‹ Histoire de la monnaie romaineChapitre 4 sur 53 · SUR LE DUC DE BLAGAS. XJ · texte numérisé non relu

SUR LE DUC DE BLAGAS. XJ

telligents n'ayaient pu conjurer. Ge fut au palais Gavalli, dans la demeure de M. le comte de Ghambord, qu'après vingt heures de souffrances aiguës, il termina ses jours avec un calme et une résignation toute chrétienne, laissant à ses enfants un nom illustre et justement honoré, la mémoire d'un homme de bien et de nobles exemples à suivre. Ainsi que son père, Fami de Louis XVIII, comme noua l'avons déjà dit, il avait voué une fidélité inaltérable à la famille des Bourbons.

Son corps fut ramené en France, et ses obsèques eurent lieu à Aups (Var), le !•» mars 1866, au milieu d'un immense concours des populations environnantes qui s'étaient réunies aux membres de la famille et aux amis du défunt pour rendre les derniers devoirs à celui qu'ils pleuraient comme leur bienfaiteur et leur père.

Ajoutons ici quelques mots sur les ouvrages publiés par le duc de Blacas. En voici les titres et les dates :

En 1862, dans la Revue numismatique^ un mémoire

. très-remarquable sur les Monnaies autonomes romaines de Vépoque impériale^ frappées après la mort de Néron (1) .

En 186S, Observations et rectifications^ au sujet de quelques poids byzantins, publiés par Sabatier (2) . En 186A, Lingot quadrilatère ou quincussis de bronze (3)*

En 1865, dans le tome XXVIII des Mémoires de la Société

des Antiquaires de France^ Mémoire sur une découverte de vases funéraires prés d'Albano (A).

(1) Revue numitm, iB62, p. 197 et buIt., avec 4 planches.— Fb^.AddlUons, Ibid^ p. 387 et suiv.

(2) Revue numism, 1863, p. 218 et sui?.

(8) Ibid, 18€4, p. 264 et suiv. avec deux planches. (4) Mémoires de la Société des Antiquaires de France, t. XXVIII, p. 90 et saiv. avec six planches. Ge mémoire résome le travail d'Alexandre Vlscooti

Xij NOTICE

Enfin, dans la Revue archéologique^ an mois de mars 1865, an article sur des vases trouvés à Gibraltar (1).

Connaissant la langue allemande comme sa propre langue, le duc de Blacas avait entrepris de traduire l'ouvrage considérable de M. Théodore Mommsen, Histoire de la monnaie romaine, travail long et hérissé de nombreuses difficultés (2) , et dont le quatrième et dernier volume ne parait que neuf ans après la mort du traducteur.

Outre ce grand ouvrage, le duc de Blacas préparait d'autres publications auxquelles il travaillait en silence depuis un grand nombre d'années. Il avait formé le projet de faire connaître au monde savant les trésors archéologiques rassemblés par son père et par lui, et pour atteindre ce but, il rédigeait des descriptions et des catalogues raisonnes de tous les monuments antiques de son cabinet ; il avait fait graver aussi un nombre considérable de ces monuments, choisis dans les diiférentes séries. Malheui'eusement ces travaux, préparés avec grand soin, n'ont pu être ni terminés ni publiés. La mort est venue mettre à néant tous ces projets.

Il n'existe en France aucune notice sur le Musée Blacas. On ne possède sur ces belles collections que les trente-deux planches de vases peints, publiées en 1830 et 1833 par Th. Panofka (3). Quelques peintures de vases ont été gra-

(Lettera al signor Gitueppe Carnevali sopra alcuni vasi tepolcrali rinvenuit nelle vicinanze délia antica Alba-Longa, Roma, 1817) et donne les détails lea plus exacts et les plus circonstanciés sur la remarquable déeouyerte, faite en 1817, de vases de terre brune ou grlse^ modelés à la main et trooTés sous des couches de lave ou de peperino, — Cf. mes Études sur les vases peints, p. 50. Paris, 1865.

(1) Revue arch., t. XI, 1865, p. 331.

(2) Foy. l'Avertissement du t. II.

(3) Musée Blacas, quatre livraisons in-folio.

SUR LE DUC DE BLAGAS. Xllj

vées aussi dans Y Élite df$ momimenU eéramographiques (1) •

Voici rindieatlon des trente-deox planches de vases publiées par Panofka : PI. I. Le poète Giaucoa.

