ANNÉE
N* 4. Tête de la Piété diadémée et couronnée de chêne, ornée d'un collier et de boucles d'oreilles, à droite; derrière, III.
îî. CAESAR. Trophée d'armes gauloises, ff et M.. Poids : 8«%40 et 4«%10 (Collection Blacas et Cabinet de France) (1); 88%48 et 3«',76 (Mus. Brit.).
[Le chiffre ±11, placé derrière la tête de la Piété a été
(1) Le poids de la pièce d'or est celui du bel exemplaire qui se trouvait dans la collecUon Blacas ; le poids de la pièce d'argent est donné d'après un exemplaire du Cabinet de France. J. w.
expliqué de différentes manières. Gavedoni (BuU. de tlnst. arch.^ 18A0, p. 39; 186A« p. 22 A) reconnatt dans ce chiffre le nombre des grandes batailles gagnées par Jules César qui aurait remporté 52 victoires , d*|iprès un passage de Solin {Polyhist. 1, 107, p. 29, éd. Th. Mommsen : Caesar signis collatis quinquagies et bis dimicavii). Le comte de Salis {Revue arch.^ L XIV, 1866, p. 17 et suiv.) croit que le chiffre ±11 se rapporte à Tâge de César qui, le !•' a>Til 706 (A9 av. J.-C), lorsqu'il entra à Rome, aurait été âgé de 52 ans. — Cf. Cohen, Monnaies de la République romaine^ p. 157. L'explication proposée par le comte de Salis avait déjà été donnée par Borghesi, Decad X, oss. 7 ; Œuvres complètes^ t. I, p. 495.] J. W.
. Voy. t. II, p. 118, 532 et 541, note. —Cohen, pi. XX, Julia, n** 15. — Revue numismatique^ 1860, pi. XVI, n** 3.
]N° 5. M.SCAVR.AED.CVR. Dans le champ EX SC. Le roi Arétas à genoux, dans une attitude suppliante, tenant à la main une branche d'olivier, auprès d'un chameau dont il tient la longe, à droite. A l'exergue, REX ARETAS.
i^. P.HVPSAE AED.CVR. A l'exergue, CHVPSAECOS PREIYE et dans le champ CAPTV. Jupiter dans un quadrige au pas, à gauche, lançant la foudre. Dans le champ, un scorpion. JK. Denier. Poids : 4*',20 (Cabinet de France); 4*%08 (Mus. Brit.).
Voy. t. U, p. 489 et 490, n» 273. — Cohen, pi. I, yEmilia, n" 1 et 2.
Ce denier a dû être frappé vers Tan 696 de Rome (58 ans av. J.-C.) . Les deux édiles alors en charge, M. ^milius Scaurus et P. Plautius Hypsaeus, et dont les noms se lisent sur ce denier, avaient probablement obtenu du Sénat l'autorisation de faire à leurs propres frais une émission extraordinaire de monnaies pour payer les dépenses des jeux
qu'ils donnèrent au peuple. Le grand nombre de ces monnaies, qui sont parvenues jusqu'à nous, prouve que l'émission fut très-abondante. Arétas, roi nabatéen à Pétra, fit sa soumission à M. Scaurus en 692 ou 69A (62 ou 60 av. J.-C). C'est là première fois que nous voyons sur une monnaie romaine une allusion à un fait d'armes contemporain, accompli par le monétaire lui-même.
Quant à la légende PREIVE(^rnum) CAPTV(m) et au consul Plautius qui triompha après la conquête de Privernum, voy. ce qui a été dit t. II, p. Â91, note 1.
N^ 6. MONETA S.C Tête de Junon Moneta, à droite, ornée d'un diadème, de boucles d'oreilles à trois pendants et d'un collier.
ijl. LPUETORI L.F.Q. S.C- (i. Plaetorius L. Filius, quaestor). Athlète nu courant à droite et tenant une palme sur l'épaule et le ceste à la main. Dans le champ un cerceau. A. Denier. Poids : 3«%63 (Cabinet de France) ; 3«',76 (Mus. Brit.).
Voy. t. II, p. 483, n' 268. — Cohen, pi. XXXII, Plaetoria^ n** 1.
Cette pièce a été frappée avant l'an 688 (66 av. J.-C.). Elle s'est trouvée dans le dépôt de Cadriano, enfoui en 704 ou 705 (50 ou 49 av. J.-C).
Le ceste dans les mains de l'athlète fait allusion au sur* nom de Cestianus^ porté par la famille Plaetoria. Voy. L 11, p. 483, note 2.
N" 7. Tête d'Apollon à longs cheveux frisés et ornés d'un diadème, à droite. Derrière, 3.
