IV
50 EXPLICATION DBS PLANCHES.
.p. 142) indique les Carthaginois comme ayant été les premiers à fabriquer des monnaies à bords dentelés {nummi serrait) ; ces monnaies sont d'or et d'argent. Les rois de Syrie auraient imité cet exemple en faisant frapper des monnaies de bronze à bords dentelés. Le docteur Judas {Revue num. 1856^ p. *406) croit, au contraire, que le Carthaginois ont imité le monnayage syrien, et Ch. Lenormant [Revue numism.^ 1856, p. 33i) aussi regarde comme les ipremieTQ nummi serrait les monnaies de bronze frappées en Syrie sous les Séleucides ; il croit que les deniers d'argent de Scipion Âsiagenus, le vainqueur d'Ântiochus {voy. notre t. II, p. 378, n** 187), rappellent un usage syrien. D'après ce savant, ce seraient même les plus anciennes monnaies auxquelles on aurait appliqué à Rome ce mode de fabrication, et toutefois, dans une note, il parle des deniers primitifs au type des Dioscures, avec la roue comme symbole accessoire et dont le bord est dentelé. {Voy. pi. XXII, n"" 9). Et il ajoute : « Mais jusqu'à quelle époque s'est prolongée l'émission des deniers qui ne portent que le nom de ROMA, et n'en frappait-on pas encore, quand déjà la mention des magistrats s'était introduite sur .d'autres pièces? G est là un point sur lequel il est encore permis d'hésiter. » M. Mommsen (et le duc de Blacas n'a pas changé la classification adoptée par notre auteur pour les deniers à bords dentelés) range le denier avec l'emblème de la roue parmi les deniers primitifs, t. II, p. 217, sous le n° 3 ; il place le denier aux noms de L. Licinius et Cn. Domitius et de cinq autres monétaires (t. Il, p. 362, n"" 170) avant l'année 660 de Rome (94 av. J.-C. ), et les quatre deniers à bords dentelés portant les noms de L. Scipio Asiagenus (t. II, p« 378, n» 187), de L. Cotta (t. II, p. 398, n* 204), de L. Memmius (t.II,p,899,n°205),etdeL.Sulpicius (t. II,p.400^n«206),
EXPUGATION DES PLANCHES. Ôl
à uDe époque antérieure à Tannée 670 (8i av. J.-C). — £L t. II, p. 196-198.
[On donne le nom de Mars au personnage placé dans un bige au revers du denier, pi. XXYIII, n*" 11 , mais le camyx qu'il tient devrait faire penser à un fait historique relatif aux Gaulois]. J. W.
]N» 12. M.FOVRI-L.F. Double tète barbue et laurée de Janus.
^. Rome casquée debout, à gauche, couronnant un trophée d* armes gauloises. Au-dessus de la tète une étoile. Dans le champ, à droite, ROMA ; à Texergue, piLli pour Phili. A. Denier. Poids : 8«',94 (Cabinet de France) ; 3k',89 (Mus. Brit.).
Vay. t. 11, p. 37S et 37â, n*^ 182. —Cohen, pi. XIX, Furia, n'^S.
C'est le premier denier sur lequel manque l'indication de la valeur.
Planche XXIX.
Monnaies frappées de 650 à 670.
N"" 1. Type ordinaire de la tête casquée de Rome, à droite. Derrière, une couronne de laurier; dessous, ROMA.
^. Victoire dans un bige, adroite; les deux chevaux se cabrent; dessous, un épi. A rexergue,T.CLOVLI. M.. Denier. Poids : 3»',80 (Cabinet de France) ; 3«%95 (Mus. Brit.).
Voy. t. II, p. 374 et 375, n* 183. — Cohen, pi. XII, Cloulia, n« 1.
N* 2. Tête laurée de Jupiter, à droite. Derrière, la lettre C et au-dessous un point.
S). TXLOYI. Victoire couronnant un trophée au pied duquel est assis un captif enchaîné, auprès duquel on voit
52 EXPLICATION DES PtANGHES.
un carnyx. A Texergue, Q. (gutnanW). A. Qainaîre. Poids : l^'jôS (Collection Blacas).
