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Lorsque enfin il y eut une mesure, on ne la divisait qu'en deux
espèces , en binaires ou à deux temps , et en ternaires ou à trois temps. Mais, je le répète, la mesure n'a pu être imaginée qu'après la fixation des valeurs, leur fractionnement en valeurs moindres et régulières aussi, comme, par exemple, notre ronde divisée en deux blanches, quatre noires, huit croches, etc., fractions renfermées toutes, quel qu'en puisse être le mélange, quelles que soient les combinaisons résultant de ce mélange, dans une mesure à quatre temps, représentée par une ronde ou ses divisisions, qu'elles doivent remplir constamment et ne jamais dépasser de la plus minime valeur. Selon ce que je puis croire, et d'après ce que j'ai recueiUi, il ne paraît pas que les théoriciens , depuis Hucbaldus, Francus, saint Nicet, Aurélien , Tinctor, Gafforio, etc., nous aient laissé des notions explicites et bien satisfaisantes sur tous ces points-, les uns sont muets , les autres d'une obscurité inintelligible: c'est ainsi du moins que les jugent presque tous ceux qui les citent. Je donne plus loin deux petits airs, l'un du douzième siècle, l'autre du treizième, traduits en musique moderne, non pour me faire honneur d'une difficulté vaincue , qui n'est point mon fait, mais pour mettre le lecteur à même de les apprécier, et de reconnaître, malgré quelques nouvelles différences dans la forme des figures de notes: ce qui. ferait presqu'une quatrième espèce de notation, 'que l'invention des notes doit nécessairement remonter jusqu'au onzième siècle, jusqu'à Francus, inventeur de la mesure et des quatre premières figures de notes connues.
nOTÂTION MUSICALE
du 12e siècle.