit, belle conservation, Borghesi) ; 2«'81 (^ au revers, belle conservation, Boi^hesi) ; 2'',47 (L T en ligature au revers, belle conservation, Borghesi). — Poids du quinaire : l8',21 (Cabinet de Vienne). — Poids du sesterce: 0",©8 (=1 trapp. 2 ac Riccio, Monele di Lucera^ cL iv, n* 15, p. 20).

Tgfes du vxcioriai et du quinaire : Ordinaires.

— du sesterce : Tête de femme casquée. ^ Un Dioscure à cheval galopant à gauche, le bras levé (1).

— de fas: Ordinaire.

— du dexlans : Tête de Cérès couronnée d'épis, i^ Victoire dans un quadrige (Riccio, Cat.^ pi. V, n* 2, et Mon, di Lacera, cl. iv, n** 1).

— du semis : Ordinaire (sur un semis triental on voit

(1) Quoique Tindicatioii de la valeur ne soit pas marquée sur cette pièce» ce doit être un sesterce (Hlccio^ Cat,, pi. 111, n« lU), le type indiquant un demi -quinaire. Comp. ci-dessous le sextans, l'once et la demi-once. Le poids cunlirme cette supposition ; maijs dans pareille circonstance celte preuve o'est pas suffisante.

dans le champ, au-dessus de la proue, une étoile, une massue et une aile. Riccio» CaL, pi. V, n* 1). Typedu quincunx : Tête laurée d'Apollon. Î3 Les Dioscures galopant à droite, la lance en arrêt ; au-dessus deux étoiles (Riccio, CaU , pi. V, n* 3, et Monete di Lu^ cera^ pi. III, cl. rv, n* 3).

— du triens et du quadrans : Ordinaires.

— du sextans : a Ordinaire; quelquefois une massue au-dessus de la proue, b Tête de femme avec le casque à cimier terminé en bec d'oiseau. S) Les Dioscures galopant avec la lance en arrêt ouïe bras levé (Riccio, Cat.y pi. V, n* 5; Monete di Lucera^ pi. III, cl. IV, n* 4).

— de Vonce : a Ordinaire, b Tête de femme avec le casque phrygien terminé en bec d'oiseau. ^ Un Dioscure galopant avec la lance en arrêt (Riccio, loc. cit.) (1).

— de la demi-once : a Tête de Mercure avec le pétase ailé. Sj Proue de navire (Riccio, Cat. , pi. V, n* 19 ; Mon. di Lucera^jH. V,cl. v, n" â8). b Têtes des Dioscures avec leurs bonnets laurés. ^ Deux chevaux galopant; au-dessus deux étoiles (Riccio, Mon. di Lucera, pi. IV, cl. iv, n» 8).

Forme des lettres : ^ et jamais L; A et jamaisA (Riccio, Ca/.,p. 46).

Fabrique : Les as et semis trientaux sont quelquefois coulés {Voy. les poids aux Annexes du !•' vol., p. 343).

(I) Le Dfoscare isolé qui se voit sur l'once, les têtes des Dioscures et les chevaux sans cavalier de la demi-once^ comparés aux types du sextans, indiquent bien une moiiié. Comparez plus haut le quinaire et le sesterce.

229 av. J.-C

9 [12]. (Après Fan 525 de Rome).

Légendes : ^ ROMA. — Nom de l'atelier : i^ KOP (xupa).

— Magistrat : Sj AT (en monogramme ^ et /J) (1).

Espèces : Victoriat sans la marque de sa valeur ; quinaire avec la marque de sa valeur (2).

Types : Ordinaires.

Style : Le style du quinaire est tout différent de celui des pièces frappées à Rome ; les chevaux sont séparés l'un de l'autre et galopent plus lourdement.

Forme des lettres : A«

Rareté : R\

Légendes : i^ ROMA. — Nom de l'atelier : ^ CROT (o). PI. xxra, n» ». Espèce : Victoriat sans marque de sa valeur (3).

(1) C'est à tort que quelques auteurs ont pensé que ce dernier monogramme pouvait se lire TA. Quant à l'attribution du premier^ elle est indubitable depuis queM. Friediaender a constaté qu'il se trouvait également et de la même forme sur les monnaies autonomes de Corcyre. L'analogie de ces pièces avec celles de Luceria, sur lesquelles le nom de ROMA est inscrit à côté de l'initiale U, et les données historiques (ci-dessus p. 90) ne peuvent que confirmer encore cette attribution. Mais nous ne voyons pas pourquoi Cavedoni (Bullet, de Vînst, arch., 1856^ p. 77) veut que toutes ces pièces

2t9 ftT.Jw-C. aient été frappées en 525, Tannée même de la conquête de cette Ile par les Romains, puisque depuis lors elle resta entre leurs mains. Le poids coïncide assef avec celui du denier réduit à Vso ^'^ ^i^^-

(2) Ces deux pièces se trouvent dans le Cabinet de Berlin. Le victoriat pèse 2^,8 et le quinaire 2^,05; un quinaire de la coll. Blacas pèse 2*^^03. Le victoriat est gravé dans le Cai. de Riccio, pi. Ul, n*" 15 (p. 144).

JH (3) On ne connaît pas de denier avec ce nom. Il ne se rencontre pas non plus sur un autre victoriat avec le prénom ou le nom entier du monétaire auquel on l'attribue assez généralement. Ces deux circonstances^ Jointes i Tanalogie de cette pièce avec le victoriat de VU>o, nous ont décidé à l'attribuer à l'atelier monétaire établi àCrotone par les Romains. — Borghesi (Z>fc. VI ^ 4; Œuvr, compl. 1. 1^ p. 304) a cependant attribué ce victoriat à T. Metilios

I" PÉBIODE. — N^ 11. 231

Pied monétaire : Poids, d'après Borghesi, 8^,05 (pièce usée); d'après M. Cohen (Monn. de la Républiqucy p. XII, 2«'63, bel exemplaire).

Type : Ordinaire.

Rareté : R.

(Cohen, pi. XXVII, Metilia n' 1).

11 [13]. (De 526 à 565 ? ). ««e-m ar. j.m).

Légendes : rI ROM A. — Nom de Tatelier: r) VIB (o), en monogramme >B (1).

Espèces : Victoriat sans la marque de sa valeur; demivictoriat avec S sur le revers.

Pied monétaire : Poids du victoriat 8»% 80 (Cab. Blacas, Pi.xxni,n*io. très-beau); 3«',21 (très-beau, Borghesi); S*' (très-beau, Borghesi, Dec. XVII, p. 17 ; Œuvres compl.^ t.II, p. 295) ;

on plat6t Ti. Maecilius Croto^ lieutenaDt d'Appius Claudius, préteur en •

Sidle ran 589 de Rome^ et dont il est question dans Tite-Live (XXIII, 31; 315 av. J.-C.

cf. IV, 48.)

(1) Cayedonl avait proposé d'expliquer ce monogramme par ^B (Ripos- Hgliy p. 176, n. 155). Il donnait pour raison que sur Texemplaire qu'il avait entre les mains, la barre I manquait, et que le premier jambage du V était un peu plus court que l'autre. Mais d'après les explications que nous avons données plus haut (p. 192), il nous semble que 11 peut très - bien être remplacé par le jambage qui est au milieu du monogramme ; quant à la seconde objection, le premier jambage n'est pas plus court que l'autre, ni sur Texemplaire que nous avons eu sous les yeux, ni sur ceux de Borghesi, de Cohen, etc.

