‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 9 sur 110 · it T*% i»/T oM»r sînguUVrc entre · texte numérisé non relu

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romamset les pièces d argent de Populoma (t. I, p. 216 ua deniers romains etsuiv.) : celles-ci sont marquées XX, X, A, lin, et pè- ^t'«pibce.

' * > » » * do Popul ■ma.

sent 8«%60, 45%28, 1k',98, d^r^OT, ce qui correspond à la série romaine -, seulement les Romains n'ont pas la pièce marquée XX , et leur monnaie de la première émission pèse un peu plus. Comment donc se figurer que cette ressemblance soit fortuite, surtout en songeant que Rome et Populonia sont les deux seules villes de la haute Italie où Ton ait frappé des monnaies d'argent? Les pièces d'argent de Populonia, par leur poids et leur fabrique, se rattachent aux plus anciennes pièces d'Athènes; elles n'ont donc pu être copiées sur celles de Rome. Rome, au contraire, a pu emprunter à sa voisine de l'Étcurie la nomenclature, la division et les marques de son monnayage d'argent-, mais là s'arrête la ressemblance. Rome eut son système monétaire à elle, qu'elle basa sur le scrupule, et elle fixa d'après le même principe le rapport de l'argent au cuivre.

Pline fait remonter la première émission des deniers d'ar- Date de i« première

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gent à 1 année 486 (3) ; les annalistes la mettent à 1 année deniers d'«r«eni.

269 av J.-C.

(1) La collection Borghesi en possédait un seul pesant au-dessus de 4b%05 : = 4»',a5 (ROMA en monogr.). — Il n'en existe pas au Cabinet de Berlin.

(2) La collection Borghesi et le Cabinet de Berlin ne possèdent pas un seul denier de cette espèce dont le poids dépasse 4 grammes. — M. Cohen, p. XI, dte an denier avec la légende CAP pesant 4«';27. C'est encore une de ces rares excepUons comme nous en avons cité quelques-unes ci-dessus; l'exemplaire de la même pièce, bien conservé, appartenant à la collection Borghesi, ne pesait que 3i%85.

(3) Pline {Hist. tint., XXXIll, 3, 44; cf. 42) s'exprime ainsi : « Argentum u signatum anno vrbh CCCCLXXXV. Q. Oguim'o, C. Fabio. cos, quiwfue

28 CHAPITRE n.

suivante (1). Le témoignage de ces derniers semble mériter plus de confiance que celui de l'archéologue, à moins que pour les mettre d'accord on ne veuille admettre, ce qui, du reste, est possible, qu'il se soit passé un an entre la promulgation de la loi et sa mise à exécution. Il est positif que ces renseignements ne se rapportent pas aux pièces campaniennes. qui n'ont de romain que la forme; car un de nos auteurs dit formellement que l'émission eut lieu à Rome, et il ajoute qu'on fixa la valeur des pièces d'argent à 10, à 6 et à 2 as 1/2, ce qui n'est pas applicable à la monnaie campanienne, et, de plus, jamais aucun historien n'a appelé Romains les habitants de Gapoue ou de toute autre ville devenus citoyens romains, ni considéré comme fait ou dit par des Romains ce que ces habitants ont pu faire ou dire.

•m a7. j.-'^. C'^st donc bien en 486, quatre ans après la prise de Tarente et quatre ans avant la première guerre punique, que

« annis ante primum Punicum beilum et plaçait denarium pro deceni «< libris aeris valere, quinarium pro quinque^ sestertium pro dupondio ac « semisse* »

(1) TIte-Live {Epit,,\\) : « Tune primum populos Romanus argento uti u coepU. » Cette note se trouve entre le re'cit de la fondation d'Arlminum S68 ar. j.-c. et la défaite des Picentins, arrivées en 486, et la défaite des Sallentins, en 267 av. j -c. 487, de sorte qu'il est impossible de lui donner la date de 485. — Zonare (VIII, 7), qui avait puisé ses renseignements dans Dion, qui les tenait luimême de Tite-Live, dit : DoXXà 8è xçiii^vx xdte t^ Pc^ii-fi è^évovro Cum xal àpf upak Spaxi^alç XP^^°^^^- ^ passage se trouve entre la défaite des insurgés du Samnium, en 485, et la soumission de la Calabre, en 487. — Le Syncelle dit (t I, p. 523, éd. de Bonn) : év P(6(ii[i icpcotov àpy^poûv ixcdn^ v<j(U9iia (ce passage manque dans le texte arménien de la Chronique d'Eu- 273 av. J.-c. sèbe; le Chronicon Paschale place cet événement en 481, et saint Jérôme dans la troisième année de lu cxxvii* olympiade). Les chiADres ne sont pas exacts, mais c'est bien de la même époque que l'auteur veut parler, puisque immédiatement après il mentionne la soumission de la Calabre (en 487).

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