Le denier ne porte pas l'indication de la valeur, tandis que le quinaire porte la marque Q. {quinanui).
Yoy. t. Il, p. 374, 375 et 376, n» 183.— Cohen, pL XII, CtowKa, n*» 2.
On a vu (t. Il, p. 375, note 1) les raisons qui nous ont déterminé à mettre à la cinquième période ces deux monnaies, malgré Tavis de MM. Mommsen et Zobel. Nous joignons au denier le dessin du quinaire. Il est à remarquer que c'est le plus ancien exemple de ce genre de monnaie que nous possédions, avec la marque Q. Les quinaires furent ensuite en faveur, car nous voyons immédiatement après, plusieurs monétaires en frapper. Nous voyons sur le quinaire de T. ClouHus un exemple des lettres de l'alphabet avec ou sans point, sur Tune ou l'autre face et souvent sur les deux faces à la fois. Comme nous l'avons vu (t. II, p. 357, 569 et 372), ces marques monétaires ne commencent guère à paraître que vers la fin de la période précédente, c'est-à-dire vers 550 ou un peu avant.
N*» 3. C.EG/TVEI CF. Tête laurée d'Apollon , à droite. Dessous, Q. (9uinartu5).
B^. Victoire debout à gauche, écrivant sur un bouclier devant un trophée au pied duquel est un carnyx. Dans le champ, Q. {fiuinanui). iR. Quinaire. Poids : 1k%79 (Cabinet de France) ; 1«',90 (Mus. Brit.).
Foy. t. II, p. 376, n*» 184. — Cohen, pi. XVII, Egm,tuleia.
N"* A. Tète laurée de Jupiter, à droite. Derrière, la lettre N, surmontée d'un point.
^. P.SABIN. Victoire debout, à droite^ tenant une palme et couronnant un trophée. Derrière, la lettre N, surmontée
EXPUGATJON DBS PLANCHES. 53
d'uDpoiot. A l'exergue, Q. {quinarius). M. Quinaire. Poids : 1<^,81 (Collection Blacas).
Vay. t. II, p. 377, n*> 185. —Cohen, pi.. XL, Vettia, n» 1.
Le quinaire de C. Egnatuleius porte l'indication de la valeur Q sur les deux faces. C. Egnatuleius et P. Sabinus n'ont frappé exclusivement que des quinaires. Sur celui de Sabinus, on remarque une série de lettres ponctuées sur le droit comme sur le revers. Egnatuleius a été peut-être le collègue de Gloulius, mais plus probablement de Sabinus.
N*" 5. BALA. Tête diadémée de Junon Lucine, adroite. Devant, H.
^. Diane tenant deux torches dans un bige de cerfs, à droite. Dessous, un dauphin. A l'exergue, C-ALLl JEi. Denier. Poids : 3«',87 (Collection Blacas) .
Voy. t II, p. 380 et 381, n* 189. — Cohen, pL I, jElia, n* 3.
N^ 6. BALA. Poing fermé.
^. C.ALIO dans une couronne de laurier. M. Pièce de fabrique étrangère à la série romaine. Nous n'en connais* sons pas le poids.
Voy. t. II, p. 880 et 881, n* 189. — Cohen, pi. XLVI,
Le denier au nom de C. Allius Bala ne porte pas d'indication de la valeur, mais une série de lettres dans le champ, au droit, et des symboles qui varient au revers. Nous donnons ce denier comme spécimen des monnaies de cette v« période, et nous y joignons la pièce de cuivre du Musée Glassense à Ravenne, attribuée par Riccio (Le Monete dette antiche famiglie di Roma, pi. LI et p. 6) au même monétaire, pièce qui semble avoir été copiée par Patemô (Monele eqfaolari'-sicule^ pi. I, n* A). Si cette dernière monnaie est
bà EXPLICATION D£9' PLANGHSS.
authentique, ce que H. MommseD semble contester (t. Il, p. 381, note 1), nous ne savons pas trop sur quel fondement elle peut servir de spécimen pour les pièces de bronze, frappées hors de Rome par les gouverneurs de province pour les besoins du commerce local. Foy. aussi t. III, p. 240.
N^" 7. P\SO CAEPIO a (quaestores) (1). Tète barbue et laurée de Saturne, à droite. Derrière, la harpe.