PI* IL La latte et le pugilat.

PI. UL Les noces de Bacchus et d'Ariadne.

Pi. IV. Le présent offert à une mariée.

PI. V et VI. Les Tyrrhénlens à table.

PI. VU et VUI. Les divinités de SamoUirace.

PI. IX. Les Danaîdes.

PI. X. Le Gorgonium.

PI. XI. La mort de Méduse; Pelée et Tbétis.

PI. XII. Ulysse et Lencothée; Œdipe devant le Sphinx. PI. XIII, XIV et XV. L'origine de la tragédie. PI. XVI. Vase de la fabrique d'Archiclès; deux vases d'hospitalité. PI. XV U et XVIU. Le lever du Soleil. PL XIX. Les trois Zeus; Proserplue abandonnant Déméter. Pi. XX. Nérée.

PI. XXI. Les noces de Oionysus et d'Ariadne.

PI. XXII. Libéra avec son cortège ; Pitho et HIméros. PI. XXIII. Pan et Écho.

PL XXIV. Apollon et Admète.

PI. XXV. Hermès entre les deux Sphinx.

Pi. XXVI. Buste d'Hermès ou de Persée; Hercule et Hébé. PI. XXVII et XXVIII. U défaite du lion de Némée; les Dioscures. PL XXIX. Roma, Romulus et Rémus.

PI. XXX et XXXI. L'enlèvement d'Hélène et son retoor chex Tyndare. PI. XXXI I. Bacchus, Hébé et Parthénope.

(I) Par Ch. Lenormant et J. de Witte, 4 vol. gr. In-4*. Paris, 1837-61. Voici la liste des vases peints de la collection Blacas, publiés dans PÉlite des momanents céramograph%qu9S :

T. I, pL XI. Minerve et Encelade.

PI. XIX. Jupiter et Ganymède.

PI. XXIV. Jupiter, Neptune et Pluton. Gyllx de Xénoclès. PI. XXXIX. Vuicain et Vénus.

PL LVI. La naissance de Minerve. Cylix de Phrynus. Pi. LXIII. La naissance de Minerve.

PL LXXX. Minerve et deux Nymphes.

PL LXXXVII. Minerve, Butés et Ërichthonins.

T. II, pi. XXII. Apollon et Daphné.

PU XXIII A. Apollon et Vénus.

Xiv NOTICE

Plus tard, M. Ch. Newton a fait imprimer à Londres, en 1867, un excellent petit catalogue sous le titre de : A Guide to the Blaeas colleetian of atUiquiiiei.

Il me semble utile de consacrer ici quelques lignes à ces importantes collections, ne fût-ce que pour en conserver le souvenir. Pour ce travail , le catalogue de M. Newton me servira de guide.

Le Musée Blaeas a été formé par le père du duc, ambassadeur de France, pendant plusieurs années à Naples, et plus tard à Rome. Appréciateur distingué des œuvres de l'art antique, protecteur éclairé des savants, président de l'Institut archéologique, fondé à Rome en 1829, sa haute position officielle, sa grande fortune et sa réputation comme connaisseur lui donnaient des avantages et des facilités pour collectionner des monuments antiques, avantages dont aucun étranger résidant en Italie n'avait jamais pu jouir.

À sa mort, arrivée en 1839, les collections passèrent entre les mains de son fils atné qui, digpe héritier des goûts de son

PI. XLIII. Diane, Hécate et un Satyre.

PI. XLIX. Apollon Lycian et les trois GrAces.

PI- LIV. Apollon Nomius et le roi Admète.

P). LXXXVI A. Les Moses.

PI. XCU. Artémis Ëlaphdbolos, la Victoire, Jupiter et Apollon.

PI. Cil. Actéon.

PI. CXI et CXII. Le le?er du Soleil; r Aurore et Céphale.

T. ni, pi. VI. Neptune et Thésée.

PI. LXXII. Tête d'Bermès.

PI. LXXVII. Hermès et deux Sphinx.

T. IV, pi. XXIV A. Pitho et Himéros.

PI. XXIX. Les trois Grâces.

PI. XXXVI. L'Amour et Vénus.

PI. LXIII. Vénus et Adonis.

PI. LXXXII. L'Amour et Vénus; Adonis et Proserpine.

PI. LXXXIII. Vénus, Adonis et les trois Grftces.

Page 1