Histoire de la musique
L'hatoirt de la miuiqut dant Ut lia Brilanniqats tst, sur le continent, auez peu connue. En Angleterre ntême, si l'on en croit quelques-uns dt» icrivtàm de cette contrée qui ont abordé le plia récemment ce sujet, elle n'a pas été toujours l'objet de l'attention qu'à beaucoup de points de vue elle mérite.
Un des critiques auxquels nous faisons allusion a reproché à certaines feuilles périodiques dt son pays le caractère superficiel d'articles musicaux un peu trop purement i occasionnels ■ et dus trop souvent à ce qu'il nomme ■ des amateurs dtmi-satants i. Le mtme
II MtitACK
aultur diplore qut la historiens britanniques de la littérature aienl fréquemmenttrop négligécequ'on pourrait appeler la partie musicale dt leur sujet, — c'at-à-dire, en ce qui concerne les origines, l'étude des mélodies sur lesquelles la poèmes primitifs étaient toujours chantés, la poésie et la musique ayant constitué alors, en quelque sorte, les deux parties indivisibles if un seul et même art.
Les pages d'Ambres sur la musique anglaise sont considérées par la critique comme ayant été, mime dans les pays dt langue allemande, trop peu lues.
Faul-il donc attribuer cette indifférence à une prétendue insignipanct du sujeti Non assurément, car, selon les exprasions du savant M. Nagel, une semblable question n ne se pose mfme pas pour les connaisseurs ». Le mime écrivain, auteur <t une fort remarquable
bittoirt de la mui'iqiit <n Angleterre, fait observer que l'incontestable intérêt d'une telle histoire se rapporte principalement aux époques les plus reeuléei, du ntoins à partir environ de l'an i lOO.
Au XV' siicte se place un fait des plus considérables, puisque d'après In autorités les plus sérieuses, celle de Haberl, enparlîculitr, l'invention de la véritable polyphonie doit être définitivement allribuée à Dunslable.
A l'ensen\bU de l'histoire de la mU' sique anglaise, des contributions importantes ont été apportées par la récente histoire, que nous venons de citer, de Nagel, et, d'après Nagel lai-même, par le travail considérable, également récent, d'un Anglais, Henry Davey, On peut même, selon les critiques allemands, dire de ce dernier qu'il a, sur bien des points, véritablement renouvelé la matière. Nous avons, et notamment en ce
qui conarne notre début, largemtnl profilé de ce* exeelttnli ouvrages, « ncommandablei par la parfaite mé- Ihode, lasûre et scrupuleuse érudition, la rart conscience avec lesquelles Us sont traités. C'est particuliiremenl grâce à eux, en y joignant qutiqucs autres sources, qu'il nous a été possible de retoucher tt de compléter l'esquisse que nous avions naus-m(me tracée de ce chapilrf, à plusieurs égards réetltment curieux, de l'hiiloirt musicale.