1^. Les deux questeurs assis, à gauche. Dans le champ, de chaque côté, des épis. A Texergue : AD FRV.EMV.EX.S.C. {ad frumentum emundum ex senaius consuUo) . M. Denier. Poids : 3«',92 (Cabinet de France); 3*',95 (Mus. Brit.j.
Foy. t. II, p. 50, 64, note 1, p. 385 et 386, n« 492. — Cohen, pi. X, Calpurnia^ W" 24.
Nous donnons ici cet exemple de monnsûes frappées par les questeurs, par ordre spécial du Sénat et dans un but d'intérêt public déterminé. Cette pièce a dû être frappée entre les années 651 et 654* La tète de Saturne fait allusion à rA^ranum 5a(ufftt des questeurs. (Gavedoni, Appendice^ p. 164). On a rappelé dans la note, t. II, p. 385, ce que dit l'auteur anonyme des livres ad C. Herennium^ 1, 12, 21 : Cum L. Saturninus îegem frumentariam de semissibus et trientibus laturus esset^ Q. Caepio^ qui id temporis qtAaestor urbanus eratf docuit Senatum aerarium paii non passe lar^ gitionem iantam. Cavedoni (2. cit.) applique avec raison ce passage au type du denier, gravé pi. XXIX, n*" 7.
M"" 8. Type ordinaire de la tète casquée de Rome, à droite. Derrière, E surmonté d'un point.
^. Triomphatem*, le sceptre et la branche de laurier à la
(I) La lettre Q manque sur l'eiemp]alre graTé dana notre planche.
EXPUGATION DES PLANCHES. Ô5
main, dans un quadrige, à droite ; sur un des chevaux, un jeune garçon qui tient une branche de laurier sur l'épaule. A l'exergue, CFVNDAN. Dans le champ, au-dessus des chevaux, Q (C. Fundanius quaestor). ifV. Denier. Poids : 3^,89 (Collection Blacas).
Voy. t. II, p. 390, n« 196. — Gohen, pi. XVIII, Fundania, n» 1.
N*» 9. Tête laurée de Jupiter, à droite. Derrière, I.
^. Victoire debout à droite, tenant une palme et couronnant un trophée au pied duquel sont un captif à genoux et un carnyx. C.FVM)A. A l'exergue, Q. {C. Fundanim quaestor}. M. Quinaire. Poids : 1«',82 (Cabinet de France) ; 1«',90 (Mus. Brit.).
Voy. t. II, p. a90, n« 196. — Gohen, pi. XIX, Fundania, n» 2.
Nous donnons ici le denier et le quinaire du questeur C. Fundanius, père de C. Fundanius, qui fut tribun du peuple en 682 (72 av. J.-C). La charge de questeur est indiquée sur le denier par la lettre Q, et il est évident que la même lettre sur le quinaire doit avoir la même signification.
Le triomphateur représenté sur le revers *du denier pourrait être C. Marins dont le fils, alors âgé de dix ans environ, se voit sur un des chevaux du quadrige. Le captif à genoux, près du trophée, au revers du quinaire serait le roi Teutobodus. Cavedoni, Ann. de Vlnst^ arcA., 1839, p. 312. — Cf. t. II, p. 890, note 3.
N'' 10. Type ordinaire de la tête casquée de Rome, à droite. Derrière, iRG.PVB. {Àrgenlo publico.)
^. Jupiter tenant le sceptre et le foudre, dans un quadrige, -adroite. Dans le champ, au-dessous des chevaux, la lettre K. A Texergue, L. SENTI C* F. JA' Denier. Poids : 3«',72 (Cabinet de FrMice); 8«',88 (Mus. Brit.).
56 EXPUGATI0I9 DES PLANCHES.
Voy. t. II, p. 6A, note 2, p. i05, n"" 210. — Gohen, pi. XXXVII, Sentia.
Ce denier donne un exemple des monnaies frappées extraordinairement avec l'indication Argento puftitc'o, mais avec le nom du monétaire seulement, sans ajouter la mention d'une magistrature spéciale, ni le décret du Sénat.
