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tant !
Le des-tin est moins in -Ile - xi - ble, le si - moun est moins brii-
diminuendo.
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huit.
Ah
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Ma meule, tour -ne
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en - cor, le maître revient ce soir, re - vient ce soir.
La récitation du Coran se fait sur un chant qui varie depuis le récit chromatique, par degrés conjoints, jusqu'à la phrase mélodique et me-
surée, où l'intervalle de quinte est fréquent. La liturgie musulmane a fait des emprunts à l'Eglise catholique, pour le chant des litanies dans les mouled (processions en l'honneur des saints vénérés). Le chant des fokaha, nom que portent des moines, consiste dans une seule phrase répétée sur une longue suite de textes différents.
CHANT DES FOKAHA
â\-ï i j jwm j m
Ra - il y - to bi - ma qa - sam al
la - ho
oua faoua de ton am - ry i
bi kha - le - gy.
Une formule du même genre est celle que chantent les mokry, préposés aux cérémonies funèbres.
Mais la coutume liturgique qui appartient en propre aux màhométans et que nous ne leur envions pas, c'est la danse en rond des confrères, accompagnée de mouvements de tête à droite et à gauche, mouvements accélérés à tel point que ces fanatiques tombent étendus sur le sol. Pour obtenir ce beau résultat, le chant ne suftit pas : une femme marque la mesure avec un tambour de basque. L'air de la Kaaba, sur lequel les derviches tournent avec ivresse, a servi de motif à Beethoven, dans un des morceaux de ses Ruines d'Athènes.
Léchant que le muezzin fait entendre du haut des minarets, pour rappeler aux fidèles l'heure de la prière, s'est modifié; dans beaucoup de mosquées, cette fonction est confiée à un pauvre homme souvent aveugle, qui crie, comme il peut, les paroles consacrées. La mélodie et les textes changent selon les heures du jour. 11 y a trois chants traditionnels du muezzin, qui remontent à une époque bien antérieure à Mahomet; l'un d'eux appartient au mode dorien. J'en donne ici deux phrases principales: les autres ne sont que des variantes ou plutôt des répétitions ornées du thème.
Al- la - ho ak - bar,
AI - la-
ho ak - bar,
EE
ï=ts
ach ha-dou en- nà la i- lah cil Al - lah
Ach lia-dou en-
nâ. Mo-ham-med ra- soûl Al - lah
M SU jjJ^
Al- la-hoak-
fc
bar
la i - lah ellAl-lah.
Un autre chant sur les mêmes paroles a été composé dans le mode phrygien sur les notes du tétracorde barypycne. C'est celui qu'a choisi Félicien David pour l'introduire avec quelques changements dans son ode symphonique le Désert. En voici la phrase typique :
is
-g£-ji