‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 99 sur 110 · MAGN. PRO.COS.;VARRO.PRO.Q · texte numérisé non relu

MAGN. PRO.COS.;VARRO.PRO.Q

Denier (1).

(1) Nous ne connaissons pas de pièces plus difficiles à classer convena- Idement que les quatre pièces suivantes de Pompée ou de ses ûls:

l-^MAGN.PRO.COS. et au droit: VARRO.PRO.Q. -Denier.

buste de Jupiter Tcrminalis. — Ce type fait probablement allusion au nom de Terentitis que Varron peut avoir rapproché de Terminus, comme il a fait dériver terminus ùq terra ou terere {de Ling. lat,, V, 21, éd. Mùller], et, comme son élève Verrius, cité par Festus (p. 360 et 351, éd. Miiller}, fait dériver terentum de terra.

1^ Sceptre entre un aigle et un dauphin. — U existe quelques deniers fort rarts sur lesquels le type du droit se trouve répété des deux côtés, par suite sans doute d'une erreur de U part des ouvriers de la monnaie.

Rare. — V.SA (I). — Cohen, pi. XXXIX. Tcrentin, n«» 5 et 6.

2*^ MAGN. PRO. COS. a au droit : CN.PISO.PRO.Q. ~ De- pi.xxxi.nMs. nier. — Tête diadémée de Numa, NVMA, allusion à l'origine de la famille Caipurnia, qui avait la prétention de descendre d'un fils de Numa, nommé Calpus. (Plularch., Numa, XXI).

T^ Proue de vaisseau.

Rare. — V.CuLL. — Cohen, pi. X, Calpurnia. n« 25.

3» ^ CN.MAGNVS.IMP. et au droit : M.POBLICI.LEG.PRO. PR. — Denier. — Tète de femme jeune et casquée.

^ Un général, l'épée au côté, se tenant à la proue d'un navire, sur le point de débarquer, saisit une palme que lui présente une femme (/fijpânm) qui porte deux lances sous le bras, et un bouclier rejeté sur le dos.

Ces pièces sont pour la plupart d'un travail asseï grossier, et elles ont probablement été fabriquées par un artiste de province. (Cavedoni^ Riposta, p. 118). Trois exemplaires de cette pièce se trouvaient dans )a collection Pell.ssier, formée à Tunis (Exploration scient, de V Algérie^ t. XVI^ p. 435).

Rare. — COLL.SA. (3). — Cohen, pi. XXXIII, Poùlicia, n« 8.

Borghcsi et Cavedoni prétendent, il est vrai, qu'on a trouvé aussi celle

Raie. —V. SA.

(Cohen, pi. XXXIX, Terenlia, n'» 6).

pièce dans le trésor de Roncoffeddo; mais cette donnée nou» semble peo probable, et ne repose sans doute qoe sur ane erreur, car elle est eo eontradiction avec ce que nous connaissons d'ailleurs de cette trouTalUe, et comme, d'un côté, trois exemplaires s'en sont trouvés à Saota Anna, et que, de Tautre, le prix n*en est pas très-élevé chex les marchands d'antiquités, cette pièce ne peut pas, par conséquent, être d'une très-grande rareté. Pietro Borgbesl^ qui a décrit le trésor de Santa Anna, indique sous la rubrique de la famille Poblicia la pièce n*" V de Morell. Mais Mofell a réuni sous le même numéro deux deniers différents; celui qui nous occupe et le n* 170 c de notre tableau chronologique, qui porte le nom de C. Malleolus; et comme, d'ailleurs, nous savons que ce denier a positivement été trouvé à Roncofreddo, il e^t probable que les observations de Borgbesl et de Cavedonl s'appliquent à cette pièce (n* 170 c), et non à celle qui ftilt l'objet de notre remarque. — Cf. Ann, de finst, arch., 1863, p. 73, note.

[Cavedonl (Bu//, arch. Haliano, t. I, p. 57) fiait quelques observations sur la conjecture de M. Mommsen, lequel répond à ces observations dans les Annales de V Institut archéologique (/. cit.), et persiste dans sa manière de voir] J. W.

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