‹ Histoire de la musculation irrésistible, ou, De la chorée anormaleChapitre 83 sur 89 · XIV. — Limites géographiques de la chorée · texte numérisé non relu

XIV. — Limites géographiques de la chorée

On peut aisément conclure de ce qui précède que la chorée existe en France comme dans le nord de l'Allemagne, à Berlin comme dans le Midi. Nous savons qu'elle se rencontre à Londres et en Ecosse ; plus tard, nous aurons occasion de parler de

(1) Âbhandlung ûber die vorzuglichslen Krankheilen des kindl. Allers. Wien. 1815. 8" table de l'appendice.

(2) Hufelands Journ. vol. LVI. Suppi., p. 103.

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cas de chorée observés à Saint-Pétersbourg, et nous xjouvons affirmer avec cerlitude qu'elle règne dans toute la partie septentrionale et la partie moyenne de l'Europe. On se rappellera qu'au commencement de ce Mémoire, nous avons combattu l'opinion de plusieurs auteurs qui pensent que cette maladie est étrangère au climat tempéré de l'Italie. Notre surprise a été grande de trouver dans un Mémoire du docteur Pucinottl, de Fiée, dont nous avons parlé déjà à propos des tics, l'erreur précisément inverse de celle des médecins du Nord. H croit que la cborée ne se rencontre pas dans les contrées septentrionales. Aucune partie de l Europe ne jouit du privilège d'être exempte de cette maladie bizarre, et l'Amérique du Nord partage le sort de l'Europe.

Plusieurs écrivains distingués atTirment qu'ils n'ont point observé cette affection sous la zone torride ; mais de ce que l'occasion ne s'en est pas offerte à eux, il n'en résulte pas la certitude qu'elle n'y existe pas. Il peut se faire qu'un médecin deParis, même très occupé^ n'ait pas, pendant plusieurs années, à traiter uti seul cnoréique dans sa pratique civile; et ne seraitil pas téméraire à lui, s'il venait à quitter Paris, de conclure de cette Circonstance fortuite que la cborée est inconnue dans cette vil'e? Atlendous,pour nous prononcera cet égard, de nouveaux renseignements.

Ge que nous savons, c'est qu'aux grandes Indes règne souvent une maladie en'lémique qu'on nomme béribéri et que Sivediaur (1) range dans la classe des affections involontaires des muscles. Depuis une dizaine d'années, à ce que nous

(1) latrik seu novum medicinœ rationalis systema. Vol. I, p. 352. Hais, 1812. 8».

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avons entendu dire par un médecin anglais, les Transactions des médecins de Calcutta ont publié plusieurs Mémoires sur celte maladie- Nous regrettons de n avoir pu nous procurer ce recueil et d'être obligé d'avouer que nos connaissances sur le béribéri se réduisent aux quelques mots qu'en dit Swediaur.

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