[11 en est de même de l'exemplaire de ma collection ; voyez la planche XXIII, n« 10.] B.

Nous nous en tiendrons donc à la leçon YB*

Comme il n'existe pas de deniers sur lesquels on lise ce monogramme, nous en concluons que ce victoriat n'a pas été frappé dans la capitale, mais dans quelque succursale monétaire en province, et nous n'hésitons pas à l'attribuer à la ville de Vibo dans le Bruttium. Cette ville changea de nom en 565 et prit depuis celui de Valentia. C'est donc entre la première émission is» av. J.-c. de victoriats et cette date que nous plaçons la fabrication de ces pièces.

2«',70 (Cohen, Monn. de la République, p. XII); 26%M (très-beau, Borghesî, loc.ciL). — Poids du demi-victoriat 1«%48; I8%4â (Borghesi, loc. cit).

Type : Ordinaire. Le demi-victoriat ressemble au victoriat.

Forme des lettres ; A.

Fabrique : Ordinaire.

Rareté : Le victoriat commun ; le demi-victoriat rare.

(Cohen, pL XLl, Yibia, n"* 1 et 2).

Légendes : i^ ROMA. — Nom d'atelier : CA sur les deux faces (1).

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, once, demionce, toutes (excepté la demi-once) avec l'indication de leur valeur (2).

Pied monétaire : Oncial. Le poids de deux, as = 26»' et 13«».

Types : Ordinaires pour les six premières pièces. La double tête de Janus est formée de la réunion d'une tête de vieillard avec une tète jeune. Sur le semis on voit une massue au-dessus de la proue.

— de la demi-once : Tête de Mercure avec le pétase ailé . 1^ Proue de navire {Voy. Ricdo, Cat., pi. V, n» 21). Forme des lettres : A.

(1) On peut considérer ces deux lettres comme les Initiales du nom d'une Tille d'Apulie, de Canusium par exemple. Les initiales du monétaire ne sont pas gravées sur les deux faces, et lorsqu'on trouve des lettres ainsi placées^ on peut toujours supposer qu'elles désignent une ville (voyez n** 8 et 17). Dans le cas actuel^ les espèces ne sont pas toutes de celles qui étaient frappées dans la capitale. Enfin, on les trouve surtout en Apulle (Comp. Borgfaesi et Cavedoni, Bullet, arch, napolitanoy tlV, p. 46 et sulv.}.

(2) Riccio, Monete di città, p. 4t.

1" PÉRIODE. — ïT 18-14. 288

Fabrique : Grecque. D'après Borghesi, Tas est de tous les as romains le plus beau comme style. Le triens est la plus belle et en même temps la moins rare de toutes les pièces de cette série (Riccio, MoneU di città^ p. &2).

Nous connaissons une monnaie romano-campanienne au type de la tête tourrelée avec un cavalier au revers {Voir 1. 1, Annexesy p. 370), et cinq {ûèces des Oeniades en Acamanie, qui ont été surfrappées avec le coin de ce triens (Riccio, Ca^, p. 11 et 17; pi. y, n"" 18) ; il existe aussi un sextans romain de Si^'^ài (=1 1/4 once. Riccio, Cat.^ p. 206), et par conséquent de la série onciale, qui a été surfrappé avec le coin de Tas dont nous nous occupons.

Légendes : i^ ROMA. — Nom d'atelier : i^ KA (1). Espèces : Triens et sextans avec la marque de leur valeur (2).

Pied monétaire : Plus d'une once.

Types : Ordinaires. Au-dessus de la proue, un épi. Forme des lettres : A (Riccio, Cat.y p. 18). Fabrique : Mauvais style.

Légendes : ^ ROM A. — Nom d*atelier : ^ H (3).

(1) Par analogie avec la légende do n* 12, on l'attribue en général à un nom de Tille.

(2) Riccio ne donne qne ces deux pièces dans son Catalogue, p. 18; dans ses Monete di famiglie, p. 264, il donne encore Tonce et le quadrans, nuds l'exactitude de cette dernière asserUon ne nous semble pas prouTée.

(3) Le style de cette série n'est pas romain; de plus elle est complète, et il ne lui manque que le denier. C'est ce qui nous porte à regarder la lettre H comme rinitiale d'un nom de fille.

Espèces : Vîctoriat, quinaire, as, semis, triens, quadrans, sextans, once, toutes avec la marque de leur valeur, excepté le victoriat.

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (un as = Sô»», un semis 22").

Pied monétaire de Targent : Poids du quinaire 28%12 (=32,6; Cat. Pembroke, p. 122).

Types : Ordinaires.

Forme des lettres : A (Riccio, Cat.y p. 17). Fabrique : Le triens est beau et nullement de fabrique romaine (Riccio, Mon. diciltà, p. 39).

Rareté : R.

Légendes : i$ ROMA. — Nom de l'atelier : i^ LX (1).

Espèces : As avec la marque de sa valeur.

Pied monétaire : Plus d'une once (un a3 = 39«0.

Type : Ordinaire.

Légendes : ^ ROMA. — Nom de l'atelier : c au droit, m au revers (2).

Espèces : Victoriat.

Poids ; 3«%16 (bien conservé, Borghesi); 3«',06 (coll. Blacas).

Cl) Inédit. Borghesi : Prora di nave, sopra cui /' I nota delV asse fra fin L e un X ; soHo ROMA* (2) RIccIo, Moneiedifamiglie,^. 262.

Type : Ordinaire.

RareU : R.

Légendes : ^ ROMA. — Nom d'atelier : P tantôt sur les deux faces, tantôt au droit ou bien au revers seulement (1).

Espèces : As, dextans (S*. «O» semis, quincunx ( ),

trions, quadrans, dextans, once, demi-once (Z), avec la marque de leur valeur (2).

Pied monétaire : Oncial (moyenne de trois as : 20^*) .

Type de Vas : Ordinaire.

— du dextans : Tète de Gérés couronnée d'épis. ^ La Victoire dans un quadrige (Riccio, Cat.^ pi. Y, n-7et8).

— du semis : Ordinaire.

— du quincunx : Tète laurée d'Apollon. ^ Les Dioscures galopant, la lance en arrêt ; au-dessus deux étoiles (Riccio, Cat.^ pi. V, n* 9).

— des triens, quadrans^ sextans et once : Ordinaire. (Sur le trions quelquefois une couronne de laurier).

— de la demi'Once : Tète de Mercure avec le casque ailé. Sj Proue de navire (Riccio, Cat. pi. V, n*» 22) .

[p Forme des lettres : l partout (Riccio, Joe. ci*., n. 18). (A.

Fabrique : Belle.

(1) On tronye le plos souvent cette série entre Lncera et Bar!, et plus particulièrement à Ruvo (Riccio, Monete di ctïM, note 50).

(2) Riccio, Monete di città, p. 42 et suiv.; Catalogue, p. 18.

Légendes : ^ ROMA. —Nom de l'atelier : i^ Q (1). Espèces : Victoriat, quinaire, semis (2).

Pied monétaire du cuivre? — Poids du victoriat 2«%64 (bel exemplaire, Borghesi).

Type : Ordinaire.

2i7ay. J..C. 19 [Q]. (An de Rome 587 et suiv.).

Légende : i^ ROMA.

