‹ Histoire de la musculation irrésistible, ou, De la chorée anormaleChapitre 76 sur 89 · V. — Fausse Chorée · texte numérisé non relu

V. — Fausse Chorée

Dans l'appréciation des faits pathologiques que nous venons de passer en revue, nous tâcherons d'être aussi sobre que possible de paroles. Cette sobriété ne nous est pas imposée seulement par la nécessité d'abréger notre travail autant que possible, mais encore par notre goilt pour la brièveté. S'il n'est pas permis de tronquer un fait sans s'exposer à en retrancher

des parties essentielles, le cas n'est plus le même quant aux appréciations-, on peut toujours les exprimer en peu de mots.

On se rappelle qu'au commencement de ce Mémoire, dans le paragraphe relatif au diagnostic dillërentiel de la chorée, nous avons cnuméré les différentes maladies avec lesquelles la chorée peut être confondue. C'est à dessein que nous avons négligé de parler d'une forme ù'' hyper esthésie nerveuse qui ressemble à la folie musculaire. Cette hyperesthésie simule tellement les mouvements choréiques, que nous croyons pouvoir lui appliquer la dénomination de fausse chorée. L'observation n" 11, de M. Hutin, offre un exemple bien remarquable de cette affection ; on en chercherait vainement un second dans toute la littérature médicale. Ce n'est pas à dire qu'une semblable maladie ne se soit pas encore rencontrée 5 au contraire, nous croyons que les hyperesthésies de cette espèce n'appartiennent pas aux curiosités médicales ; c'est uniquement parce qu'on n'attachait pas à cette affection toute l'importance qu'elle mérite, qu'on ne la trouve pas plus souvent signalée dans les revues et les journaux de médecine. Nous nous souvenons nous-même d'avoir vu deux fois des mouvements involontaires, ayant leur source dans la trop grande sensibilité au loucher des parties affectées -, mais comme, dans les deux cas, l'hyperesthésie était partielle, ces mouvements involontaires ne portaient pas un cachet assez marqué pour être rangés parmi les fausses chorées et pour être rapportés ici

Dans l'observation relatée, le sol, mis en contact avec la plante des pieds, y produisait des mouvements choréiques, à cause de l'exaltation de la sensibilité. L'autopsie offrit une atrophie de la substance blanche du cervelet et une hypertrophie de la moelle épinière.

rOLUC MUSCULAIRE.

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