N' 11. L. POMPON MOLO. Tète laurée d'Apollon , à droite.
fi. Numa Pompilius diadème, tenant le lituus, debout, à droite, près d'un autel allumé. En face de lui, un victimaire qui amène un bouc. A l'exergue : NVNk POMPILi {Numa Pompilius). JR.. Denier. Poids : 3^,88 (Collection Blacas) .
Voy. t. II, p. 395, n* 201. — Cohen, pi. XXXIV, Pompoma, n"" 2.
Le revers du denier de Pomponius Molo nous montre un sujet historique plus ou moins authentique et se rapportant à un ancêtre plus ou moins fabuleux du monétaire ; la famille Pomponia avait la prétention de descendre de Pompo, fils de Numa. Plut. Numa^ XXI.
N^ 12. Tète laurée d'Apollon, à droite.
Sj. Victoire debout, à droite, couronnant un trophée. Dans le champ, la lettre B surmontée d'un point. A l'exergue, ROMA- iR. Pièce d'un sesterce et demi. Poids : 1«',78 (Collection Blacas) •
Voy. t. II, p. 418 et 419, n» 218. — Cohen, pi. XLIII, Incert. , n*» 16.
M. Mommsen (t. II, p. 418 et 419, n«» 218) assure qu'il existe des pièces de ce genre où les signes IS indiquent la valeur monétaire, mais, d'après le même savant, la plupart ne portent aucun signe de valeur et sont seulement marquées de lettres ponctuées ou non ponctuées, quelque-
fois de chiffres. Elles ont dû être frappées après la suppression du victoriat, en 650 (104 avant J.-G.) en vertu d'une loi Glodia. {Voy. t. II, p. 101 et p. 87, note 2.) Ces pièces pourraient tout aussi bien être des quinaires légers que des pièces d'un sesterce et demi ou même des demi-victoriats. L'époque à laquelle on les classe peut seule trancher la difficulté pour la valeur qu'on doit leur attribuer. Il est plus vraisemblable cependant que ces pièces ne sont pas fort anciennes et sont postérieures à l'an 650. On peut en dire autant de la pièce à peu près semblable, pi. XXX, n* 8, et décrite t. II, p. 417, n* 217.
Planche XXX.
Nous donnons ici des échantillons des monnaies frappées par le monétaire D. Silanus, l'an 665 ou 666 (89 ou 88 avant J.-G.) : l'as d'une demi-once, le sesterce avec les lettres E. L- P* (e lege Paptrta), et deux deniers émis par le même monétaire.
N*» 1 . Tête casquée de Rome, à droite. Derrière, la lettre K.
1^. Victoire dans un bige au galop, à droite. Au-dessus des chevaux, le chiffre XI. A l'exergue, D. SILANVS L F- ROMA. ifl. Denier. Poids : 3»',93 (GoUection Blacas).
N"" 2. Tète diadémée de la déesse Salus, à droite, avec le nom de SALVS écrit au dessous. Devant, la lettre P. Autour, un torques. ^
j^. Victoire tenant une palme et un fouet dans un bige au galop, à droite. Sous les chevaux, une mouche. A l'exergue, D. SILANVS. iR. Denier. Poids : 3»^,85 (GoUection BlacasJ.
N"" 3. Double tête de Janus barbu.
58 EXPLICATION Des PLANCHES.
Hj. D. SILANVS L. F- Proue de vaisseau. A droite, dans le champ, |, marque de la valeur. M. As. Poids : 16»',60 (Mus. Brit.).
N° h. Tête casquée de Rome, à droite. Derrière, E- L. P. {e lege Papiria) (1).
n^. La Victoire dans uu bige, à droite. A Texergue, D. SILANVS. A. Sesterce.
N" 5. Têle casquée de Rome, à droite. Derrière, ROMA-
Sj. Même type de la Victoire dans un bige. A l'exergue, D. SILANVS. iR. Sesterce (2).
Voy. t. II, p. 162, â09 et 410, n« 213. — Gohen,pl. XXIII, Junia^ n" 3, 4, 6, 7 et pi. LVI, Junia^ n^ 3.
N*» 6. Tête laurée d'Apollon, à droite. Derrière, PANSA. Devant, un simpulnm.
