II. — Siège de la maladie et médicament
Ofi est le siège de la maladie musculaire ?
Quel est le médicament qui la guérit ?
Jusqu'à présent on n'a pu trouver aucune réponse à ces questions; peut-être, en abandonnant les voies ordinaires et en essayant d'un autre mode de recherche, parviendrona-uous à quelque résultat. Supposé même que nous échouions, cette tentative avortée servira d'avertissement à d'autres aussi téméraires que nous, en leur signalant l'écueil et en les excitant à tenter de nouveaux efforts, à se frayer des routes nouvelles.
Le siège de la. maladie et le moyen de guérison marquant le commencement et la fm de toute étude pathologique, il convient de commencer nos recherches par le siège de la folie musculaire. C'est ce que nous ferons, en interrogeant les faits d'anatomie pathologique. Que ces recherches soient ou non couronnées de succès, l'étude de ces faits épuisée, nous nous arrêterons, non pas pour nous reposer, mais pour reprendre notre tâche au rebours, en nous adressant aux faits de guérison. Les cas de mort fournissant les matériaux pour la solution de la question d'anatomie pathologique ou du siège de la lésion, les guérisons ou non guérisons offrant les matériaux pour la question thérapeutique, nous les avons tous recueillis, rassemblés, amoncelés devant nous; ils appartiennent à tous les siècles, car dans une
affection relativement aussi rare que celle qui nous occupe, les faits allégués par un seul praticien, fût-il le plus consommé, seraient de peu de poids, pris isolément, et les données mêmes fournies par la clinique d'un hôpital, fût-il le plus vaste de l'Europe, n'offriraient encore que des présomptions en faveur du traitement employé par le médecin sous la direction duquel les observations ont été faites.