PI xxiii Espèces : Pièces d'or de 60, 40 et 20 sesterces, avec l'in-

n- 11, 1» et it. dication de leur valeur (1 X,XXXX,XX) •

Pied monétaire : '/te Vt»» Visa ^^ ^^ ^îvre romaine, ou bien 3, 2 et 1 scmpules.

Types : Tête de Mars casquée à droite. ^ Aigle à droite, les ailes éployées, tenant un foudre dans les serres. — Sur les pièces de 60 sesterces on voit quelquefois un emblème dans le champ : le pentagone, i*étoile, l'ancre, lacouronne (Riccio, Monete di fam., p. 267 ; Cat. p. 11). Il =50.

Forme des lettres : |

Fabrique : Grecque, belle en général (Riccio, Cat.^ p. 11, n*» 2).

(Cohen, pi. XLIIl, Fabrique campanîenne, n** 1, 2, 3).

(1) C'est probablement Tinitiale d'on nom de ville^ puisque nous avons le yictoriat et le quinaire, taudis que le denier manque.

(2) Riccio, Monete di famiglie^ p. 264.

1" PÉBIODE. — N" 20. 237

Légendes : ijl ROMA. — Monétaire : ^ AV {relius)^ en monogramme A/ (i)*

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, sextans, avec la marque de leur valeur.

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (poids de 3 as, variant de 43«' à 32 ; moyenne 36«') (2).

Types de V argent : Tête de femme avec le casque ailé. ^ a Diane dans un bige, le croissant sur la tète, tantôt c ^^ ^^«i^»""**et tantôt u (Riccio, Cat.^ p. 23 et 47) (3). ftLesDioscures (4).

Types du cuivre : Ordinaires.

Forme des lettres : A et A dans ROMA et A dans le monogramme»

RareU ; a R. 6 R'.

. DépùU : a MC (1) . COLL. SA (1).

(Cohen, pi. VII, n» 3 et pi. XLIX, n«2. — Riccio, pL VIII, n*', 6 et 7).

(1) C'est par erreur qu'on a cru pouvoir découvrir dans le monogramme f^ leaélémente de la légende C-AV. Voyex Riccio, Mon. di fam., p. 32. — Cavedoni, Ripostigli, p. 256.

(2) Tous les as analogues aux deniers compris entre les n** 20 et 28 indnsivement, dépassent sensiblement le poids d'une once.

(3) La variété du denier a est rare, car elle ne s'est pas trouvée dans le dépôt d'Oliva. B.

(i) La variété 6 ne se trouve ni dans l'ouvrage de M. Cohen, ni dans celui de M. Riccio. M. Monunsen n'en paile pas non plus ; elle est donc encore plus rare que la variété a. Je la donne pi. XX III, n* 14. Le style et la fabrique sont parfaitement semblables aux autres. Je ne doute pas que les «leux variétés n'apparUenneut au même monétairei B»

Légendes : i^ RQMA. — Monétaire : i^ AVTR (ontti^), en monogramme AR (1).

Espèces : Denier et as avec la marqne de leur valeur.

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (un as pèse

Poids du denter : i^^db (très-beau, Borghesi).

Types : Ordinaires pour l'argent comme pour le cuivre.

A dans ROMA, et A dans le monogramme (Borghesi).

Forme des lettres :

Rareté : R».

Dépôts; MG (1). OL (2 usés).

(Cohen, pL VII, iurroma et pi. XLIX.)

maT. j^. 22 [28]. (Vers l'an 540 de Rome.) I, 6.

Légendes : i^ ROM A. — Monétaire : «jl TAMP (ilus)^ en monogramme jÇi^. Quelquefois, sur le victoriat, ce monogramme est tracé de droite à gauche (Riccio, Cot., p. 49, n' 8; pi. III, n* 18) (2).

Espèces : Denier, victoriat, quinaire, as, semis, triens.

(1) Ce n'est que sur la fin de la République que Ton coDuaitavec certitude rexistenee d'une famille sénatoriale du nom d'Autronla. Cependant Macrobe {Salum., \, 11, 2) cite un Autronlus Maximus qui Yivaltaa y* siècle.

(2) Le premier personnage de cette famille dont 11 soit question dans Thls- 218 av. j.-c. t0ire est Q. Baeblus Tampllus, qui ftit envoyé auprès d'Annibal, en 636 (T.

LIT., XXI, 7;— Clc, Philipp^f V, 10, 27). H est probable que c'est ce personnage, qui en qualité de triumvir monétaire, fit frapper cette série de moni99eti8iAv. j.-c. nales. 11 eut deux fils: Gnaeus, préteur en 5S5 et consul en 572; Maicus, pré- 19a et 181 ar. J.-C. teur en 562, consul en 573 ; tous les deux sont désignés comme Q. F. GN. N. •^ Le denier n<» 102 [59] a été frappé par ce dernier.

quadrans, sextans, once, toutes, excepté le victoriat, avec la marque de leur valeur.

Pied monétaire du cuivre : Oncial fort (un as de M. le baron d'Ailly =40«',50; un autre de Borghesi =268%35; semis = 20 ',80, coll. d'Ailly -, IS»',?!, Riccio).

Poids du denier : 3^,51 (avec le monogramme dans le champ; exemplaire usé, Borghesi); 38',49 (avec le monogramme entre les tètes des Dioscures : usé, Borghesi).

Poids du vicloriat : 2«%63 (belle conservation, Cohen, p. XII); =:2",20 (usé, Borghesi).

Type du denier : a Ordinaire, b ^ Diane dans un bige. — des fractions : Ordinaire.

IA ou A (cette dernière forme d'après Borghesi) dans ROMA; A dans le monogramme.

Dépôts : a RC.MG (1). FR. COLL. CI (1 usé). Rareté : a R*. 6 un exemplaire connu* (Cohen, Baebia, pi. VII, n«» 1 et 2; pi. VIII, n*»* 3, 4; pi. XLIX, n^* 1, 2, 8).

Légendes : ^ ROM^ — Monétaire : î$ MT, en monogramme M (1).

Espèces : Denier (2), victoriat, quinaire. Poids du denier : 38',60 (usé) .

— du vicloriat : 28',83; 2«',45 (coll. Blacas).

(1) Borghesi, Dec XVII, 1; OEuvres campL L 11 p. 287. Vayef ci-après les actes da n*" 31.

(2) CoUectlOD Blacas.

Poids du quinaire : 2«' et 1»',96 (Borghesi). Types : Ordinaires.

RareU : R.

Légendes ii^ROMh. —Monétaire; ME {lellus), en monogramme fŒ (1)*

Espèces : Denier, victoriat, as, semis, triens, quadrans, sextans, toutes, excepté le victoriat, avec la marque de leur valeur.

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (3 as, tous les trois de 30»').

Poids du victoriat : 28%83 (bien conservé, Borghesi) ; 28%58 (Cohen, p. XII).

Types de Vargent et du cuivre : Ordmaires.

Forme des lettres : I (Cab. de Berlin).

Rareté : R.

(Cohen, pi. VIII, CaecUia, n^* 1, 2 ; pL XLIX).

Légendes : ^ ROMA* — Monét^re : 1^ MD..., en monogramme /VO (2).

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, once, toutes avec Tindication de leur valeur (3).

Pied monétaire : Plus d'une once. (Poids de 4 as, de 36

(1) La famille Caecllla portait le surnom de Metellus dès le vi« siècle.

(2) On lit ordinairement ce monogramme M. Duillius; mais rien ne proore que cette explication soit exacte.