^. Pallas casquée tenant un trophée et une lance dans un quadrige, à droite. A Fexergue, C- VIBIVS C. F. J^- Denier. Poids: 3g',85 (Collection Blacas.).
N*" 7. Double tête de Janus barbu et lauré.
Hj. Trois proues. Au-dessus, ROMA. Au-dessous, C. VIBI .US {C. Vibius Pansa). M. As. Poids : 9«%70 (Cabinet de France); 11«%08 (Mus. Brit.).
Voy. t. II, p. 162, 185, 415 et 416, n«216. — Cohen, pi. XLI, Vibia, n« 3, et pi. LXIX, Vibia, n*» 2.
N** 8. Tête laurée d'Apollon, à droite.
^. Victoire debout, à droite, couronnant un trophée.
(1) C'est ainài que Borgbesi {Annales de VInst. arch., t. XXI, 1849, p. 12) explique ces trois lettres. Cf. notre tome II, p. 85 et note 1, p. 149, 407, note. J. W.
(2) Je ne trouve aucun renseignement sur ces deux sesterces, ni sur leur poids. Ces pièces, très-rares, ne se trouvent ni au Cabinet de France, ni au Musée Britannique. Ramus (Cat, num. veU Musei régis Daniaet t. Il, p. 63) décrit un sesterce au nom de D. Silanus. J. W.
Dans le champ, VNI. A Texergue, ROMA ^il. Pièce d'un sesterce et demi. Poids : 1«',74 (Collection Blacas).
Yoy. t. II, p. 417 et 418, n« 217. —Cohen, pi. XII, Claudia, n*» 1.
Les monnaies émises à cette époque, vers 670 (84 avant J.-C), par le monétaire C. Vibius Pansa, sont nombreuses et variées. Nous nous contentons de donner ici un denier et un des as, ainsi que la pièce d'un sesterce et demi gravée sous le n** 8, qui caractérisent suffisamment la période monétaire qui finit l'an 070 de Rome, à l'époque de la Guerre Sociale. Quant à la pièce d'un sesterce et demi, nous renvoyons le lecteur à ce qui a été dit à l'occasion d'une pièce à peu près semblable gravée pi. XXIX, n° 12.
Nous donnons, sous les n°* 9, 10 et H , un spécimen des monnaies frappées par les confédérés italiotes à l'époque de la Guerre Sociale. Ces pièces ont des légendes tantôt en latin, tantôt en langue osque. Quelquefois on y trouve les deux légendes, au droit en latin, au revers en osque, comme sur le n® 10. Le n* 11 montre la seule monnaie d'or de cette espèce que l'on connaisse. C'est un exemplaire unique de la collection de Luynes, aujourd'hui au Cabinet de France.
N* 9. Tète de l'Italie couronnée de laurier, à droite. Devant, X, marque delà valeur; derrière, ITALIA.
n^. L'Italie casquée, la haste dans la main droite et la gauche posée sur le parazonium, assise à gauche sur des boucliers et couronnée par la Victoire, debout derrière elle. A l'exergue, II. J^. Denier. Poids : 38',79 (Collection Blacas.)-
Voy. t. II, p. 422, n« 221 /. — FriedUnder, Oskischc Mûnzen^ pi. X, n* 15.
N* 10. Tête casquée de l'Italie, à droite. Dessous^ ITA- LIA.
1^. Les Dioscures à cheval, s' élançant en sens inverse et se tournant le dos, avec leurs lances tournées vers la terre. Au-dessus de leurs têtes, deux étoiles. A Texergue, la légende osque : y. IFIA/X !!•>• -*• Denier. Poids : 3«',95 (Mus. Brit.).
Voy. t. II, p. 425, n« 222,c. — Friedlânder, l. ci/., pi. IX, n« 8.
N° 11. Tête de Bacchante, couronnée de lierre, à droite.
^. Ciste mystique contre laquelle est appuyé un thyrse orné d'une bandelette flottante. Sur la ciste est posée une nébride,àrexergue: im. ^11-31.1141. A^.— Poids: 8«',47(Collection de Luynes, au Cabinet de France.)
Voy. t. Il, p. 116, 426 et 427, n* 225. — Friedlânder, /. ci7., p. 73.
