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Le plexus brachial se divise en branche collatérale et en branche terminale. Ses branches sus-claviculaires fournissent les scalènes aniérioiires el postérieures, le sus et le sous-épineux, le grand dentelé, le sous-clavier, le sousscapulaire ; quelquefois elles fournissent des canaux au trapèze , à l'angulaire et au rhomboïde.
Au niveau de la clavicule , le plexus brachial anime par ses branches le grand elle petit pectoral.
Au-dessous de la clavicule , il meut le sous-scapulaire, le grand rond , le petit rond , le grand dorsal , le deltoïde et le petit rond.
Les branches terminales fournissent le musculo-culané , qui se distribue dans les parties antérieures du bras , le biceps , le coracobrachial et le brachial antérieur.
Le médian donne des rameaux au grand et au petit palmaire , au fléchisseur superficiel commun des doigts, au long fléchisseur propre du pouce , aux deux faisceaux externes du fléchisseur profond des doigts , au rond et au carré pronateur, aux trois lombricaux externes, à l'abducteur du pouce , ainsi qu'à son opposant et à son petit fléchisseur.
Le cubital en fournit au cubital antérieur el aux deux faisceaux internes du fléchisseur profond, à l'adducteur, au court fléchisseur et à l'opposant du petit doigt , aux inierosseux, aux deux lombricaux internes, et à l'adducteur du pouce.
Le radial en donne au triceps brachial , à l'anconé , aux deux muscles radicaux externes et au cubital postérieur, à l'extenseur commun des doigts et du petildoigt , à l'extenseur propre de l'index , aux deux extenseurs du pouce , au
iong abdiicleur du pouce , et enlin au grand el au pelit supinateur.
Les douze paires dorsales dominent les muscles intercostaux et le triangulaire du sternum , les muscles des gouttières vertébrales dorsales, le grand droit , le grand et le petit obliqne , le transverse abdominal et le pyramidal.
Les cinq lombaires meuvent la masse commune du muscle sacro-lombaire, le grand droit, le petit oblique et le transverse abdominal , le psoas et l'iliaque, le triceps et le droit antérieur de la cuisse , le pectiné et les trois adducteurs , le couturier et le droit interne , l'obturateur externe.
Les six sacrées animent le muscle obturateur interne , les jumeaux , le pyramidal , le carré crural , les trois fessiers, le tenseur de la fascia et la partie inférieure de la masse commune sacro-lombaire , le biceps , le demi-tendineux , le grand adducteur et le demi-membraneux ; enfin tous les muscles de la jambe et du pied , avec le secours du nerf lombosacré.
Les sept paires crâniennes motrices naissent également du faisceau antéro-latéral du prolongement crânien ; en voici les noms :
Le nerf moteur oculaire commun, qui s'anastomose avec la branche ophthalmique et le grand sympathique , et qui anime le droit supérieur, le droit interne , le droit inférieur, le petit oblique, l'élévateur de la paupière supérieure; '
Le pathétique, qui meut le muscle grand oblique;
La racine grêle motrice du trijumeau , qui fournil des ramuscules au muscle temporal , au ptérygoïdien , au mylohyoïdien et au périslaphilin externe ;
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Le moteur oculaire externe , qui anime le muscle droiî externe ;
Le facial , qui fournit des branches au muscle occipital , à l'auriculaire postérieur et au supérieur, au stylohyoïdien , au ventre postérieur du digastrique, au peaucier, au triangulaire , au carré , à la houppe du menton, à la partie inférieure du bucciuateur, et à la pariie inférieure de l'orbiculaire labial. Il anime également l'auriculaire antérieur, le frontal, le sourcilier, l'orbiculaire palpébral, le grand et Je petit zygomatique, le canin , le myrtiforme , l'élévateur propre du nez et de la lèvre supérieure , le transversal du nez , le pyramidal , la partie supérieure de l'orbiculaire labial , et la partie supérieure du buccinateur.
Le nerf accessoire de Willis ou spinal , qui auime les mouvements du larynx, de la trachée, des bronches, du pharynx, de la partie supérieure de l'œsophage , et qui exerce de l'influence sur l'estomac et le cœur, le slerno-mastoïdien et le trapèze.
Le grand hypoglosse, qui anime le géuioglosse , l'omoplat-hyoïdien, le sterno-hyoïdien, le sterno-lhjroïdien , le mylo-hyoïdien , l'hyoglosse et la langue.
Ce résumé rend très facile la localisation des tics qui affectent les différentes régions du corps. Rien de plus aisé que de broder sur ces données ; mais fidèle à notre devise peu de phrases, nous laissons ce travail à nos successeurs.
Toutefois, avant d'abandonner ce sujet, nous appellerons l'attention sur l'analogie générique qui existe entre les organes de la respiration et de la phonation , et ceux du mouvement volontaire, analogie qui répand (jnelqucs lumières sur l'association si fréquente des mouvements invo-
lonlaires du corps avec les moiiveineiits involontaires de ces oiganes.
Chez les animaux des classes inférieures , lés organes de la respiration sont aussi ceux du mouvement. Chez la plupart des gastéropodes , les lames bronchiales servent de nageoires , et servent aux mouvements volontaires de l'animal dans l'eau. Chez les brancliiopodes et lessquiiles , le cas est le même. Les ailes des insectes sont à la fois les organes de la respiration et du mouvement. Chez les animaux des classes supérieures , on ne peut méconnaître la métamorphose des côtes en organes du mouvement ; chez les poissons , par exemple , il est aisé de prouver la transition de l'arc bronchial aux nageoires. Chez les amphibies privés de pieds, comme les serpents, les côtes servent encore d'organes moteurs. Beaucoup de naturalistes regardent les membres des mammifères comme un développement des côtes.
Le développement des organes du mouvement se fait parallèlement à celui des organes de la respiration. Chez les poissons paraissent d'abord les nageoires pectorales , les nageoires bronchiales ; chez les amphibies , les pattes de devant se montrent les premières iaux deux côtés de la poitrine ; chez les mammifères , y compris l'homme , les membres Ihoraciques se montrent d'abord , et ils acquièrent leur perfection plutôt que les membres abdominaux.
Chez l'homme, la perfection de la respiration marche à pas égaux avec les mouvements volontaires; plus elle est parfaite , ainsi que l'hématose , plus les mouvements sont énergiques. Les états morbides , accompagnés d'une respiration imparfaite et d'une hématose vicieuse , ont pour