(3) Riccio iCatal»% p. 86} donne un quadrans j Tonce, ibid., pL VI> n* 22.

à 26»'; moyenne SI*'.— Dans la collection d'Ailly : iJt^.Jb; 35«%62; 33«',22 ; 308',70 ; moyenne 34«').

Types: Ordinaires. On Taureau dans le champ, au-dessus de la proue.

(Cohen, Incertaines, pi. LXX, n"6).

Légendes ; ^ ROM A. t- Monétaire : ^ PVR(purco), en monogramme W.

Espèces : Denier et as avec la marque de leur valeur.

Pied monétaire du cuivre : Plus qu'oncial (un as d'Olivieri = 34^, un autre du baron d'Ailly = 30«',62j.

Poids du denier : 3«',75 (bien conservé , Borghesi).

Types : Ordinaires.

w? j 1 .. /^ très-distinctement (Riccio, Catal, r orme des lettres: < , „. ^ .^. J pi. III, n' 12).

(a (Borghesi j.

Rareté : R*.

Dépôts : G (Gavedoni, Ripostigli^ p. 254). OL (lusé).

(Cohen, pi. XIX, Furia, n^ 1 et pi . LV, nM).

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire : ^ LPL(au«t««?) H(upsaeus?), en monogramme fcp« te, ou bien t£ (1).

(1) L6 premier monogramme 86 trouve dans le Catalogue de Riccio, pi. IV, D« 16, et dans Borghesi, Dec, V, 6; (Muwes complètes, t. I, p. 266 j le second sur une pièce da Cabinet de Berlin; le troisième sur une pièce de la collect. Blacas.— Borghesi Qoc. cit.) propose de traduire le monogramme par

Espèces : Denier, as, semis (1), triens, quadrans, sextans, avec la marque de leur valeur.

Pied monétaire du cuivre ; Plus d'une once (as = 39«', Borghesi-, =41»',30; à0«',82; 378%73; 3(5«',79, coll. du baron d'Ailly).

Poids du denier : 3«%60 (bien conservé, Borghesi); 3»',76 (colK Blacas).

Types : Ordinaires.

iP et L dans le monogramme.

Rareté : R,

Dépôt : GAZL.

(Cohen, pi. XXXII, Plautia, n« i et2 et pi. LXII, n« 1).

Légendes liijKOlhk* — Monétaire :i^...TOD... ou TO...

Espèces : Denier, as, semis, trions, quadrans, sextans (3) , avec les marques de leur valeur.

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (un as =35»^, Borghesi; =3â»%62; 34«%40, coll. d'Ailly).

LociusPlautlusHopsaeas; on coDnait par Tite-Live (XXXVII^ 47 et 50) 189 sT J -G ^^ personnage de ce nom, préteur en 565. Mais noas avons de la peine à admettre cette explication parce qu'il nous semble que ce monogranune doit se lire plutôt LHPL que LPLH*

(1) Le seaiis est donné par Riccio, Catalogue^ p. 160; le quadrans et le. sextans sont dans la collection d'Ailly.

(2) Dans la série chronologique des deniers trouvés à Ollva, M. Zobel place celui-ci immédiatement après notre n* 3 et avant le denier avec le bige de Diane (notre n» 7). Il attribue la même ancienneté à notre n* 40 (Ripostigli di denari romani scoperti nella Spagna. Voy, Ann. de l'insl. arch., 1863). B.

(3) Le triens a été donné par Riccio dans son Cotai, ^ p. 193^ le quadrans et le sextans sont dans la collection d'Ailly.

Type du denier i Tête de femme avec le casque ailé. â Diane dans un bige, le croissant sur la tête ; au-dessous,

dans le champ, un oiseau à courtes pattes, la queue relevée,

perché sur la barre du T (1) .

Type de Vas : Ordinaire; le môme oiseau dans le champ,

au-dessus de la proue*

Forme des lettres : }

Fabrique i Ressemblant beaucoup à celle des numéros 20 et AO.

Rareté i B«

Dépôts: GAZL,OL (2 usés). F (1). MC (4). G (Gavedoni, fitpostigli^ p. 254).

(Gohen, pl# XUII, Incertaines^ n** 9).

Légendes ; Sj ROMA* — Monétaire : f^ L. F. P , en

monogramme 7 (2).

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, once, avec la marque de leur valeur (3).

(1) Voyez ropinlon d'Aless. Visconti, sur cet oiseaa (Borghesi, Dec. VII, 2; Œuvr, compLy t. ï, p. 332. H rapproche le nom de cet oiseau, d'un nom ou sornom qui ressemblerait à Todus (Festus, p. 352 et 353), mais que nous ne trouYons nuUe part.

(2) On interprète ordinairement ce monogramme par L. Furius Piiilus; cependant il pourrait s'expliquer tout aussi bien par L. Furius Purpureo, ou un autre nom analogue.

(3) L'as, le semis, dans Riccio, Monete di fam,; le sextans, Riccio, CataL; triens et once, Cohen, Monn, de la République-, quadrans et sextans, Capranesi, Ann. de Vlnst, arch., 1839, p. 281. Toute la série (excepté l'once) se troQTe dans la collection d'Âilly.

2iA CHAPITRE IX.

Pied monétaire du cuivre t Plus qu*oncial (moyenne de h as de 37 à ii^, = 34»', Gab. de Berlin et collection Borghesi. — 338',36; 33k',32; 328',30; 31«',16; 30«',22, coll. d'Ailly).

Types : Ordinaires ; sur l'as dans le champ, une Victoire volant ou debout.

Forme des lettres : P dans le monogramme.

(Coheui pL LV, Furia, n** 4, 5, 0).

pi.xxiv»B»i. Légendes: ^ ROMA. — Monétaire : ^ L. A •.. P...., en monogramme if (1).

Espèces : As, semis (2), triens, quadrans, sextans, avec la marque de leur valeur.

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (moyenne de 6 as de 368' à 278', =29«').

Types : Ordinaires.

Forme des lettres : L (et non P) dans le monogranune.

(Cohen, pL XLVII, Appuleia, n- 1, 2, 3, 4).

Légendes : Sj ROMA. — Monétaire : ^ MAT(tenu5), en monogramme AK, rarement M ATI avec le même mono- Fj. XXIV. n» s. gramme (3).

(1) L'explication la pins probable est L. Aemllius Papus ou L. Aemillus Paullus.

(2) Semis, Rlccio, Monet, di fam., p. 242. — [Toute la série se trouTe dans la collection d'Âilly]. B.

(3) C'est le marquis de Lagoy qui a publié le denier avec la légende M ATI Rev, num,, 1858, p. 317). 11 nefaut pas confondre avec cette série lesyictoriats et lef quinaires sur lesquels on voit le monogramme /P^ (d^dessua

Espèces : Denier, yictoriat« as, semis» triens» quadrans, Bextans, toutes, excepté le victoriat, avec la siarque de leur valeur (1).

Piid monitaire du euiore : Plus d'une once (moyenne de quatre as =25<',6)« Poids du denier : 4^,16 (Borghesi, forte patine); S^jôô (Borghesi, passable)-, 3«%55 (M. de Lagoy, Revue num.^ 1858, p. 317, avec MAT); 3«%5 {ibid. avec MATI); 2«',93 (Cohen).

— du victoriat : 2»',81 (bien conservé , Cohen, Monn. de la République^ p. XII); 2«',55 (Borghesi, Dec. XVII, p. 7; OEuvres compL, t. II, p. 286). Types : Ordinaires.

