NEUMES PRINCIPAUX
Figures.
Effet.
Yirga ou virgula.
Podatus.
Clivis.
Porrectus.
Oriscus.
Ancus.
Torculus.
Scandicus.
Climacus.
Salicus.
Strophicus.
Gcphalicus.
sas
Epiphonus.
Noms. Figures. Effet.
Quilisma. êâ^
Pressus major. j
J uàxXJ
Pressus minor.
Les manuscrits qui nous restent ont été souvent l'ouvrage de copistes ignorant la musique. Non seulement ils ont négligé d'indiquer le ton du morceau, mais ils n'ont pas même placé les signes à la hauteur respective que l'intervalle réclamait. La même négligence leur a fait écrire les points plus haut ou plus bas qu'il ne fallait au-dessus et au-dessous de la ligne unique ou des deux lignes tracées dans le vélin. Une lettre fut placée plus tard devant la ligne pour guider le copiste et le lecteur. Telle est l'origine de la portée et des clefs.
Les neumes ne devinrent réellement lisibles que lorsqu'on les écrivit sur les lignes de la portée. Leur forme fut conservée jusqu'au seizième siècle en Allemagne, où elle affecta le caractère gothique; mais ils cessèrent d'être des neumes.
Les lignes furent coloriées en rouge, en jaune et en noir du dixième au quinzième siècle.
Quasdam lineas signamus variis coloribus,
Ut tmo Ioco, qui sit sonus, mox discernât oculus.
Ordine tertiae vocis splendens crocus radiât,
Sexta ejus affinis flavo rubet minio :
Est affinitas colorum reliquis indicio.
At si littera vel color neumis non intererit,
Taie erit, quasi funem dum non habet puteus,
Cujus aquœ, quamvis multae, nil prosunt videntibus 2.
On multiplia les lignes outre mesure, quelquefois au point d'en tracer autant et plus que l'étendue du morceau ne le comportait. Il est vrai que dans ce cas on ne se servait pas des interlignes.
Au treizième siècle enfin, les signes neumatiques se transformèrent
1 . « Vox tremula est neuma quam gradatam vel quilisma dicimus. » (Aribon, Gerbert, Scriptores de musica sacra, t. II, p. 215.) Il s'agit ici de produire un roulement du son, xûXta[/.a. Cet effet guttural devait être fort désagréable. Le quilisma disparut de bonne heure des manuscrits.