‹ Histoire de la musiqueChapitre 48 sur 222 · HYMNE A APOLLON · texte numérisé non relu

HYMNE A APOLLON

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Il me reste à parler du quatrième et dernier document connu. C'est le chant de la première ode pythique de Pindare, découvert par le P. Kircher dans un manuscrit (devenu introuvable) du monastère de San Salvador, en Sicile, et publié dans la Musurgia universaln. Quoique ce chant soit noté avec les signes du mode lydien, conformément aux tables d'Alypius, il ap-

partieat expressément au mode dorien. Je vais en donner le eliant, Lel qu'il a été publié par le P. Kircher et, à son exemple, par les auteurs de divers ouvrages sur la musique, jusqu'à Fétis inclusivement, et, en second lieu, ma traduction dans le mode dorien. Il résultera de ce rapprochement que la mélodie de cette ode de Pindare pourrait fort bien être un plain-chant de notre liturgie, qu'un éruclit fantaisiste aurait affublé de la notation grecque vocale et instrumentale, dans un but, fort louable d'ailleurs, d'étude comparative. Pourquoi cette mélopée est-elle unique dans les manuscrits? Les odes de Pindare," les poésies chantées, ont joui d'une telle célébrité qu'il est inexplicable que leur notation n'ait pas été transmise en même temps que leur texte. Je traduis ici la partie seule notée de l'ode :

« 0 lyre d'or, fidèle compagne d'Apollon et des Muses à la belle et noire chevelure ! les chœurs de danse suivent le rythme de vos mélodieux accords.

« Les aèdes obéissent à vos harmonieux préludes. Vous avez le pouvoir d'éteindre la flamme dévorante des passions. »

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