Forme des lettres : A dans , ROMA , A dans le monogranune.

Rareté : R.

Dépbts : CÂZL.GARR.MC (6 usés). C.

(Cohen, pi. XXVII, Matia, n'*' 1, 2, 3, et pi. LIX n^* 1 et 3).

Légendes : S) ROMA. — Monétaire : ^1 M-P, en monogramme N?.

n* 23 [34], Borghesi, Dec, IVII, 1, p. 8; Œuvres comp/., t ll,p. 286); le quadrans sur lequel on lit P* A\T est éyidemment d'une époque plus récente et n'appartient pas au même monétaire {Voyez Cohen, Monn, de la République, pi. L1X> Matia^ n«* 3 et 4, et plus loin notre d« 115). A l'époque à laquelle appartiennent q^s pièces, c'est-à-dire au yi* siècle, nous ne connaissons parmi les familles romaines que le nom de Matienus qui puisse convenir à notre monétaire (Borghesi, Dec. IV, 9; Œuvres compL, 1. 1, p. 245. Quant au cognomen Maio, auquel on aurait pu penser, il ne peut plus en être question depuis la découverte du denier avec la légende MATI*

(1) Quant au quinaire qui porte le monogramme /K (Ramus, Cat. num, vet. Mus, Régis Daniœ, II, p. 86), nous doutons de son existence : il est à sup-

216 GHAPITBE IX.

Espèces : Denier (1), victoriat.

Poids du denier: S^'.OO (bien conservé, Boi^besi). — du victoriat ; 3«%04 (Borgliesi).

Types : Ordinaires.

Forme des lettres : A (Borghesi).

Rareté : R'.

Légendes : ^1 ROMA. —Monétaire : ^ CAL.... (2). Espèces : Denier avec la marque de sa valeur (3). Type : Ordinaire.

iP (Cohen).

A dans le mot ROMA, A dans AL (Borghesi. Cohen).

X (Cohen).

Rareté : R.

(Cohen, pi. I, Aelia n* 2.)

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire : i^ AVR(eItti5j, en monogramme AR.

Espèces : Denier, quinaire, as, semis, triens, quadrans, sextans, avec la marque de leur valeur (4).

poser que cette fois, comme il arrive soaveDt, il a été confondu avec le quinaire marqué du monogramme f^ (n* 23). Nous pensons qu'à répoqueoù ces

monnaies ont été frappées, l'émission des quinaires avait déjà été suspendue.

(1) Voyei Borghesi, Dec, XVU, p. 21 ; Œuvres eompi.^ t. II, p. 29S.

(9) Le complément de ce nom est fort Incertain : on en fait ordinairement le mot ALLIVS, par analogie avec le denier n*" 189.

(S) Le poids de ce denier varie de 4(',27 ( d'après Cohen, p. XII, à Z^.BS (bien conservé , Borghesi).

(i) Dans son mémoire sur les Ripostigli di denari romani scoperti nelia Spagna {Ânn. de rinst, arch., 1863), M. Mommsen remarquait que tous les

I" Période. — N«» 85, 36, 247

Pied monétaire du cuivre : Probablement oncial? (As de

la collection d'Ailly =188%6â; 13»',9à. —Semis (Modène)

Types : Ordinaires.

iA (Gab. de Berlin) et aussi A (Riccio, pL III» n"* 6), dans le mot ROMA; A dans le monogramme.

X, Rareté : R*.

(Cohen, pL VII, Aurélia, n^' 1 et 2 et pi. XLIX, n* 1).

Légende : ^ ROMA. — Nom d'atelier : ^ B (1). Espèces : Denier.

Type : Ordinaire.

Rareté : R.

Légende i ^ ROMA. — Nom d'atelier : C. pj^ ^^^^ ^^

Espèces : Denier.

Poids du denier : (?).

Type : Ordinaire.

monétaires de cette époque qui avalent émis delà monnaie de cuivie, avaient frappé aussi des as. 11 ne citait que deux exceptions^ et encore, disait- il, un Jour on découvrira les as de ces deux séries. Les prévisions de notre savant auteur se sont en partie réalisées ; puisque la riche collection de M. le baron d'Ailly contient la série M tout entière (sauf l'once). Elles se sont encore réalisées en ce sens qu'il avait devine la faiblesse de Tas» qui atteint à peine le poids de l'once, ce que prouvent les poids que j'ai donnés ci-dessus. B. (1) Riccio, Calai., p. 22.

Fabrique : Étrangère (1).

Rareté : R.

Ugendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ CN.CALP(t4mîti«), en monogramme >Ç (2).

Espèces : Denier avec la marque de sa valeur (3). Type : Ordinaire.

A dans ROMA (Gab. de Berlin).

I A dans le monogramme.

1 V dans le monogramme.

Dépôts : CAZL.RG.C.

(Cohen, pi. IX, Calpurnia^ n« 1).

Forme des lettres :

Légendes : ^ ROMA. — Nom d'atelier : ^ D [Itj.

(1) Le style du revers est lourd et contraste avec la beauté de la tête. On ne remarque pas dans les cheveux l'élégance et la légèreté ordinaires à ce type. Les étoiles sont formées de cinq points grossièrement marqués. J'ai classé ici cette monnaie dont ni M. Mommsen ni M. Cohen n'ont parlé. Par son poids^ elle parait ancienne. La lettre C est Tinitiale d'un nom de ville; je le pense du moins par analogie avec les autres pièces sur lesquelles on ne voit qu'une lettre. Enfin le style indique qu'elle n'a pas été frappée à Rome. Mais peut-être est-ce la pièce (ci^dessus n*> 35) indiquée comme portant la lettre B et contremarquée d'un croissant placé perpendiculairement (C). Dans ce cas, il y a évidemment erreur, car le C du denier n» 36 n'est pas un croissant. (Ma collection). B.

(2) Nous ne connaissons aucun personnage de ce nom plus ancien que le 189 ar j -c con^u^ ^^ ^'^^ ^^^ Cuacus (suivaut Cassiodoro), ou Lucius (d'après Vaière

Maxime, 1, 3, 2)Calpurnlus Piso.Volr Drumann> Geschichie Roms, t. II, p. 87.

(3) Le poids de ce denier est de 4<s02 (Borghesi) [celui de ma collection, quoique un peu usé, pèse 4s%26.j B.

K(4) Riccio, Monete di fam.» p. 260.

Espiceê : Denier (1).

Type : Ordinaire. Dépôt : GÂRIL

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire: ^ CH-DO{fnitiu$) sur l'argent; CN.DOME ou CNDOMI ou CN-DOM sur le cuivre (2).

Espèces : Denier (3), as, semis» triens, quadrans, sextans, avec la marque de leur valeur (4).

Pied monétaire du cuivre : Oncial (1 as = 27»').

Types : Ordinîdres.

(A (Borghesi).

Rareté : R.

Dépôts : CAZL.OL (4), abondait dans le trésor de Badulato (Ricdo, Cat., p. 84). F(l). MC(2). FR.C.SG. (Cohen, pi. XVI, Domitia, n« 1, et pi. LIV, n«- 1 et 2).

Forme des lettres : <

(1) Poids du denier SK'yTS (Borghesi).

