‹ Histoire de la musiqueChapitre 19 sur 222 · F IF · texte numérisé non relu

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Les rameurs.

Le patron.

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Les rameurs.

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CHANT DES PUISEURS D'EAU 8 , s

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La musique a dégénéré en Egypte avec les mœurs, sous l'influence de la corruption romaine. Ce n'était plus la sagesse qu'on allait y apprendre, comme au temps de Solon et même de Platon. Les chansons légères n'y faisaient pas défaut ; les viveurs de Rome se piquaient de les connaître et de les chanter.

Bellus homo est, flexos qui digerit ordine crines ;

Balsama qui semper, cinnama semper olet ; Cantica qui Nili, qui Gaditana susurrai.

« Le bellâtre doit disposer avec art ses cheveux bouclés, sentir en tout temps le baume ou le cinnamome, fredonner les chansons des bords du Nil ou de Gadès. » (Martial, Épig., liv. III, lxiii.)

Les danseuses de Gadès (Gadir eu langue punique) étaient déjà renommées.

La musique militaire des Égyptiens parait avoir été assez élémentaire; elle se composait de tambours, de trompettes, de tiges d'airain qu'on frappait l'une contre l'autre, comme on le faisait des crotales.

Musique militaire.

Le système musical des Égyptiens semble avoir eu pour base une succession chromatique de sons, du la grave à la double octave.

Une flûte traversière égyptienne incomplète, conservée au Musée de Florence, a fourni à Fétis l'explication d'un phénomène curieux: la disposition des cinq trous et leur écartement les uns des autres sont tels, que non seulement cette flûte donne les degrés chromatiques d'une quarte et la deuxième et la troisième octave de ces degrés, mais encore la quinte des notes de ces degrés chromatiques, de sorte que l'étendue de cette flûte égyptienne serait du la au-dessous de la portée de la clef de sol au ré au-dessus de la deuxième ligne supplémentaire.

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