PP
lit - to - ra ma - ris, planctus pul-sat pec-to - ra, ul - tra ma
NEUMES
n - a ag-mi - na tris - ti - ti - a te - ti - gil in - gens
cum mse-ro - re ni - mi-o. Heu
» y \ ri
é*mé**é°
me
do - lens, plan - go!
— *3*~ Fran - ci, Ro - ma - ni at - que cunc - ti cre - du - li
nr-n
lue - tu pun-gun - tur et ma - gna mo - les - ti - a; in - fan -tes,
Jj j JJIj JjJ-^
TT
se - nés, glo-ri - o - si prin-ci - pes, nam clan- git or - bis
Pi
m j j \tt}
j m de - tri-men-tum Ka-ro - li
Heu ! mi - lii mi - se - ro !
Fétis a donné aussi une traduction du Planctus Karoli; mais il a vu dans le neume scandicus un triolet, et il les a multipliés, ce qui ôte à ce morceau toute gravité. Je donne ici sa manière de traduire le premier vers :
US
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A so - lis or - tu us-que ad oc - ci - du - a
2EÈS3
it - to - ra ma - ris.
etc.
On ne peut contester aux trois traducteurs quelque compétence en cette matière, et cependant le résultat est différent; lequel s'est le plus rapproché de la vérité?
J'indique ici la fonction de chacun des neumes considérés en euxmêmes :
Le punclum exprime un son isolé, ainsi que la virga. Mais celle-ci donne au son une valeur ou durée double.
Le podatus indique un mouvement ascendant.
Le clivis, un mouvement descendant, mais qui peut être d'une seconde, d'une tierce majeure ou mineure, ou même d'une quarte.
Le porrectus signifie trois sons ascendants, tels que sol la si, ou sol la ut, etc.
Uoriscus figure le mouvement inverse de trois notes descendantes : ré ut si, ou ré ut la.
Vancus paraît avoir eu le même objet que Yoriscus.
Le torculus indique un mouvement ascendant et descendant successivement : tel que celui de la si la, ou la ut la, ou la si sol, ou la ut si, etc.
Le scandicus exprime le mouvement ascendant de trois ou quatre notes brèves suivies d'une longue.
Le climacus, au contraire, figure une note longue suivie de deux ou plusieurs notes brèves.
Le salicus indique deux sons ascendants dont le second est long; des auteurs le confondent avec le quilisma .
Le strophicus consiste dans la répétition de la même note trois, quatre, cinq, six fois. L'effet en est défini par les mots geminatio rocis, voces repercussx, triplicatio; d'autres y voient une sorte de groupe : ut si ré ut, ou si ut la si, etc.
Le cephalicus indique un port de voix descendant, soit une petite note suivie d'une note réelle : ré-ut ut.
Vepiphonus, au contraire, exprime un port de voix ascendant : soit si-ut ut.
Le quilisma est un ornement de provenance orientale et qui se pratique encore dans la manière de chanter des Grecs, des Arméniens. C'est un tremblement de la voix, espèce de trille converti quelquefois en véritable gruppetto majeur ou mineur, si l'on s'en rapporte à la traduction en lettres des manuscrits anciens, et à la définition, assez élastique d'ailleurs, des traités.
Le pressus n'est autre chose que le trille; il est dit minor lorsqu'il ne fait entendre que deux ou trois fois la note réelle, et major lorsque la- répétition des deux sons liés est plus fréquente. Parmi ces effets vocaux perpétuels et insupportables dans le chant des Orientaux on a adopté le trémolo, dont on a bien abusé dans la musique moderne.
NEUMES
Noms.
Punctum.