‹ Histoire de la musiqueChapitre 22 sur 222 · I. — MODE HAST · texte numérisé non relu

I. — MODE HAST

Moderato.

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Yà là- be - syn ech - efaa-chak - ly

Ou mahazze

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Fortin

Habbeyt ge - myl be -

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no-houdroum - main

MytsI eg-ge - myl ma - râ-at a'y - ny.

« 0 vous qui êtes vêtue d'une étoffe à ileurs et qui avez une ceinture de cachemire, j'aime une beauté dont le sein est semblable à des grenades; jamais mes yeux n'ont rien vu de si beau. »

If. — MODE O'CIIAK

Ândantino

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Dou's ya' ley -ly Dou'sya' ley - ly Dou'sya' ley - ly Dou's ya'

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ley - ly Dou'sya- ley- ly Dou'sya' ley - ly esch-ke mahbou-by fe - ten - uy.

« Calme-toi, ô ma gaieté! calme-toi, calme-toi, ô ma gaieté ! l'ardent désir que j'éprouve pour ma bien-aimée m'a jeté dans l'agitation. »

Félicien David a introduit cette mélodie dans sa symphonie le Désert en modifiant quelques passages et en l'harmonisant avec beaucoup de goût sur ces paroles : 0 belle nuit! oh! sois plus lente, etc. Ce qu'on peut dire des rares mélodies exotiques qui valent la peine d'être remarquées, c'est qu'en les greffant sur notre musique, elles passent de l'état de sauvageon a celui de beau fruit ; ce n'est qu'en greffant l'églantier de nos bois que l'on obtient la belle rose de nos jardins.

Les recueils d'Ali Ispahan, les noubas des Maures de Cordoue et les airs notés par M. Christianowitsch, par Salvador Daniel et par d'autres, ne justifient pas les éloges prodigués à leur musique par les auteurs arabes.

Cependant, comme il est certain que la musique et les musiciens ont été en honneur à la cour des califes, je crois que les détails de l'exécution, que l'esprit, la passion, la virtuosité du chanteur, la grâce, la volupté, la finesse d'expression que la chanteuse mettait dans son chant, que l'habileté de l'instrumentiste, constituaient seuls le plaisir des auditeurs et motivaient le succès.

Ce qui a une forme appréciable dans les chants arabes ne s'éloigne pas sensiblement de notre tonalité, ni de nos rythmes ordinaires. Voici une chanson kabyle notée par Daniel, qui lui a adapté des paroles traduites d'une kacidah arabe. Elle appartient à notre tonalité mineure.

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De ma Zohra l'àme ber - cée, j'allais faisant mille songes

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d'or. Elle é - tait tou-te ma pen -se - e, je l'aimais, hélas! je l'aime en-

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eor. Mais elle a fui loin des ten- tes. Elle a quit - té nos tri-bus. En - vo-

U'pj' j-u^j- '''i'1 ma Hj"^

lez - vous, lueurs ehar-man- tes, ma Zoh-ra, je ne la verrai plus. En -volez-

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vous, promes-ses sé-dui- san - tes, ma Zoh-ra, je ne la ver -rai plus.

Le chant kabyle que je donne ici n'est pas dépourvu non plus d'un certain charme étrange. L'intervalle de triton qui revient sans cesse finit par plaire, en quelque sorte, comme plaît un léger défaut chez une personne qu'on aime. L'intervalle de trois tons a été longtemps banni de notre musique occidentale, et pendant le moyen âge il était sévèrement qualifié de diabohis in mmica.

LE CHANT DE LA MEULE Chant kabyle transcrit par Salvador Daniel, d'après la kacidah originale.

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Al - Ions, ma meule, tourne encor, le maître revient ce

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soir.

re - vient ce soir.

Me - connu de ce qu'il a-

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do r re, las! mon cœur est sans es - poir! est sans es-poir!

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Qu'il est grand, mais qu'il est ter - ri - ble, le maître que j'ai -me

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