(2) Ce personnage peat fort bien être Cn. Domitias L.F.L.N. Ahenobar-

bas qoi fût consul l'an 562. Comparez^ sur les yariantes de la légende. Bor- ^** *▼• ^''^' ghesl^ Dec, XIV, 6, p. 26 ; Œuvr. compl,, t. II, p. 157. Sur les deux semis et le qaadrans du Cabinet de Berlin on lit : DO/VE»- -* La forme DEOMI sur le qnadrans donné par Ricdo est sans doute une faute du graveur (Cûiû/., p. 84, n» 26, pi VI, n» 17).

(3) Poids du denier Z^fiQ (bien consenré, Borghesi).

(4) Borghesi {loc, cit.) avait rattaché cette série de cuivre au denier n* 167 [139] ci-dessous. Nous l'avions nous-méme d'abord attribué à Uomitios consul en 592, et classé au n« 133 [105] ; mais une étude plus approfondie nous décide à le Joindre au denier n» 39 malgré la très-haute antiquité de celui-ci. (Voir Arm. deVlnsU arch., 1863, p. 30 et 34.)

163 ftT. j.-c.

Légendes : i^ ROMA« — Monétaire : ^ TAL {na), en monogramme Ji et quelquefois A (collection Blacas) (1).

Espèces : Denier, as, semis, quadrans, sextans, avec la marque de leur valeur (2).

Pied monétaire du cuivre : Une once (moyenne de 6 as,

Type de Vargent : Ordinaire, i^ Diane dans un bige avec le croissant sur la tête.

— du cuivre: Ordinaire.

!L dans le monogramme sur l'as ; P d'après M. Cohen sur le denier, que nous n'avons point vu.

A (Cohen).

Rareté : R'.

Dépôt : OL (i seul en mauvais état).

(Cohen, pi. XXIV, Juventia, nM, et pi. LVII).

PI. zxm, n» is. 41 [2]. 1,19.

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : v^ Q. L{utaiius) C(erco), ou bien C (atw/u5?) (3).

(1) Borghesi remarque qu'il existe incontestablement quelques as avec le monogramme A sans L. Cependant nous n'avons pas osé en faire une catégorie à part, d'abord parce que cette différence est peu sensible et rarement observée, et puis parce qu'il nous parait impossible de compléter d'une manière satisfaisante les initiales AT ou TA. Les lettres TAL se complètent parfaitement par Tcdna^ surnom de la famille Jnventia, plusieurs fois citée dans l'histoire depuis le milieu du yi* siècle.

(2) Le sextans est donné par Riccio, Cotai. ^ p. 128 ; il se trouve également (ainsi que toutes les pièces citées) dans la collection de M. le baron d'Alliy.

(3) Ce personnage est inconuu, car le denier ne peut être attribué ni à Q. 141 et 386 ar. J..C. Lutatius G.F.G.N.Gerco, consul l'an 513 et censeur l'an 51 8, son poids même

indiquant une date trop récente; ni à Q. Lutatius Catolus, père du consul de 109 ar. j^. Tau 652, parce qu'il est plus ancien. Compares le n* 162.

!'• PÉMODE. — N* 42. 251

Espèces : Denier avec la marque de sa valeur (1) , Type : Ordinaire.

L (et non V) , d'après la pièce du Cabinet de Berlin, et celle de Riccio, Forme des lettres : ' Cat., pi. III, n*» 13 (2).

Rareté: R*.

D^pfl^ : Badulato (Voir plus haut, p. 122, note 3). G (Cavedoni, Ripostigli, p. 25&). CARR.

(Cohen, pi. XXV, Lutatia, n» i).

Légendes : i^ ROMA. — Monétaire : ^ MA.o, en monogramme AA (3).

Espèces : Denier, quinaire, as, semis, triens, quadrans, sextans, avec la marque de leur valeur (4).

Pied monétaire du cuivre : Oncial (un as, d'après Borghesi, =20»').

Poids du denier, d'après le même savant : 3^,65 (usé).

Types : Ordinaires.

Forme des lettres : | A, aussi dans le nom de Rome ' (Borghesi).

(1) L6 poidi de ce denier est, d'après Borghesi^ Z^fib et Z^,e!l d'aprâs l'exemplaire de la collect. Blacas.

(2) La forme de la lettre est également carrée dans la gravure de M. Cohen, sur l'exemplaire da Cabinet de France et sur celui de ma collection. Voyex pi. XXIII, n** 15. B.

(3) Il n'y a pas une seule bonne raison à donner pour interpréter ce monogramme par MkK{Maximus). Voyez ce que nous disons plus loin au sujet du prétendu as avec la légende Q.MAX. n*" 145.

(4) Le quinaire a été publié par M. Cohen, Revue num,, 1858, p. 52, et le triens par M. Riccio, Catal,, p. 88.

Rareté: R*.

(Cohen, pL XVII, Fabia, nM , et pi. LIV, ii«« 1 et 2).

45 [àâ]. I, 21.

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ P.MAE(nm5) sur Fargent, et MAE sur le cuivre, toujours en monogramme A^ (1).

Espèces : Demer(2), as, semis, triens,quadrans, sextans, avec la marque de leur valeur (3) .

Pied monétaire de Vasi Plus d'une once (24»', Borghesi) 86«',75; Bl**, (collection d'Ailly); moyenne des cinq as de cette collection = 30«',70).

lypes : Ordinaires. Sur Tas, dans le champ, au-dessus de la proue, un bouclier rond ou une patëre?

(1) 11 nous parait douteux qu'il existe des deniers avec la l^ende MAE en monogramme (sans la lettre P,) comme l'assure Cavedoni, /{tpo^f.^p. 102.— MM. Riccio et Cohen attribuent à la famille Caecilia un as et un semis avec la légende ME, l'as d'après les exemplaires des collections fiorghesijBt Nott, le semis d'après l'exemplaire de la collection Nott; cependant il semble que la Traie leçon est constamment MAE. Borghesl nous écrivait à cette occasion: « Sarà un duplicalo coir asse délia Maenia, La compagnia dello scudo nu aveva sedolto da prima a leggere f^y ancor qui, ma dopo che il Riccio assicuràche nel triente corrispondenie da lui posseduto, p, 131, tav, XXXIX, n*b è chiara la lezione ML^ mi è parso^che ancht il mio asse non larifiuti,i» La famille Maenia est connue dans les ▼* et ti* siècles; ainsi on peut citer G. Maenius P.F.P.N., consul en 416); le magistrat monétaire dont il est ici question n'a pas laissé de trace dans l'histoire. On aurait pu aussi attribuer ces pièces à un Maelios; toujours est-il qu'on ne peut leur assigner une époque très-reculée, à cause du peu de rareté du denier.

(2) L'exemplaire de la collect. Borghesi pèse Z"yHl

(3) Le quadrans et le sextans se trouvent dans la collection de M. le baron d'AiUy. B.

!A dans le nom de Rome ; A et A dans le monogramme sur l'argent ; À sur le cuivre, d'après M. Cohen (1). Rareté : G.

Dépôts : CAZL.OL (2 usés). FIES (2). RF.G (Cavedoni, «tpostigli,^. 254). SA (1).

(Cohen, pi. XXV, Maenia, n* 1, pi. LVIII, n* 1, et pLXUX, n*2.)

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ OPEMllt^O* ^^ ™^ nogranune O CW .

Espèces : As, semis, triens, quadrans, once, avec la marque de leur valeur.

Pied fnonétaire de Vas : Une once forte, (moyenne des quatre as de Riccio, de Berlin, d'Olivierietde Vienne, =29»'. —Les trois as de la coll. d'Ailly,31»',62; 26««,92; 25«'90).