Planche XXXI.
Nous ne pouvons donner dans nos planches que de rares spécimens des nombreuses monnaies frappées après l'an 670, soit par les monétaires réguliers résidant à Rome, soit par les généraux et leurs questeurs dans les provinces pour les besoins locaux et ceux de Tarmée. A l'époque où nous sommes parvenus, la seconde moitié du vu* siècle de Rome, Tas reparaît pour quelque temps, et il n'y a plus de changement notable pour la monnaie de cuivre que sous le triumvir Marc Antoine, vers 711 de Rome (43 av. J.-C). Nous donnons donc dans nos planches quelques échantillons des pièces frappées depuis Fan 670 (84 ans av, J.-C.) jusqu'à l'avènement d'Auguste (725, 29 av. J.-C.),. et nous donnerons ici simplement la description de chacun de ces exemplaires en suivant l'ordre des numéros de nos planches et en indiquant l'ordre chronologique, afin que le lecteur
EXPLICATION DBS PLANCHES. 61
puisse se rendre compte des modifications que le temps et les événements politiques ont successivement apportées aux types et à la forme des légendes; nous n'y joindrons que de courtes observations, et nous continuerons de renvoyer le lecteur au texte de M. Mommsen et à la série chronologique pour les détails.
N*" 1. Double tète barbue de Janus.
i^. L.SVA. Proue de vaisseau, à droite; dans le champ, I, marque de la valeur. A Texergue, IMPE. As. Poids : lô*',5i. .(Collection Blacas).
Voy. t. II, p. 443, n* 232, 6. — Cohen, pi. LUI, Cornelia, n* 13.
N"" 2. LMANLI PRO-Q. Tête casquée de Rome, à droite.
^. L- SYLLA IMP. Jupiter tenant une branche de laurier et couronné par la Victoire, dans un quadrige, à droite. A^ et iR. Poids : 10«',70, 2 exempl. et 3«%76 (Cabinet de France) ; 11«%59 et 3»%96 (Mus. Brit.).
Yay. t. II, p. 117, note 2, p. 118 et 440, n* 232, a. — Cohen, pi. XXV, Jfanlta, n" 2.
N"" 3. Tête diadémée de Vénus, à droite ; devant, Cupidon debout, à gauche, tenant une palme. Au-dessous, LSVLLA.
% IMPER. ITERVM. Le praefericulum et le lituus entre deux trophées. M et iR. Poids : 10«',80 et 3«',95 (Cabinet de France); 10«',75 et 3«',65 (Mus. Brit.).
Voy. U II, p. 117, note 2, p. 118, 442 et 443,n« 232, c. — Cohen, pi. XV, Corneliat n* 17.
Nous avons choisi ces trois pièces parmi les nombreuses monnaies frappées par Sylla (de 666 à 673 , 88 à 81 av. J.-C). L'as a conservé le type ancien ; seulement le nom de Rome a disparu. On y voit le nom seul du dictateur suivi de son titre d'tinpera(or. On peut se demander si cette pièce a été frappée à Rome ou dans les camps, pour les besoins
de r armée. Je suis porté à adopter cette dernière hypothèse.
Quant aux deux pièces suivantes, n""' 2 et 3, elles existent également en or et en argent ; leur poids exceptionnel donne lieu de croire qu'elles ont été frappées hors de Rome. Nous savons d'ailleurs que LucuUus, qui avait servi sous les ordres de Sylla en Asie, eut l'occasion par deux fois de battre monnaie après le départ de son général, d'abord en 667 dans le Péloponnèse, pendant le siège d'Athènes, ensuite depuis 671. Voy. ce qui a été dit dans la note t II, p, 440 et 441.
Le praefericulum et le lituus sur la pièce n* 3 font allusion au pontificat de Sylla. Quant aux deux trophées, M. Mommsen ne croit pas qu'on puisse y reconnaître une allusion aux deux trophées de Ghéronée ; il préfère y voir une allusion au titre d'imperator tterum, et rappelle à cette occasion les deniers de Paul Emile sur lesquels on voit un trophée, accompagné de la légende PAVLLVS TER (t. II, p. 498 et 499, n» 280). Voy. t. II, p. 443, note 1.