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LA D4NSE CHEZ DIVERS PEUPLES

en est très vif et les pas earactéristiques, si l'on peut donner le nom de pas à des trépignements perpétuels accompagnés de déhanchements violents ;

Le zapateado, danse également bruyante avec frappements de pieds ;

Le zorongo, danse vive accompagnée par des battements de mains ;

Le boléro, danse noble et plus retenue, souvent accompagnée de chants ;

La cachiicha, pas dansé par une femme seule;

La guaracha, danse théâtrale.

Une danse funèbre est encore pratiquée dans quelques provinces de l'Espagne. La gravure qui précèdes représente l'une de ces cérémonies, moitié orientales, moitié chrétiennes, dont la coutume a traversé les âges. Une enfant de six a sept ans, habillée comme pour un jour de fête, couronnée de fleurs d'oranger, est étendue morte sur une table où brûlent quatre cierges. La jeune mère, assise près de ce lit funèbre, est accablée de douleur. Mais « Esta con los angeles », c'est un ange au ciel, et, malgré le chapeau de Basile dont le dessinateur a affublé le curé, c'est encore lui qui apporte à la pauvre mère la plus réelle consolation. Les paysans de Jijona, où la scène se passe, traduisent dans leur rude langage celte pieuse croyance. Ce langage est celui d'une danse ou plutôt d'une pantomime avec frappements de pieds pendant que d'autres l'accompagnent de la guitare et des castagnettes, auxquelles se mêle un chant de circonstance : « Esta con los angeles », répètent-ils, et les cloches du village sonnent à gloria au lieu de sonner le glas mortuaire, tocar à muerto.

C'est ainsi qu'on retrouve, sous toutes les latitudes et sous des aspects divers, les croyances consolatrices qui font inscrire chez nous au bas du billet de part de la mort de l'enfant le plus aimé : Laudate Dominum, au lieu de : De profundis.

L'Italie a aussi ses danses populaires. J'ai parlé dans un autre chapitre de l'antiquité de la tarentelle et de la sicilienne. Il convient d'ajouter la forbane, danse des gondoliers vénitiens, la trévisane, dansée en Lombardie, et la montferrine, espèce de bourrée dansée par les Milanaises.

Le salterello, enfin, est une danse des paysans de la campagne romaine.

Une danse d'origine provençale en faveur dans les palais italiens, la volte, se répandit en France sous le règne de Charles IX. On dit que Marguerite de Valois la dansait avec beaucoup d'élégance et de charme. La volte n'est autre chose que la valse.

En France, les danses provinciales connues sous le nom de branles

étaient multipliées. Il y avait le branle de Poitou, eelui du Haut-Barrois, les branles d'Ecosse et de Bretagne. Henri IV était un intrépide danseur : sa danse favorite était l'antiquaille, qui dépassait les autres en hardiesse, voire même la gaillarde.

On distinguait la haute et basse danse, la danse dite par en haut, de la danse noble beaucoup plus posée, presque terre à terre.

Le maître à danser jouant île la pochette.

Les différentes sortes de danses usitées en France ont été la chaconne, sur des airs à trois temps; le menuet (minueltd), originaire du Poitou, nommé ainsi en raison des petits pas qu'on faisait pour le danser; la passaeaille, dont l'étymologie (pasa calle) démontre la provenance espagnole : son rythme musical est ternaire; la gavotte, dont le nom vient du pays des Gavots, montagnards des environs de Gap; elle se danse sur une me-

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