Types : Ordinaires.

(Cohen, pi. LX, Opeimta, n*' 1 et 2).

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire : ^ TPou PT, en monogramme P (2).

(1) Sur ToD des deax exemplaires décooTerU à OliTaontroayelaforme ROMA, et sur Taotre ROMA* Sur ce dernier^ le moDogramme da monétaire a ia forme P\MEi. Nous ne ponrons expliquer cette forme que par une méprise du graveur; il a Joiut le point qui suit le P au premier jambage de rM et il a barré ensuite les deux côtés de l'M au lieu de n'en barrer que le second (Atm. de llrut, arch.^ 1863, loc. ciï.)*

(2) Ces monnaies se trouTent surtout en Apulie. Voyez Riccio, Afoim. di eUtà, net. 52.

)38ttil5«T.J.-C.

26i GHAPITRK IX.

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, ooce, avec la marque de leur valeur (1).

Pied monétaire: Une once forte (moyenne de trois as = 28^).

Types : Ordinaires.

(Cohen, pi. LXX. Incertaines^ n*' A et 8).

Légendes : ^ ROMA*— Monétaire : ^ S (e) X.Q.{uinctili%të) (2) . Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur (3). Type : Ordinaire.

SX =Sextus* Forme des lettres : X

RareU : R.

Dépôts : CAZL.MG (!)• (Cohen, pi. XXXV, Quinctia, n*» 1).

Légendes : b^ ROM A. —Monétaire : S) OR{acus ?) (4) , mais on lit C.R. sur l'exemplaire de la collection Blacas. Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur (5) . Type : Ordinaire.

(1) Voy. Riccio^ loc, cit.

(2) On attribue généralement cette monnaie à la famille QuincUa> mais le prénom Sex. ne se rencontre Jamais dans cette famille^ tandis qu'il est souvent porté par des indlvldas de la famille QoipcUlia.

(3) L'exemplaire du comte Borghesi était bien coosenré et pesait 3c,7i.

(4) Ces Initiales ont été complétées de cette manière parce que Gracus est le seul nom commençant par GR que l'on rencontre au vi* siècle. On con. naît, à cette époque^ deux consuU de ce nom^ l'un en 616 et l'autre en 539.

(ô) Ce denier de la collecUon Borghesi est d'une bonne conservation et pèse Zf'M*

i" PÉBIODE, — N* 48. 266

/G d'après Borghesi {Deead.^ VIII, 5 ; OEuvres compl., 1. 1, p. 585), et d'après Cavedoni {Ripost., p. 128); Forme des lettres : / c au Cabinet deBerlin et coll. Blacas.

I A (d'après Borghesi et Cavedoni; cette lettre est peu distincte sur l'exemplaire de Berlin) .

Fabrique : Semblable au n* AS ci-après. RareU : R*.

Dépôt : CARR.

Légendes : ^ ROMA^— Monétaire : ^ C.VAR(o), sur quelques deniers et sur tous les quinaires, ainsi que sur un as cité par Borghesi; i^ VAR sur les autres deniers; ^ VARO en général sur toutes les pièces de cuivre. VAR a toujours la forme du monogramme V^ (1).

Espèces : Denier, quinaire, as, semis, trions, quadrans, sextans et once, toutes avec la marque de leur valeur (2).

(1) On attribue, en général^ ces pièces à C. Terentius C.F.M^.^ consul en

bZ8, et qui perdit la bataille de Cannes; mais quoi qu'en dise le savant sisay. j..c.

comte Borghesi [Dec, III, 3; Œuvres compL, t. I, p. 198), nous ne

Toyons pas de raison déterminante pour adopter cette opinion, d'autant plus

que l'as étant laissé sur le pied d'une once^ on ne peut pas admettre qu'il

ait été frappé avant 537. Nous croirions plus volontiers qu*il a été frappé par

on ûls ou petit'ûls^ d'ailleurs inconnus^ du consul de 538.

(2) On peut contester que les pièces portant la légende C.VAR appartiennent au même monétaire que les pièces qui portent le monogramme V?i> 11 est d'ailleurs très -rare à cette époque de trouver le prénom et le surûom réunis dans la même légende (cl-dessus p. 173).

266 CHAPITRE iX.

Pied monétaire de Vas : Oncial (moyenne de six as = 25«',5 (1).

Poids du denier : à^ (avec C.VAR. belle conservation, Borghesi); Z^JS (avec VAR, usé, même coll.).

Types : Ordinaires.

iA dans ROM A; A sur Targent; A sur le cuivre, dans le nom du monétaire.

Rareté : R* avec VAR, R* avec C.VAR, R* quinwre.

I avec C.VAR.MC (1) J (Cohen, pi. XXXIX, Terentia, n" 1, 2, 8 et pi. LXYII, n« 1, 2, 8.)

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire :-^ L.C0IL(tU8) (2). Espèces 1 Denier, avec la marque de sa valeur (3). I)fpe s Ordinaire.

jA Forme des lettres : < ^

Rareté : K

Dépôts : OL (1). C.

(Cohen, pi. XIII, Cœlia, n' 1).

(1) M. Mommsen doute fort que l'on puisse admettre que Tas du comte Borghesi ait été un as sextantaire, il s'en rapporte à sa série de pesées ; ce* pendant nous pouvons citer les as de M. le baron d'Ailly, qui pèsent 36*',40; Zif',1Z;Zl^,Zl; 27<'. (Voyez nos pesées aux Annexes.) B.

(2) Tite-Ll?e (XUII, 21) nomme on L. Coelius vivant en 585.

(3) L'exemplaire dn comte Borghesi^ quoique fruste, pesait 9^,7fi.

Ugendes : i^ ROMA.— Monétaire : ^ L.ITI... (1). Espèces : Denier avec la marque de sa valeur (2). Type : Ordinaire.

Forme des lettres : < X (A.

Rareté : R*.

Dépôts : F(I).RF.OL (2 usés). CARR.

(Goben, pi. XIX, Itia).

Légende : ^ ROMA. — Monétaire : S) C.IVNI {us) C. F. et sur les pièces de cuivre C. IVNI (3).

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, sextans, once, avec la marque de leur valeur.

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de huit as = 25»') (A).

Types : Ordinaires.

Forme des lettres . .

Rareté : G.

Dépôts : F(â). MG (12). RF.G.SG.SA (1). GASL.OL (4).

GARR.GI (1 usé).

(Cohen, pi. XXIII, Junia, n* 1 ; pi. LVI, n**l et 2).

(1) Nous DO trouvons mentionné nulle part ni le nom de la famille Itia, nî un antre nom de famille commençant par !ti on Itti,

(2) Le denier de la collection Borgheai =4*' (très-bien conserré). — L'at (ayec la légende L.ITI. et un croissant dans le champ du rerers) cité par Riccio (CataL, p. 99) est évidemment Tas de Q. Titius ci-dessous n* 214.

(3) Personnage Inconnu dans rbistolre.

(4) Poids du denier 4c,0S (bien cooierré, eoU. Borgbesi).

Légendes: ^ROMA.— Monétaire; ^C. SCR (iftomw*) (1).

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, sextans, once, avec la marque de leur valeur.

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de 6 as = 22 grammes).

Poids du denier : 3«'92 (bien conservé, coUect. Borghesi).

7yp«5; Ordinaires.