^. C-PISO L.F-FRV. Jeune cavalier nu, portant un casque élevé ou espèce de capuchon sur la tête et tenant une branche d'olivier, galopant à droite. Au-dessous de la lé-
EXPLICATION DES PLANGH8S. 65
gende un symbole ou signe yif. Jti. Denier. Poida: bF^Ol (Collection Blacas).
Vay. t. II, p, 485 et 486, n» 270. —Cohen, pU IX, CaU purnia^ n"^ 8 et suiv. Le jeune cavalier est. figuré sur ces deniers, tantdt à droite, tantôt à gauche.
Peu de monétaires ont frappé autant de monnaies que les Pisons Gaîus et Lucius. Le denier que nous reproduisons ici est du fils de Lucius qui a frappé le denier n"* 212. ( Voy. t. II, p. 407, n"" 212). Quant au denier n""? de notre pL XXXI, il a dû être frappé vers l'an 69S de Rome (61 av. J.-C.)« Les types choisis par le père et le fils font allusion aux jeux ApoUinaires, institués par un de leurs ancêtres. {Voy. t. II, p. 438, note 2.)
N* 8. SALVTIS. Tête laurée de la déesse Salus avec collier et boucles, d'oreilles, à droite.
î^. ^ACILIYS III VIR.VALEV. La déesse Yaletudo ou Hygie debout, à gauche, appuyée sur une colonne et tenant de la main droite un serpent. JR,. Denier. Poids : 4 gr. (Cabinet de France); 8s',96 (Mus. Brit.).
Ce denier a dû être frappé vers l'an 700 de Rome (54 av. J.-C.)> car le monétiûre M'. Acilius servait dans l'armée de César en 708 (46 av. J.-C).
Salui et Valeiudo ont en général la même signification ; il est donc à croire que c'est la même divinité qui se trouve représentée sur les deux faces de ce denier. Ce type est un exemple de l'usage, introduit dans les derniers temps de la République, de tirer de l'histoire particulière des familles les sujets destinés à être figurés sur la monnaie. La famille Acilia descendait, dit-on, du premier médecin grec qui était venu s'établir à Rome et la dévotion héréditaire de la famille à la déesse Salus explique parfaitement le choix de ces deux types.
66 EXPElGâTIOlf DES PLANCHES.
Voy. t. II, p. 407 et A08, n* 270. ^ Gohen, pi. I, Aei-lia, n* 8.
N* 0. NASO. Dans le champ, S*C. Tête iwbeThè et cas* quée de Mars, à droite ; le casque orné de deux plumes. Derrière la tète, les lettres VT.
ff. LAXSIVS LP. Diane dans un bige traîné par deux axis, à droite; devaiit le char un chien de chasse; derrière, dans le champ, 3 et deux autres chiens. M. Denier. Pdds : Sc.OS (Cabinet de France); S<',02 (Mus. Brit.).
Voy. t. II, p. 503, n« 28S.— Cohen, pi. VU, Ax$ia, n** 1 et 2.
La légende commence sur le revers et se complète sur le droit; elle doit se lire L-AXSiVS LP-NASO-SX. C'est un exemple de ce genre de légendes, introduit dans le monnayage, en exécution des ordres du Sénat.
On peut lire dans Borghesl {Dec. , 1, 4; OBueres eamplUtê, 1. 1, p. lh^ et 145) la dissertation de cesayant au sujet de cette tète casquée dans laquelle il reconnaît avec raison le dieu Mars.
Cette pièce ne peut pas avoir été fhippée avant Tan 090, (74 av. J.-C); on peut là faire descendre jusqu'à 70à (50 av. J.-C).
Les animaux semblables à des cerfs qui traînent le bige de Diane sont des axis, (X)mme il a été dit t. II, p. 608, note 3 , d'après l'observation de M. Adrien de Longpérier. C'est une allusion au nom de la famille iirsia, à laquelle ap« partenait le monétaire L. Axsius.
Année 705.
N"" 10. Tète diadémée de Vénus, à dit>ite, avec nti col-* lier de perles.
EXPUGàTIOR Dis PLAKCttlS. 67
^. CAESAR. Ënée portant son père Anchise snr ses ^ules et tenant le palladium sur la main droite. Jti. Denier. Poids : Z^fiô (Collection Blacas) ; 3*',02 (Cabinet de France) .
Foy. t. II, p. 532. ~ Cdien, pi. XX, Julta, n* 0.
Les deux pièces gravées pi. XXXI, n"" à et 10, et plu* sieurs autres à peu près semblables sur lesquelles on lit le nom de César accompagné d'un trophée, semblât être les plus anci^mes de celles qui ont été frappées au nom de César et avec des types de la famille Julia.
Ces deux {rièoes peuvent être placées à l'année 706.