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L'—" L'ÉGLISE GRECQUE

A défaut de musique grecque profane pendant le moyen âge, la musique byzantine est représentée par celle de l'Église byzantine qui, comme les Églises d’occident, a des attaches profondes avec la liturgie des Églises primitives de l’orient. Comme l'Église romaine, elle a des chants dont les paroles sont soumises aux lois de l'accent tonique; elle s’en distingue par la fixité d’un office qui est invariable (le Xanôn), alors que la messe occidentale est extrêmement souple et varie selon le calendrier. Elle s’en distingue aussi par eertaines particularités de notation (bien que le P. Thibaut ait soutenu la thèse de l’origine byzantine des neumes). Les organisateurs de la musique grecque furent ANDREAS DE CRÈTE (650-720), JEAN DAMASCÈNE (7007-7654), et Kosmas DE MaJuMA (+ 760). Les principaux ouvrages modernes sont : J. PITRA, Hymnographie de l'Église grecque (Rome, 1867); le P. Bouvy, Poëtes et mélodes, Étude sur les origines du rythme tonique dans l’hymnographie de l'Église grecque (Nîmes, 1886); HEINR. REIMANN, Contribution à Zhistoire et à la théorie de la musique byzantine (en all., Leipzig, 1889); les études du P. TH1BAUT, publiées dans la Byzantinische Zeitschrift, le Bulletin de l’Institut archéologique russe, la Revue musicale, etc., et son Origine byzantine de la notation neumatique de l'Église latine (in-8, 1907); Dom HuGo GAÏssER (en opposition avec le précédent), Le Système musical de l'Église grecque (1901) et Les hirmoi de Pâques dans l'office grec (1905); AMÉDÉE GASTOUÉ, Catalogue des manuscrits de musique byzantine de la Bibl. Nat. de Paris et des Bibl. publiques de France (1907).

Sur le chant ambrosien :

Le plus ancien manuscrit, British Museum, Cod. add. 34209, x11° siècle (qui ne contient que la partie d’hiver, du 1° dim. de l’Avent au samedi saint inclusivement), a été reproduit en fac-similé phototypique dans la Paléographie musicale des BÉNÉDICTINS de Solesmes. Dans l’avant-propos de cette publication, Dom PAUL CAGIN a donné « des aperçus nouveaux et curieux » (Bäumer). Le tome VI du même recueil, donne une transcription du même manuscrit. Dom Bäumer indique les autres manuscrits dans son Histoire du bréviaire (traduction française, t, Il, appendice III). — Cf, DREvES, Aurelius Ambrosius, der Vater des Kirchengesanges, Fribourg, 1893; STEPHEN MORELOT, Du Chant ambrosien (Revue de musique religieuse,

t. IV, Paris, 1848); l’article Rit ambrosien dans le Dictionnaire d’archéologie chrétienne publié sous la direction de Dom CABROL (fasc. V).

Sur le chant grégorien, on ne peut donner ici qu'une biographie très succinte.

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