‹ Histoire de la monnaie romaineChapitre 9 sur 53 · XX NOTICE · texte numérisé non relu

XX NOTICE

Florent. 9 t. II, pi. VII, n"* 1), et la monture en or semble dater d'un siècle antérieur. Elle est aussi gravée dans la planche de Baudelot de Dairval, sous le n" 10, Lettre sur le prétendu Solon des pierres gravées. Paris, 1717. — Cf. H. Brunn, Gesehicbte der griechischtn Kûnstler^ t. II, p. 62A et suiv. Le style de cette belle gravure, si on la rapproche des médailles de Mithridate, semble indiquer l'époque de ce roi, c est-à-dire environ un siècle avant l'ère chrétienne.

3. Améthyste. Masque de Pan avec l'inscription IKYAAZ. Gé' masque, dit Kôbler (t. III, p. 7 à) , peut être considéré, pour la conception et pour Thabileté d'exécution, comme un chef-d'œuvre de l'art antique. La gravure est très-profonde et l'empreinte donne un très-haut relief. Collection Strozzi. — Gori, Mus. Florentinum, t. II, pi. IX, n« 3. — Cf. H. Brunn, {. ct7., t. II, p. 680.

à. Cornaline. Tète de Méduse. Dans le catalogue manuscrit du duc de Blacas, cette pierre est citée comme une des plus belles de la collection. Winckelmann {Geschichte der Kunst^ VII, 2, § Al) la mentionne comme une gravure d'un grand mérite, et cette appréciation est confirmée par Kôhler, t. III, p. 132. Collection Strozzi. —Gori, Mus. Florentinum^ t. II, pi. C, n* 3. — Ch. Lenormant, Nouv. galerie myth. pi. XXVII, n* 10.

5. Améthyste. Tète de Méduse. Gravure de la plus grande beauté. Devant la tète, on croit distinguer quelques lettres qui indiqueraient le nom du célèbre graveur Pyrgotèles.

6. Cornaline. Très-beau fi-agment. Tète d'Esculape, avec l'inscription AYAOY qui parait indiquer plutôt le nom d'un des possesseurs de cette pierre que celui de l'artiste. Cette intaille passa successivement de la collection Buoncompagni dans le cabinet du prince Ludovisi et ensuite

SUR LE DUC DE BLAGA8. ILXJ

dans la collection Strozzi et de là dans celle du duc de Blacas. — Vay. Gori, M%u. Florent., t. II, pi. VII, n* 3. — Visconti, Opère varie^ t. II, p. 177. — Cf. Brunn, I. ctt., p. 550.

7. Cornaline. Buste de la Victoire. Cette intaille est considérée par Kôbler (t. III, p. 302) comme une des plus belles de la collection Strozzi. — Gori, Mm. Florent , t II, pi LV, n* 8.

8. Hyacinthe. Apollon citharëde, le bras droit appuyé sur une petite statue de femme drapée. M. Newton com* pare l'attitude de cet Apollon à la statue de ce dieu découverte 'à Cyrène, et qui est conservée aujourd'hui au Musée Britannique. — Voy. R. M. Smith and £. A. Porcher, Hiitoryofthe récent Difcoveries at Cyrene. London, 186A, gr. in-4''. — Visconti vante la beauté de cette gravure. (Notes manuscrites du duc de Blacas).

Les scarabées de travail étrusque méritent «tous de fiier l'attention des connaisseurs. Plusieurs ont été publiés par rinstitut archéologique dans les Impronte gemmarie et dans le Bulletin. Nous en citerons ici quelques-uns des plus remarquables non-seulement sous le rapport de l'intérêt des sujets, mais aussi sous celui de la beauté de la gravure.

0. Cornaline brûlée. Combat d'Hercule et de Cycnus, avec les noms Hercle et Kukne en caractères étrusques* — Impronle gemmarie, I, n'' 22. — BulL de Tlnst, arch., 1831. p. 106.

10. Onyx brûlé. Hercule aux sources thermales d'Himéra. — Cf. un vase peint à figures noires, décrit dans mon Catalogue étruique, vi* 82, aujourd'hui au Musée Britannique.

11. Onyx. Hercule assis sur le bûcher, au mont OEta. Ce scarabée a été trouvé en 1838 à Viterbe. — Impronle

ZXtj NOTICE

gemmarie^ Y, d*27« — Bull de TInst. arch.^ 48S9, p. 102.

12. Onyx à trois couches. Gapanée frappé par la foudre. Sur le dos du scarabée se détache eu relief une figure de nègre accroupi. Collection Laurenti.

18. Cornaline. Achille, avec son nom en étrusque Àchle^ pleurant l' enlèvement de Briséis ou plutôt la mort de Pa* trôcle. Ce scarabée, découvert avec d'autres objets dans un tombeau à Tarquinies, fut acheté du prince Yidoni à Crémone, en 1838. — ImpranU gemmarie^ 111, n^ S7. — Bull 18SA, p. 118.

1&. Cornaline. Un guerrier, à genoux, armé d*un arc et d'une massue, Orion, Cadmus ou Hercule Ophiiîchos. — Impronte gemmarie^lUf n* Ift. — Bull ds Tlml arch.^ 1884, p. 117. —Cf. Ànn., t. YII, 1886, p. 262.

16. Cornaline. Patrocle, avec son nom en caractères étrusques Pathr^ se revêtant des armes d'Achille pour aller au combat. Collection Laurenti. -« Impronte gemmarie. Y, n» ik. — BuU. de ClnsL arch.^ 1889, p, 102. — On avait cru voir ici Protésilas et Laodamie. Mais cette explication, basée sur les caractères étrusques mal interprétés, n*est pas soutenable.

16. Cornaline. Hercule et Mercure. Gravure délicate et très-fine.

17. Onyx rubané. Guerrier blessé, étendu par terre et implorant la pitié d'un autre guerrier. Cette pierre sciée et provenant d'un scarabée, servait de cachet à l'empereur Joseph II qui en fit don à son médecin , le docteur Barth.

18. Jaspe vert. Ulysse, de retour dans sa patrie, est re"* connu par son chien. — Paciaudi, Mon. PeIopon.,t. I» p. 189. — Millin, Gakr. myth., CLXYII, 640.

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