HYMNES GRECS
Ces hymnes furent composés en l'honneur d'Apollon, vers le onzième siècle, par Olen de Lycie, Philamon, Chrysothémis de Crète, Thamyris; c'étaient les Pseans. Vinrent ensuite Terpandre, Stésichore, Alcman, Archiloque, Simonide, Empédocle, Parménide. Plus tard encore, Callimaque, et enfin Denys et Mésomédès,
Les oupygges (ouTûiyyot) étaient des hymnes en l'honneur de Diane; les dithyrambes célébraient Bacchus; les oulœ (ouXoi), Cérès.
Les figures de musiciens représentés sur un fragment de la frise du Parlhénon se sont retrouvées sur un vase qui est au Musée de Berlin.
On y voit quatre personnages : les deux premiers jouent de la flûte double; les deux suivants, en costume de prêtres d'Apollon, jouent de la cithare à sept cordes; chaque figure est accompagnée d'une légende qui aurait un grand intérêt si le bas-relief avait été historique au lieu d'être simplement décoratif. Les lettres KEIO, qui forment cette légende, sont répétées cinq fois. Fétis a tenté de les traduire d'après la notation pytha-
Musiciens grecs (Musée de Berlin).
goricienne : le sens qu'il donne est inacceptable ; d'après les tables d'Àlypius on n'arrive à aucun résultat intéressant, et il est aisé d'en conclure que ces caractères ont été sculptés sans que l'artiste ait eu d'autre intention que de remplir l'espace compris entre les ligures par des caractères de musique quelconques.