X NOTICE
ses premières découvertes dans récriture hiéroglyphique. Au duc de Blacas revient l'honneur d'avoir, sous le gouvernement de la Restauration, fait entrer dans les collections du Louvre un grand nombre de monuments antiques d'une haute importance. C'est grâce à lui qij^e Joseph Reinaud aborda l'étude de l'archéologie musulmane, science nouvelle et inconnue jusqu'alors, et que Théodore Panofka publia en France ses grands travaux qui eurent une si heureuse influence sur la science de l'antiquité figurée. On sait aussi la part active que le duc prit à l'organisation de l'Institut de correspondance archéologique, fondé à Rome en 1829, société qui a rendu et qui continue à rendre les plus grands services à l'étude des monuments anciens.
Son fils suivait ces nobles exemples. Ses qualités aimables, son affabilité, la simplicité de ses manières, sa mo • destie lui avaient conquis de nombreuses sympathies. Mais il fallait le voir dans l'intimité pour apprécier la bonté de son cœur, l'élévation et la délicatesse de ses sentiments. Aussi, quand la nouvelle de sa mort parvint à Paris, Témo* tion fut grande ; non-seulement la famille, mais aussi tous ceux qui avaient eu le bonheur de l'approcher et de le connaître, ressentirent ce malheur. Quant à nous, pour faire comprendre l'étendue et l'amertume de nos regrets, il nous suffira de dire que depuis plus de vingt ans la communauté de goûts et d'études avait resserré entre nous des liens et des relations que la mort seule a pu rompre : au mo« ment où, plein de force et de vie, le duc mettsût pour ainsi dire la dernière main à des travaux d'une grande valeur scientifique, au moment où ses amis nourrissaient l'espoir de le voir entrer à l'Institut.
Le duc de Blacas mourut à Venise le samedi 10 février 1866, succombant à une maladie que les soins les plus in«