Forme des lettres

( A et A-

Rareté : G.

Dépôts : F(6). MC (8). C. SC. COLL. SA (2). SF (1). CARR. GAZL. OL (3 dont 2 usés).

(Cohen, pi. XXXVI, Scribonia, n* !•)

Légende : ^ ROMA. — Monétaire : ^ BAL (3).

(1) Ce magistrat est probablement G. Scribonias Gario qui fut édile en **Î74 It^^J-c"^* ^^ (T.-Liv., XXXIII, 42; XXXIV, 53), préteur en 561 (T.-Liv., XXXIV, 54),

nommé Gurio Maximus en 580 (T.-Llv., XLI, 31; XXXIII, 42), ou bien G. Scribonius cité par Tite-Liye (XL, 31) comme ayant eu an commande- 181 ar. j.-c. ^^^^ d^DS Tannée en 573, et qui était probablement ÛU du précédent Le denier est fort commun, ce qui ne prouve pas une grande ancienneté.

(2) J'ai classé à la fin de la première parUe de la première période toutes les monnaies de cuivre dont Tas dépasse le poids moyen de 26 grammes, et J'ai renvoyé les autres à la deuxième moitié du vi* siècle. Cet ordre m'a paru rationnel et le seul conforme aux principes de classification que J'ai adoptés. Les légendes abrégées on en monogrammes s'accordent du reste presque toujours avec les indications chronologiques fournies par le poids. B.

(3) Nous hésitons entre BAL(^tt«) et BAL(a), et dans le premier cas, le monétaire appartient-il à la famille Acilia ou bien à la famille Naeviaf Noos

i" PÉRIODE. — N* 64 Î69

Eêpiem : As, semis, triens, quadmas, sextans, avec la marque de lem* yaleur.

Pied monétaire lOnciBl (moyenne de quatre as =47«',6). — Les deux as de la collection d' Ailly pèsent kt^fiO et 33s'.

Types : Ordinaires.

Forme des lettres : Ar.

(Coben, pL XLVI, Àcilia, n"" 1).

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : i^ L.IMAIMILI(u5) (1). Espèces : As, semis, trions» quadi^s, seztans (2) , avec la marque de leor valeur.

Pied monétaire : Ondal fort (moyenne de A as = 80*') (3) •

iDclinoDs plutôt vers eette deniière opinion, car le sornom de Balbus est plus ancien dans la famille Naeiia qne dans la famille Âcilia (T.-Lir. XLV, 18).

(1) U légende de Tas a été lue MAMI^ par Oli? ieri (F<mdazione di PesarOf p. 50) et CMAMII^I par Borghesi (Dec, IV» 7, p. 8; Œuvres complètes, 1. 1, p. 2S9).— Sur le triens du Cabinet de Berlin^ il y a éfidemment 1^. MAMIPI. M. Riccio et d'après lui, M. Cohen^ donnent toujours C. MAMILI. Mais le facHBimiledu premier Catalogue de Riccio, pi. V^ n<> IS n'est pas clair, et celui qu'il donne p. 134 est indéchifErable.

[Il y a évidemment erreur de la part de M. Riccio, et par conséquent cette erreur se retroure dans l' ouvrage de M. Cohen. La légende est toujours V. MAMIPI on k MAMIP. et C. MAMIP. n'exUte pas. U forme de la lettre V pointue du prénom est moins prononcée sur quelques exemplaires que sur d'autres, et alors elle se rapproche davantage de C. J'ai pu vérifier le fait grâce à l'obligeance de M. le baron-d'AiUy]. B.

La famille Mamilia a fourni des consuls à la République dès le v* siècle. U est impossible de déterminer quel est le membre de cette famille qui exerça les fonctions de triumvir monétaire.

(2) Le sextans appartient à la collection de M. le baron d'Ailiy. B. (8) La moyenne des as de la collection d'Ailiy est de 26^,67 ; l'as du

même cabinet avec le même type, mais sans antre légende que ROM A pèse

260 ghâpitrb IX.

Types : Ordinaires. Sur la proue Ulysse appuyé sur un bâton (1).

Forme des lettres : P.

(Cohen, pi. LYIII, Mamilia).

Légendes t ^ ROMA* — Monétaire : i^ OPEI(mtus) (2).

Espèces : As, semis, triens, quadrans, avec la marque de leur valeur.

Pied monétaire: Oncial et plus (moyenne de onze as = 26«'). — Collection d'Ailly, 35«',26«'et 31k',26.

Types : Ordinaires.

(Cohen, pi. LXI, Opeimia, n«' 3 et A).

22>'^98. Cette série anonyme se compose de Tas^ du semis^ du qaadrans et du seitans. B.

(1) La famille Mamiliaprétendait descendre d'Ulysse. Denys d'Hallcamasse {Àniiq, Rom,, IV> 45) dit que le gendre de Tarquin le Superbe se nommait Octavius Mamilius et descendait d'Ulysse etdeClrcé. (5; èxaXeîto Ôxrdroç MxijlCXioc' àvéçepeSlTÔ févoç elç TTi^éyovov tôv èÇ Ôdus^éb); xa\K(px7)c, xaT»j>xet 6'èv TcdXei To^x^cp. Voyez Borghesi, loc cit.

(2) Dans son édition allemande, M. Mommsen avait placé ce monétaire à une époque beaucoup plus basse, mais il est évident, d'après les données actuelles, qu'il a dû remplir sa cbarge yers la moitié du vi* siècle. Le poids de l'as et la brièveté de la légende lui assignent une place certaine et tout à fait distincte des deux monétaires L.OPEIMI(u«), et M.OPEIMI(t^)>aTec les monnaies desquels celles-ci n'ont aucune analogie {Annal, de VTnst. arch., 1863, et les n" 140 et 141 ci-après). B.

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ CSAE (ntta) en monogramme (1).

Espèce : As.

Poids de Vas : 32 grammes.

Type : Ordinaire. Collection Blacas. p,. xxiv, n- «.

Légendes : â ROMA. — Monétaire : i^ CSAX ou bien SAX(2).

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, avec la marque de leur valeur.

Pied monétaire : Une once forte (moyenne de six as avec la légende C*SAX — 28»' ; de sept as avec la légende SAX = 26«').— Collection d'Ailly 36^,38 ; 35«%33; 31«%57, avec C.SAX ; 33«',82; 29«',92, sans la lettre C.

Types : Ordinaires.

(Cohen, pi. LU, Clovia, n*' 1, 2, 3, A, 5).

(1) Jusqu'ici nous De connaissions pas de monétaire ayant porté ce nom. li faut donc le joindre à la liste des familles.

Il est impossible d'établir de moyenne pour le poids de l'as et de déterminer an Juste sur quel pied il n été taillé, mais le poids du seul eiemplaire connu, sa fabrique^ la forme des lettres, tout concourt à le classer plutôt dans la première moitié du n* siècle que dans la seconde.

(2) Personnage inconnu.— .Tite-Live (XLI, 58 ; XLII, t ; XLIV, 40), parle ^

d'un C. CloTius Saiula qui fut préteur pour la seconde fols en 581, lieute- ns «r. j.-c. nant de Paul Emile en Macédoine, en 586; c'est à lui que Borghesi attri- tes ar. j.-c. bne ces monnaies; elles dateraient alors de la seconde moitié du ? i* siècle (Borghesi, Dec. I, 5; Œuvres eampl., t. T, p. U7).

Page 1